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Partager sur Facebook | Partager sur Twiter | Partager | Imprimer | A+ | A- | A=Établissement de la carte archéologique

D.Busson /Mairie de Paris
[19/12/2011]

La carte archéologique, qui recense l’intégralité des sites archéologiques connus à Paris, est un outil de gestion scientifique et administratif fondamental pour connaître et préserver le patrimoine archéologique parisien.

 

>> Sa nature
Le Département Histoire de l'Architecture et Archéologie de Paris a en charge l’élaboration de la carte archéologique en liaison avec le Service régional de l’Archéologie. Cette carte archéologique est un inventaire des sites archéologiques connus, des fouilles réalisées et de toutes les découvertes de mobilier archéologique effectuées sur le territoire parisien. Elle tend à recenser tous les éléments relatifs à l’évolution de l’occupation du sol, à l’histoire de la recherche et à la documentation des sites. Elle a été établie à partir du dépouillement d’une très vaste documentation, constituée principalement de la littérature archéologique et historique, mais aussi de sources manuscrites (en particulier les papiers Vacquer conservés à la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris et les nombreux dossiers de fouilles constitués depuis la création du service). Elle est constamment alimentée par les résultats des surveillances archéologiques, des opérations d’archéologie préventive réalisées ou non par le DHAAP, des programmes de recherche relatifs au territoire parisien et par les publications récentes. Cette carte archéologique est donc un élément essentiel de la mémoire de la capitale.

>> Sa fonction
Dès 1866, Paris possédait un premier plan archéologique établi par Adolphe Berty (1818-1867), qui implantait les principaux monuments médiévaux dans la topographie parisienne. Mais la nécessité de réaliser une carte archéologique a commencé à se faire sentir plus expressément à l’époque où les grands travaux souterrains, en particulier ceux du métropolitain et des parcs de stationnement, se sont développés. Le Secrétaire général de la Commission du Vieux Paris a alors pensé qu’il était nécessaire de réaliser un inventaire cartographique des sites, afin de rassembler des renseignements scientifiques pour permettre d’apprécier le retentissement que pouvaient avoir les grands travaux urbains sur les gisements archéologiques. Une carte archéologique a ainsi été publiée en 1971. En complément, en 1998, le service archéologique de la Commission du Vieux Paris a publié, en collaboration avec le Ministère de la Culture, le volume de Paris de la Carte Archéologique de la Gaule, qui recense et analyse toutes les découvertes réalisées à Paris concernant les périodes allant de la Protohistoire au Haut Moyen Âge.

Aujourd’hui, Paris est le plus petit département français, mais il a la plus forte densité de population, de sorte que la pression de l’aménagement du territoire est extrêmement grande et qu’elle menace directement le patrimoine archéologique, qui est un patrimoine non renouvelable une fois détruit par les pelleteuses et autres engins mécaniques. Il est donc primordial de disposer d’un inventaire recensant l’ensemble des sites et des découvertes archéologiques, qui permette à la fois de comprendre les vestiges et l’occupation du territoire parisien depuis ses origines, mais aussi d’évaluer l’importance du potentiel archéologique sur tout le territoire parisien et son impact sur des projets d’aménagement.

Outil de connaissance, la carte archéologique est donc aussi un instrument fondamental de gestion scientifique et administrative :
- Elle sert de base de travail aux archéologues du service lors de recherches documentaires préalables à des interventions, lors de recherches d’informations pour des actions de valorisation auprès du grand public telles que les publications ou les expositions et enfin, lors des opérations sur le terrain en tant qu’outil d’aide à la décision.
- Elle permet, en outre, le plus en amont possible, d’établir, en concertation avec le Service régional d’Archéologie, seule instance habilitée à décider de la nécessité de prescrire une opération archéologique, le degré de sensibilité des différents secteurs de Paris et d’établir ainsi la manière la plus appropriée de le traiter au plan archéologique.
- Elle peut rendre service, enfin, aux aménageurs, publics ou privés, pour évaluer le « risque archéologique » du terrain sur lequel ils envisagent un aménagement, afin de prendre en compte dès le montage du projet la contrainte archéologique. Elle contribue ainsi à l’articulation raisonnée des impératifs de l’aménagement du territoire avec ceux de la préservation du patrimoine archéologique.

>> Sa consultation

Les éléments généraux de connaissance et de localisation du patrimoine archéologique parisien contenus dans la carte archéologique sont accessibles à toute personne en faisant la demande. Ces éléments sont repris dans :
La Carte archéologique de Paris, Michel FLEURY (dir.), Paris, 1971
La Carte archéologique de la Gaule, Paris -75, Didier BUSSON, Paris, 1998
L’état complet est accessible aux chercheurs et aux étudiants justifiant d’une recherche et, pour les informations concernant une parcelle cadastrale, au propriétaire de celle-ci, s’il fait état d’un projet d’aménagement.

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