Les grands champs d'action


La politique conduite dans les quartiers populaires parisiens est globale et transversale. Elle touche tous les sujets d’importance pour  les habitants : l’accès à l’emploi, l’éducation, le logement, les espaces publics, la prévention de la précarité, l’accès aux droits, à l’offre de loisirs, à la culture, à la santé...

Paris s'engage pour les habitants des quartiers populaires

Le contrat de ville 2015-2020 pour répondre à ces enjeux comprend trois axes :

  • Axe 1 : accompagner les parcours et prévenir les ruptures
  • Axe 2 : vivre sa ville et son quartier
  • Axe 3 : dynamiser les quartiers dans la ville

A ces trois axes transversaux, s’ajoutent trois priorités transversales ; la jeunesse, l’égalité femmes/hommes, la lutte contre les discriminations.

Axe 1 : accompagner les parcours et prévenir les ruptures

Construire des trajectoires scolaires et éducatives positives

La réussite scolaire et éducative est un facteur déterminant d’épanouissement, d’insertion sociale et professionnelle dont il faut que chaque jeune soit pleinement acteur. Chaque institution, éducation nationale, collectivité, partenaires associatifs, a un rôle à jouer pour accompagner le jeune public dans la construction de son avenir en tant que citoyen autonome et responsable.

D’où trois priorités :

  • Lutter contre le décrochage scolaire pour que chaque jeune puisse construire son avenir professionnel et trouver sa place dans la société, et développer les dispositifs de réussite éducative pour apporter un soutien éducatif, périscolaire, culturel, social et sanitaire aux jeunes et à leurs familles.

  • Promouvoir la santé et le bien-être des enfants et des jeunes pour que chacun puisse profiter d’un environnement favorable à son épanouissement personnel et à sa réussite éducative et scolaire.

  • Accompagner les parents dans leur rôle de co-éducateurs, leur implication à l'action éducative étant déterminante pour la réussite des enfants, en particulier des plus fragiles.

  • Le programme de réussite éducative à Paris vise à apporter un soutien éducatif, périscolaire, culturel, social et sanitaire aux élèves du premier et second degré, dès la maternelle. Son action s'adresse prioritairement aux enfants et aux familles vivant dans les quartiers inscrits dans la politique de la ville ou scolarisés dans un établissement relevant de l'éducation prioritaire.

    Le dispositif permet l’accompagnement individualisé d’enfants et de leur famille, par un référent de parcours, et s’appuie sur des projets associatifs collectifs mis en œuvre pour les enfants en parcours individualisés.

    Ses actions, situées essentiellement en dehors du temps scolaire, contribuent à la réussite scolaire et éducative des élèves.

    Le parcours individualisé de réussite éducative vient en complément des actions éducatives existantes. Il permet de renforcer la politique éducative de la collectivité parisienne pour les enfants ou adolescents présentant des signes de fragilité. Il ne se substitue pas aux actions que conduisent la Ville, le Département et l’État dans ce domaine, mais doit permettre de les compléter ; il intervient notamment en amont des dispositifs de protection de l’enfance. L’enfant est au centre du dispositif, avec la prise en compte des difficultés auxquelles se heurte sa famille.

    8 arrondissements, 12 équipes pluridisciplinaires de réussite éducative

    259 établissements : 41 collèges, 117 écoles élémentaires et polyvalentes, 102 écoles maternelles

    4 500 enfants accompagnés individuellement entre octobre 2007 et juin 2014, 1 400 enfants accompagnés sur l’année 2014.

    Plus de 80 projets associatifs pour plus de 2 000 enfants financés chaque année

    Un budget annuel d’un million d’euros hors personnel

    Sécuriser les parcours professionnels

    Les quartiers populaires connaissent un taux de chômage plus élevé que celui du reste de la capitale, la collectivité parisienne agit donc spécifiquement dans ces territoires pour favoriser l’insertion professionnelle des habitants qui y vivent. Un effort particulier est fait pour aider au mieux les jeunes, les femmes (surtout celles élevant seule leur famille) et les personnes ayant les plus grandes difficultés à trouver ou retrouver un emploi.

    Le contrat de ville parisien définit ainsi des objectifs prioritaires parmi lesquels on retrouve :

    1. Coordonner l’action sur les quartiers des principaux acteurs de l’insertion professionnelle, c’est-à-dire Pôle emploi, la mission locale de Paris, le PLIE et la Maison de l’emploi de Paris.
    2. Développer l’offre de formation pour les personnes n’ayant pas de diplômes en renforçant l’articulation entre les différents dispositifs de formation (par exemple les formations linguistiques et les formations « métiers »). L’action de la ville est particulièrement orientée sur les formations ciblées sur des métiers qui recrutent, sur les parcours linguistiques à visée professionnelle, sur la lutte contre l’illettrisme et le développement des « compétences clés » (par exemple lire, écrire compter, s’orienter, utiliser l’outil numérique…)
    3. Impliquer les recruteurs et les branches professionnelles, et en particulier la Ville de Paris en tant qu’employeur pour améliorer la qualification et l’accès à l’emploi des publics des quartiers, notamment en utilisant les dispositifs de type « contrats aidés » comme les emplois d’avenir.
    4. Favoriser le développement et/ou l’implication des entreprises de l’économie sociale et solidaire (ESS) dans les quartiers, de manière à créer des emplois de qualité tout en favorisant l’implication des travailleurs, et s’appuyer sur les structures de l’insertion par l’activité économique (SIAE).

      Prévenir les situations de précarité

      Les habitants des quartiers prioritaires connaissent toujours un cumul de difficultés sociales et économiques supérieures au reste du territoire parisien. Des populations spécifiques, comme les femmes seules, les familles monoparentales et les personnes âgées se retrouvent aussi confrontées à un isolement grandissant.

      Force est de constater également la persistance de situations de non-recours aux droits et aux dispositifs d’aides, favorisées par les situations d’isolement.

      D’où 2 priorités :

      • Favoriser le lien social comme vecteur de prévention des situations de précarité
      • Garantir l’accès aux droits pour tous comme levier de citoyenneté

    Le soutien aux initiatives des habitants et des associations

    Pour développer le lien social, la Ville de Paris et l’État apportent un soutien financier aux acteurs de la politique de la Ville que sont les associations, qui forment un tissu local riche et créatif, au travers :

    • d’un appel à projets annuel conjoint,
    • du dispositif adultes-relais : l'adulte-relais assure des missions de médiation sociale principalement dans les domaines de l’accès aux droits et aux services et la médiation liée au lien social et à la vie de quartier,
    • des fonds de participation aux habitants (FPH) qui visent à accroître la capacité des habitants à être acteur du lien social dans leurs quartiers,le soutien à la création de jardins partagés, considérant que ce type de projets, souvent issu d’une initiative d’habitants, est un terreau fertile à la vie de quartier, au lien social et au vivre ensemble.


    Le développement des centres sociaux

    Agréés par la CAF (Caisse des Allocations Familiales) de Paris pour une durée de quatre ans maximum, les centres sociaux sont des équipements de proximité ouverts aux habitants. Espaces de rencontres, ce sont aussi  des lieux de participation et de lien social. Paris compte 34 centres sociaux, 28 sont associatifs et 6 sont gérés par la CAF et 21 sont localisés dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville.


    Les réseaux locaux de solidarité de voisinage

    Pour lutter contre l’isolement des plus précaires, la ville de Paris a décidé de mettre en œuvre des solidarités de voisinage, c’est-à-dire des solidarités qui doivent avoir lieu dans la proximité permettant ainsi d’insuffler un « mieux vivre ensemble » au sein d’un quartier, immeuble...

    Pour se faire, la ville s’est appuyée sur des démarches innovantes initiées par la société civile.

    Il existe aujourd'hui quatre réseaux de solidarité de voisinage : dans les 14°, 18°, 19° et 20° arrondissements. Ces réseaux, portés par des associations reconnues pour leur savoir-faire dans la lutte contre l'isolement des familles monoparentales, mènent de nombreuses actions au quotidien. Les familles (en majorité des femmes seules avec enfants) peuvent s’appuyer sur les ressources associatives de leur quartier, notamment pour la garde et l’éducation des enfants, l’accès aux loisirs et à la culture, l’aide à la recherche d’emploi.

    Il existe quatre accorderies à Paris, dans le 14e, 18e, 19e arrondissement et dans le Grand Belleville(10e, 11e, 19e et 20e).

    Les accorderies ont été créées dans le but de lutter contre la pauvreté et l’exclusion en renforçant les solidarités entre des personnes d’âges, de classes sociales, d’origine et de sexes différents. Elles permettent de développer, à travers l’échange de services, les conditions d’une amélioration de la qualité de vie de tous ses membres (les accordeurs).

    L’objectif de la création d’une accorderie est de tisser des liens entre les habitants et de permettre aux personnes à faibles revenus d’améliorer leurs conditions socio-économiques.

    Concrètement, l’échange de services repose sur  :

    - une monnaie d’échange en temps et non en argent,

    - la règle d’une heure égale une heure, quels que soient la nature des services échangés,

    - l’existence des services collectifs portés par les accordeurs permet la création de lien social dans un quartier.

    Pour en savoir plus :

    - découvrir l'accorderie du 19e 

    - découvrir l'accorderie du 18e 

    - découvrir l'accorderie du 14e 

    - découvrir l'accorderie de Belleville


    Axe 2 : vivre sa ville et son quartier

    Faire des espaces collectifs des espaces communs

    Les attentes des habitants des quartiers prioritaires sont très fortes concernant l’amélioration du cadre de vie et le mieux vivre dans les espaces publics et collectifs. Le "vivre ensemble" reste aussi un enjeu prioritaire. Ainsi, l’espace public parisien doit pouvoir davantage être adapté, pacifié, et mobilisé par les familles, les adolescents et les enfants, notamment les plus jeunes.

    Cet investissement dans les espaces publics constitue un levier fort pour permettre l’appropriation par tous de son quartier et, in fine, l’investissement dans la Cité. Il nécessite d’engager des actions de sécurisation, de prévention situationnelle, de pacification des espaces, mais également des réponses appropriées aux attentes de tous les habitants.

    Trois priorités d’action ont été identifiées :

    • favoriser les usages positifs des espaces collectifs pour en faire des espaces communs et partagés,
    • poursuivre la politique de requalification des espaces extérieurs,
    • prévenir et traiter les incivilités et les atteintes à la tranquillité publique.


    1. Développer l’éducation et la pratique artistique et culturelle tout au long de la vie et favoriser l’accessibilité de l’offre linguistique, sportive, de santé et aux équipements publics par la promotion des démarches de médiation

    Les quartiers parisiens en politique de la Ville ont en effet bénéficié de nombreuses implantations de structures permettant le renforcement de l’offre de proximité en matière sociale, culturelle, sportive, éducative...

    Dans le seul cadre du GPRU, ce sont près de 130 équipements qui ont été créés. On peut citer les 15 centres sociaux localisés dans les quartiers prioritaires (deux sont encore en cours d’émergence, dont 1 dans un quartier politique de la Ville), les espaces de vie sociale, les structures d’accès aux droits comme les Points d’Accès aux Droits (PAD) ou les Maisons de Justice et du Droit (MJD), les Points d’ Information et de Médiation Multiservices (PIMMS), les 6 antennes ou espaces jeunes, les 3 lieux d’accueil innovants, les 13 centres d’animation, l’installation d’équipements culturels d’envergure et de proximité, l’ouverture de lieux sportifs et également l’implantation de nombreuses associations de proximité, à l’initiative des habitants ou pour répondre à leurs besoins.

    Cependant, un certain nombre d’habitants des quartiers politique de la Ville, notamment les plus en difficulté, restent éloignés de cette offre foisonnante mais parfois peu lisible et insuffisamment accessible, adaptée ou coordonnée.

    Les acteurs du Contrat de Ville se donnent comme objectif d’organiser les formes et les moyens du rapprochement entre cette offre et les publics qui en sont encore éloignés. Un effort particulier sera porté à l'éducation culturelle et artistique tout au long de la vie au profit des publics les plus éloignés de la culture et sur l’accès à l’offre de santé.

    Ainsi, l’installation de nouveaux médecins et le regroupement de professionnels de santé dans des structures d'exercice collectif seront encouragés. Le dispositif d'aide à l'installation des médecins de secteur 1 sera mobilisé dans les secteurs déficitaires et l’inscription de ces nouveaux acteurs dans les réseaux locaux ASV sera encouragée.

    L’effort d’implantation d’équipements de proximité sera également poursuivi avec l’ouverture de nouvelles bibliothèques et la relocalisation d’un conservatoire. Le développement de l’accès à la culture et à la pratique artistique, soutenu annuellement par la DRAC dans le cadre de son appel à projets "Culture et lien social", ainsi que par la Ville de Paris dans le cadre des appels à projets ou programmes de la DDCT, DAC et DASCO, est aussi un objectif à poursuivre ; l'accès à une pratique culturelle et artistique, pour autant qu'elle se fasse dès la petite enfance ou aux moments clés de la construction de soi, est en effet un élément déterminant pour favoriser l'insertion, prévenir les ruptures dans les parcours de vie et surtout favoriser l’épanouissement de chacun et de chacune.


    Zoom sur la culture 

    Facteur de citoyenneté et de solidarité, la culture est une dimension majeure du développement des quartiers. Permettre l’appropriation de vastes domaines de la culture et de la création, encourager les pratiques artistiques, l’émergence de projets, sont aussi un moyen de lutter contre les inégalités sociales.

    Pour renforcer la collaboration avec la Direction des Affaires culturelles et la Mission Cinéma une charte de coopération culturelle a été signée en 2009 puis reconduite en 2013.

    Ses objectifs sont de ::

    • Faciliter l’accès des publics des quartiers prioritaires à l’offre culturelle parisienne dans toutes les disciplines, et développer la médiation culturelle.

    • Développer dans toutes les disciplines l’éducation artistique, les pratiques culturelles et les pratiques artistiques en amateur.

    • Soutenir et valoriser les dynamiques culturelles et artistiques de ces territoires.

    • Soutenir les actions permettant la valorisation des quartiers et de leur histoire à travers la constitution d’une mémoire collective, en amenant les habitants à s’interroger sur la ville et ses évolutions et à y participer (témoignages).

    • Valoriser l’apport des cultures d’origine étrangère, promouvoir la diversité culturelle.

    • Favoriser l’ouverture, l’insertion sociale et culturelle des habitants des quartiers prioritaires.

    Pour atteindre ces objectifs, la ville de Paris soutient de très nombreux projets culturels dans les territoires et mobilisent activement les ressources culturelles parisiennes, qu’ils s' agissent des équipements ou des partenaires.

    Axe 3 : dynamiser les quartiers dans la ville

    Agir pour le développement économique local

    Le développement économique constitue un élément essentiel de transformation des quartiers populaires. La dynamisation du tissu économique des quartiers doit davantage bénéficier aux habitants, notamment par des créations d’emplois locaux. Suscitant et accompagner les initiatives économiques des habitants est également un enjeu essentiel.

    Ainsi, la détection des porteurs d’idées ou de projets, notamment au sein de la population des demandeurs d’emploi accompagnés à Pôle emploi, à la Mission locale, vise à favoriser la mobilisation précoce des partenaires de la création d’entreprises et d’activités, notamment du micro crédit.

    Ces quartiers peuvent continuer à pâtir d’un déficit d’image, qui impose de poursuivre les actions engagées pour créer les conditions d’une réelle attractivité économique et internationale.

    Certains projets emblématiques, dans les filières créatives très fortement ancrées dans les quartiers (mode et design à la Goutte d’Or, Paris-Musiques à Amiraux-Simplon, Fontaine ô Livres à Fontaine-au-Roi…),sont encore en développement. Par ailleurs, la question du développement économique est fortement liée aux besoins de revaloriser l’image des quartiers et de favoriser leur désenclavement.

    Sur la question des commerces, un programme de revitalisation artisanale et commerciale cible en priorité les quartiers menacés par la mono-activité, l’uniformisation des enseignes et par la désertification commerciale.

    L’installation, la qualification et la préservation du commerce de proximité doit en effet participer à la création d’emplois, au maintien du lien social et favoriser la requalification et la sécurisation des quartiers politique de la Ville.

    Mieux insérer les quartiers dans la ville

    Dans les quartiers situés aux portes de Paris, l’intervention menée au titre du GPRU avec le soutien de l’ANRU, a permis de fortes transformations urbaines notamment en faveur du désenclavement des quartiers et de l’amélioration de la desserte en transports en commun.

    Dans les quartiers de faubourg, l’action de l’État et de la Ville de Paris en matière de lutte contre l’habitat insalubre a notablement transformé les quartiers et permis la création d’une offre de logements sociaux très qualitative dans des quartiers souvent majoritairement composés d’habitat privé. Cette action a également favorisé une diversification de l’offre commerciale avec la création de nouveaux locaux commerciaux, propriétés de bailleurs sociaux.

    L’action menée par la politique de la ville a également permis l’amélioration du cadre de vie grâce à une action forte sur les conditions de logement, une grande attention aux espaces publics, un travail sur l’amélioration de l’offre commerciale et le développement des services publics.

    La situation sociale dans ces quartiers reste néanmoins préoccupante. Sous l’effet de la conjoncture nationale mais aussi de phénomènes sociaux propres aux grandes agglomérations, les indicateurs sociaux se sont dégradés et les écarts avec le reste de la ville se sont creusés.

    Le rôle des quartiers "politique de la Ville" dans l’accueil des populations primo-arrivantes et fragiles s’est accentué. Ces mouvements sont renforcés par le défaut d’image et les représentations négatives dont ces quartiers continuent de souffrir.

    Il faut donc continuer à améliorer la vie quotidienne de ces quartiers, de transformer leur image, et d’améliorer l’attractivité vis-à-vis des habitants. Cette transformation s’appuiera notamment sur :

    • la poursuite du développement de l'offre de services publics, en particulier d'équipements publics (équipements culturels, sportifs, pour la jeunesse, …) attractifs susceptibles d’attirer également les habitants de quartiers avoisinants ou plus éloignés. Ces territoires deviennent ainsi des lieux de destination et non plus de passage, grâce notamment à de grands équipements culturels et sportifs qui font figure d’emblèmes du quartier et contribuent au sentiment d’appartenance et de fierté de ses habitants. La création de nouveaux équipements pour la petite enfance est d’autant plus prioritaire que le taux de familles monoparentales est souvent très élevé,
    • la création d’activités économiques diversifiées et le soutien aux commerces de proximité,
    • la poursuite de l’action en matière d’amélioration de l’habitat privé et de lutte contre l’insalubrité (insalubrité diffuse, prévention de la dégradation des immeubles) et le maintien de la possibilité pour les classes populaires de s’y loger, 
    • une action spécifique de rénovation du parc social de la part des bailleurs sociaux, 
    • la diversification de l’offre commerciale,
    • la promotion des parcours résidentiels.

    La participation des habitants, un enjeu commun

    La participation des habitants est un axe majeur de la politique de la ville. Elle vise notamment à:

    • mettre les citoyens au cœur des services publics, de l’action de la politique de la ville et des différentes politiques publiques afin de favoriser les initiatives des habitants et de les associer davantage à la conduite des politiques publiques,
    • renforcer le lien social au sein des quartiers, 
    • changer l’image des quartiers en contribuant à faire des habitants des ressources.

      Des conseils citoyens sont en cours de création dans chaque arrondissement concerné (8 au total) avec une triple mission :

      • participer à l’élaboration des projets de territoire,
      • initier des projets innovants répondant aux besoins identifiés,
      • participer au suivi et à l’évaluation des programmes d’actions mis en œuvre, à travers notamment la participation aux instances de pilotage de la Politique de la ville et des projets de rénovation urbaine.

      Une attention forte est portée à la participation des habitants les plus éloignés des instances de démocratie locale traditionnelles. Ces espaces indépendants de participation citoyenne entendent être ouverts et fluides pour s’adapter aux contraintes et intérêts de chacun.

      Un groupe moteur constitué d’habitants et d’association et d’acteurs locaux (écoles, amicales de locataires, commerçants, médecins de quartiers…) a vocation à animer les conseils citoyens et mobiliser les habitants.

      Pour accompagner les conseils citoyens, la ville de Paris s’appuie sur l’Université populaire de la citoyenneté active et le Pôle ressources de la politique de la Ville pour proposer à ses membres des formations en fonction des besoins exprimés, pour construire un regard partagé et se nourrir de l’expertise de chacun.


    Dernière mise à jour le vendredi 1er juillet 2016
    Crédit photo : © Jean-Baptiste Gurliat / Mairie de Paris

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    @rouallo Bonjour, vous le trouverez ici : http://ow.ly/4mIVUC Bonne journée !

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    @mlauribault Bonjour, Vous trouverez tous les détails sur les nouveaux espaces verts ici : http://ow.ly/10Ctk8 Bonne journée.

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    @Parisjecoute Bjr, ou est-il possible d'avoir des données concernant l'estimat° du trafic routier à long terme dans certaines rues de Paris?
    @Parisjecoute

    @Djackbroute Bonjour, il est possible que cette page du site de la Préfecture réponde à votre demande : http://ow.ly/10C9PR

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    @nicostewz
    @Paris Bonjour, savez-vous si l'affiche de l'inauguration de la Canopée est dispo qqe part?
    @Parisjecoute

    @nicostewz Bonjour, il n'y en a malheureusement plus. Bonne journée ! cc @Paris