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COMMUNIQUÉS DE PRESSE

Baisse des crédits de l’Etat pour les associations des quartiers populaires

14/06/2011

Alors que le gouvernement réunit les acteurs de la rénovation urbaine les 14 et 15 juin au Palais des Congrès de Paris pour se féliciter du programme national de rénovation urbaine, la Ville de Paris tient à rappeler qu’en réalité l’Etat se désengage plus que jamais des quartiers populaires et se désolidarise de ses habitants :
• le budget national consacré à la politique de la ville est en baisse de 20% en 2011 ;
• le plan « Espoir Banlieue », annoncé par l’Etat comme le nouveau « plan Marshall des banlieues » en 2008, se révèle totalement inadapté aux enjeux ;
• les contrats urbains de cohésion sociale, reconduits à l’identique jusqu’en 2014, auraient nécessité de nouvelles mesures et une politique beaucoup plus ambitieuse face à l’urgence sociale.

Bertrand Delanoë dénonce la baisse sans précédent des subventions de l’Etat aux associations des quartiers populaires, qui atteint -50% à Paris de 2009 à 2011 (et jusqu’à -70% dans le 10ème ou le 14ème). En effet, l’Etat consacre à ces associations qui travaillent dans les quartiers parisiens en difficulté 722 000 euros en 2011, contre 1,4 millions d’euros en 2009.
Le maire de Paris alerte sur les conséquences dramatiques de ces baisses drastiques de crédits :
• qui mettent en péril des actions déclarées comme prioritaires par l’Etat lui-même : l’insertion sociale et professionnelle, le soutien aux familles et aux enfants, la santé des jeunes précaires, l’action des centres sociaux, l’accompagnement des jeunes en rupture, etc. ;
• qui touchent certains quartiers (notamment le 10ème et le 14ème) beaucoup plus que d’autres, sans concertation avec la Ville et au mépris des réalités sociales et économiques.

Bertrand Delanoë demande à l’Etat de rétablir en urgence les subventions versées aux associations de quartier qui mènent des actions plus que jamais nécessaires en cette période de crise.

A Paris, le soutien financier aux associations des quartiers populaires est désormais assuré à 80% par la municipalité, qui y consacre en moyenne 4,1 millions d’euros par an. Au total, la Ville de Paris investit 266 millions d’euros par an pour ses quartiers les plus en difficulté.


A noter – la politique de la ville à Paris : 14 quartiers répartis dans 8 arrondissements ; 330 000 habitants (soit 15% de la population parisienne) ; près de 23% des personnes sous le seuil de bas revenus (942 euros par unité de consommation) contre 12% pour l’ensemble de Paris ; 9% y sont allocataires du RSA contre 5% pour l’ensemble de Paris.

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