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Parcours d'architecture

D'autres parcours à travers Paris

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Parcours d'architecture : un autre regard sur le patrimoine parisien

Parcours d'architecture

8e, 9e ardts - Autour de la Madeleine

Autour de la Madeleine

L'église de la Madeleine, consacrée en 1842 est le symbole de son quartier, comme la rue du Faubourg Saint-Honoré celui du luxe et de la Présidence de la République. Entre passages, galeries, théâtres ou ambassades, l'ambiance du quartier est festive et représentative d'un dynamisme culturel et économique. Des architectures de qualité y côtoient des perspectives historiques et des édifices remarquables.


Puce urbanisme Parcours numéroté et descriptif des bâtiments remarquables 

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» Consulter le plan du parcours au format pdf (232 Ko)
Sur le plan, les pastilles rouges indiquent les édifices à observer.
Puce urbanisme Les caractéristiques architecturales de ces bâtiments :
Pastille 1 Place de la Concorde (8e)

La place de la Concorde a été érigée entre 1755 et 1775 par Ange-Jacques Gabriel (1698-1782) lauréat du concours d'architecture. La place de la Concorde, qui est la plus grande place de Paris, conserve aujourd'hui l’aspect général qu’elle avait au XVIIIe siècle. La statue de Louis XV, enlevée pendant la Révolution, a été remplacée par l’obélisque de Louxor offert par le vice-roi d’Égypte, Mohamed Ali, à Louis-Philippe en 1831. L’architecte Hittorf termina la décoration de la place entre 1833 et 1846. L’obélisque est situé au centre d'un ovale dont les deux centres sont deux fontaines construites à la même époque. à chaque angle de l’octogone se trouve une statue qui représente une des grandes villes françaises, Lille, Strasbourg, Lyon, Marseille, Bordeaux, Nantes, Brest et Rouen.


La place est bordée au nord par l’hôtel Crillon et l’hôtel de la Marine qui encadrent la rue Royale, à l’est par le Jeu de Paume et l'Orangerie des Tuileries, à l’ouest par l'ouverture des Champs-Élysées et au sud par le pont de la Concorde construit par Perronnet entre 1787 et 1790 avec l’Assemblée nationale dans la perspective de l’église de la Madeleine.  De part et d’autre de la rue Royale, les deux bâtiments jumeaux ont été conçus, entre 1758 et 1774, par Ange-Jacques Gabriel, premier architecte du roi. Ses deux

frontons sont ornés de reliefs représentant des allégories de la Magnificence et de la Félicité publiques, il s’agit de :

- l’hôtel de la Marine qui accueille le siège de l'état-major de la Marine française. D’abord affecté au garde-meuble royal, il devient le siège du ministère de la Marine en 1789.

- l’hôtel Crillon, un des plus anciens et des plus luxueux palaces parisiens. Classement aux Monuments Historiques.

pastille 2 Rue Boissy-d’Anglas (8e)

En 1724, cette rue portait anciennement le nom de “La bonne morue” (enseigne et spécialité d’un cabaret).

Aux nos 1 à 5, emplacement de l’hôtel Grimod de la Reynière, remplacé quelques années plus tard par l’ambassade de Russie. En 1928, le gouvernement des États-Unis reconstruit entièrement l’hôtel, édifiant à l’angle de l’avenue Gabriel une façade identique et symétrique à celle de l’hôtel La Vrillière rue Saint-Florentin.


pastille 3 9-11 rue Royale : La Galerie Royale (8e)

Fermée le dimanche

Ensemble commercial dédié aux arts de la table haut de gamme. Classement aux Monuments Historiques.


pastille 4 Rue Royale (8e)

Cette rue bâtie en 1758 provient de l’ancien chemin qui, prolongeant la rue Basse-du-Rempart et le boulevard de la Madeleine, longeait l’enceinte de Louis XIII. 

Au no 3 : restaurant Maxim's, remarquable pour son décor intérieur Art nouveau (1899). Immeubles élevés par Étienne-Louis Boullée.


Au no 6 : hôtel Le Roi de Senneville, construit en 1769 par Louis Le Tellier pour un fermier général. 

Au no 8 : hôtel de La Tour du Pin-Gouvernet, construit en 1769 par Louis Le Tellier. Décor intérieur d’origine. 

Aux nos 9, 11 et 13 : hôtel construit par Louis Le Tellier, après 1781. Décor intérieur d’origine.

pastille 5 24 rue Boissy-d’Anglas (8e) : Le Village Royal (ancienne Cité Berryer)


Longue de 95 mètres et large de 3,50 mètres, cette voie privée s’est appelée, jusqu’en 1837, passage du Marché d’Aguesseau. Ce marché installé en 1723 dans les marais qui avoisinaient la rue Montalivet actuelle, avait été transféré plus près de la ville sur un terrain situé entre la rue de la Madeleine et le chemin du Rempart (prolongation de la rue Royale vers la rue de Surène). Ce passage est devenu, en 1877, la cité Berryer du nom de l’avocat et homme politique. En 1994, il fut restauré et renommé “Village Royal”. Inscription des façades aux Monuments Historiques.


pastille 6 30 rue Boissy-d’Anglas (8e) : La Galerie de la Madeleine


Longue de 53 mètres et large de 4 mètres, la galerie est inscrite aux Monuments Historiques le 9 mars 1987 (façades sur rue, sur passage, sol et verrière de la galerie). C’est une galerie qui bénéficie d’une excellente situation, d’une architecture soignée. Son ouverture est liée à celle de la place du même nom et à la construction de son église. La Société du passage Jouffroy acquit la partie de la place qui formait un angle avec la rue Boissy-d’Anglas. L’architecte Charpentier entreprit les travaux et la galerie fut ouverte en 1845. Les façades de l’immeuble ouvrant sur la place sont imposantes. Deux superbes cariatides, de Klagman, encadrent l’entrée principale du passage.  La verrière est divisée en panneaux appuyés sur d’élégants arcs-boutants. Au rez-de-chaussée, le restaurant Lucas-Carton possède une exceptionnelle décoration Art nouveau, 1904-1905, attribuée à Majorelle, et dont les bronzes sont de Galli.

pastille 7 Place de la Madeleine (8e)


La place de la Madeleine, conçue en même temps que l’église de la Madeleine, occupe l’emplacement des dépendances du prieuré de la Ville-l’Evêque, fief depuis le VIe siècle de l’évêque de Paris. Elle s’organise autour de l’imposante église. La place, qui prit sa forme actuelle en 1842, est un ancien marché aux fleurs dont quelques marchands témoignent encore aujourd'hui. 
L'église de la Madeleine, initialement érigée comme temple dédié à la gloire des armées de Napoléon, fut terminée en 1842 après 85 ans de travaux. Elle constitue une parfaite illustration du style architectural néoclassique, ceinturée par 52 colonnes corinthiennes hautes de 20 mètres, le fronton est sculpté par Lemaire. Les portes en bronze de Triqueti figurent les dix commandements. Classement aux Monuments Historiques.


Au no 3, ensemble Louis-Philippe remarquable ayant conservé ses menuiseries et sa quincaillerie d’origine dissimulant un long corps de bâtiment de la fin du XVIIIe siècle très modeste. Porche débouchant sur une cour distribuant les bâtiments. Importante campagne de travaux en 2003-2004.

Bâtiment protégé au PLU de Paris.


Au no 9, ensemble Louis-Philippe, abritant la galerie de la Madeleine, réalisé en 1848 par l’architecte Théodore Charpentier. Verrière portée par des arcs-boutants et cariatides sculptées par Klagman. Belle porte piétonne ajourée de grilles de fonte. L’éclectisme et le foisonnement décoratif sont particulièrement remarquables et marquent l’irruption d’un type d’ornementation issu de l’enseignement des Beaux-arts qui s’imposera jusqu’à la fin du XIXe siècle. Bâtiment protégé au PLU de Paris.


Au no 17, bel immeuble de rapport très caractéristique de la Monarchie de juillet. Façade en pierre de taille composée de six travées et de quatre étages carrés sur rez-de-chaussée présentant des balcons soutenus par des consoles desservants quatre travées à chacun des trois derniers étages. Chambranles moulurés. Portes à vantaux en bois Louis-Philippe ouvrant sur un passage et une cour pavée. Bâtiment protégé au PLU de Paris.

pastille 8 Rue Chauveau-Lagarde (8e)


Cette rue, ouverte de 1824 à 1832 entre la place de la Madeleine et la rue de l’Arcade sous le nom de l’avocat Claude Chauveau-Lagarde, défenseur de Marie-Antoinette, a été prolongée en 1862 jusqu’au boulevard Malesherbes.


Au no 1, trace de boutique ancienne “Maison Henriette fondée en 1848”.


Au no 6, remarquable immeuble Louis-Philippe vers 1840 présentant une façade sur rue en pierre de taille composée de cinq travées aux modénatures très soignées et élevée de quatre étages carrés sur rez-de-chaussée. Elle est composée autour d’un “triplet vénitien” à l’étage noble desservi par un beau balcon orné d’une grille en fonte. Construit sans doute peu après l’ouverture de la rue (1824-1832). La devanture ancienne et la porte cochère bénéficient d’une inscription à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques par arrêté du 23 mai 1984. Bâtiment protégé au PLU de Paris.


Au no 7, remarquable immeuble Louis-Philippe au décor particulièrement travaillé en vis-à-vis du passage de la Madeleine et occupant une position importante en pointe de l’îlot. Élévation de quatre étages carrés sur rez-de-chaussée. Les grilles en fonte, desservant les balcons et les baies, sont d’une qualité et d’une variété remarquables. Un appareil de pierre feint marque le premier étage sous l’étage noble. Bâtiment protégé au PLU de Paris.

pastille 9 Rue de l’Arcade (8e)

Son nom actuel, du XVIIIe siècle, était dû à l’arcade en voûte (pont) surmontée d’un bâtiment, qui servait de communications aux jardins que les bénédictines de la Ville-L’Évêque possédaient de chaque côté de cette rue et sous laquelle celle-ci passait entre les nos 15 et 18. Cette arcade disparut en 1850.


Au no 4, remarquable immeuble Louis-Philippe au décor particulièrement travaillé. Élévation de trois étages carrés sur rez-de-chaussée. Garde-corps en fonte très ouvragés. Porte cochère embrassant l’entresol. Intérieur monumental au décor néo-Renaissance exceptionnel (porche, escalier) dans un excellent état. Bâtiment protégé au PLU de Paris.


Au no 34, bel immeuble avec façade à décors intéressants, construit en 1856 par l’architecte B. Tremblay.


pastille 10 33 rue de l’Arcade (8e) : Passage Puteaux

Long de 29 mètres et large de 3 mètres, le passage est ouvert par M. Puteaux en 1839 sur l'emplacement du prieuré des bénédictines de la Ville-l'Evêque. Depuis sa création, le passage est resté dans l'oubli. Sa création est le fruit d'une spéculation sur la construction de la Gare de l'ouest, actuelle Gare Saint-Lazare.

Puteaux pensait que la nouvelle gare serait construite entre la rue Tronchet et la rue de l'Arcade, face à son passage. Il comporte six travées bien conservées et s’ouvre, rue Pasquier, sous un immeuble-pont en pierre de taille décoré. Sa verrière ne couvre que la moitié de l'allée. Bâtiment protégé au PLU de Paris.


pastille 11  Rue Pasquier (8e)

Au no 29, située dans le square Louis XVI, la Chapelle expiatoire, née en 1815 de la volonté de Louis XVIII, conçue par l’architecte Pierre-François-Léonard Fontaine s’élève à l’emplacement du cimetière où, en 1793, furent inhumés Louis XVI et Marie-Antoinette après avoir été guillotinés sur l’actuelle place de la Concorde. Chef-d’oeuvre méconnu, symbole de la Restauration, à la différence des grands monuments civiques élevés au XIXe siècle, cet édifice funéraire est avant tout un monument à caractère religieux. La composition architecturale associée à la beauté de la sculpture fait de ce “temple” de taille modeste un exemple totalement abouti du néoclassicisme tardif. Dans ce monument à caractère expiatoire, art et souvenir s’unissent sereinement. L’édifice abrite deux remarquables groupes sculptés : “Louis XVI, auquel un ange montre le ciel”, de Bosio, et “Marie-Antoinette soutenue par la Religion” de Cortot. Classement aux Monuments Historiques.

Au no 34, immeuble de bureaux, ancien siège de la société française et coloniale construit en 1929 par les architectes Alex et Pierre Fournier. Cet immeuble se distingue par le traitement de son porche d’entrée sur deux niveaux et par les motifs sculptés de G. Saupique, incrustés de marbre de couleur, d’émaux de Venise et de mosaïque. Inspirés par la faune exotique, ils représentent les différentes colonies françaises. Les pilastres encadrant la porte sont surmontés d’un avant-corps en saillie incurvé du deuxième au troisième étage. Les fenêtres du premier étage sont surmontées de clés plates. Au deuxième étage, de part et d’autre de la fenêtre centrale, deux bas-reliefs ornent la façade, représentant, à gauche, un chameau et, à droite, un éléphant. D’autres bas-reliefs se trouvent entre les trois fenêtres à droite et au même étage représentant successivement un crocodile, un requin, un tigre et un serpent, ainsi que sous l’entablement à la retombée du toit. Deux corniches limitent les premier et deuxième étages.

Balcon en pierre au deuxième étage. Bâtiment protégé au PLU de Paris.


pastille 12Rue des Mathurins (8e, 9e)


Au no 44 de la rue des Mathurins, angle rue de l’Arcade, emplacement d’un hôtel occupé en 1783 par le marquis de Louvois, descendant du ministre. L’hôtel a été remplacé, en 1903, par celui de la Compagnie des wagons-lits, en brique et pierre de taille. Écusson, horloge.


Au no 36, le théâtre des Mathurins construit en 1898. En 1922, il est décidé d’agrandir le théâtre et de changer radicalement la décoration. Le projet est confié à Charles Siclis, jeune architecte en vogue, qui réalise ce manifeste délirant de modernité, qui, incongrûment s’impose aux niveaux inférieurs d’un immeuble de rapport, représentatif du confort bourgeois. Siclis n’a pas hésité à jouer sur le contraste entre ancien et moderne et les a mariés dans une composition qui prend valeur de symbole. Le théâtre

avec sa propre logique plastique s’oppose et dénonce les bow-windows des étages supérieurs.


A l’angle du 18 rue des Mathurins et de la rue Auber, belle façade d’architecture néo-mauresque qui était celle d’un ancien hammam. Inscription aux Monuments Historiques.


pastille 13 Rue de Caumartin (9e)

Au no 41, “sous-station électrique Opéra” RATP construite par l’architecte Paul Friési en 1903-1904 afin d’alimenter les lignes du réseau. On peut encore apercevoir, à travers la baie vitrée, l’escalier métallique de forme hélicoïdale qui menait à la salle des machines.


Au no 37, immeuble de bureaux construit en 1931 par l’architecte Gabriel Veissière pour une banque canadienne. Cet immeuble de neuf niveaux montre l’influence de l’architecture industrielle sur les constructions des années trente : la façade est constituée d’importantes lignes horizontales, de baies vitrées alternant avec d’épais bandeaux de marbre noir. L’influence du mouvement moderne se lit aussi dans la disposition en gradin des derniers niveaux qui vient contrebalancer la façade plane des niveaux

inférieurs. Bâtiment protégé au PLU de Paris.


Au no 30, maison d’angle d’aspect fin XVIIIe siècle. La préservation de cette maison doit s’apprécier au regard de la cohérence historique et architecturale de la rue Caumartin. Immeuble déjà pour partie (façade et toiture) protégé. Inscription aux Monuments Historiques et bâtiment protégé au PLU de Paris.


Au no 28, maison d’angle d’aspect fin XVIIIe siècle. Élévation de trois étages carrés sur rez-de-chaussée et entresol. Appuis de fenêtre Louis XVI conservés. La préservation de cette maison doit s’apprécier au regard de la cohérence historique et architecturale de la rue Caumartin. Bâtiment protégé au PLU de Paris.


Au no 26, maison Louis XVI présentant une façade composée de cinq travées parcourues de légers traits de refends. Corniche saillante à la retombée du toit. Escalier ancien préservé. Bâtiment protégé au PLU de Paris. 

pastille 14  Rue Boudreau (9e)

Au no 3, architecture ordonnancée du lotissement de l’Opéra. Le décret du 29 septembre 1860, relatif à la création du théâtre de l’Opéra, a déclaré d’utilité publique la formation autour du monument d’un ensemble de rues nouvelles et la construction sur ces rues de maisons d’un modèle uniforme. En 1868, le type d’architecture prévu par le décret de 1860 a été imposé aux riverains de la partie de la place de l’Opéra située au sud du boulevard des Capucines et aux riverains de l’avenue de l’Opéra entre la place et la rue Louis-le-Grand. La conception de ce projet peut être attribué à C. Rouhault de Fleury et celle des façades aux architectes Pereire, Alfred Armand et A.-N. Crépinet. Bâtiment protégé au PLU de Paris.


Au no 7 rue Boudreau et square de l’Opéra Louis Jouvet, le théâtre de l’Athénée Louis Jouvet. Au commencement était l’Éden-Théâtre, lieu mythique, édifice colossal bâti rue Boudreau au début des années 1880 selon une esthétique de temple hindou. Lieu fabuleux, l’Éden ne dure pas. Plusieurs fois fermé, transformé, rebaptisé un temps Grand-théâtre, l’Éden finit par disparaître. L’actuel Athénée, dont la salle est aménagée en 1893 dans l’un des foyers de l’Éden, s’ouvre au public, la même année, sous le nom de Comédie parisienne. Ce nouveau théâtre incarne a contrario une rêverie de l’intimité, une poétique de la proximité et, pourrait-on dire, l'aboutissement d’une intégration réussie à l’urbanisme parisien, au style de son habitat fin de siècle. L’inauguration définitive du lieu sous le nom d’Athénée a lieu en 1896, année qui figure sur le fronton du théâtre. C’est également en 1896 que s’est produite la dernière grande transformation du bâtiment : le report de la façade de la rue Boudreau sur le square de l’Opéra, qui devient en quelque sorte le premier vestibule du théâtre. Dans l’idée, sans doute, de renforcer par ce nouvel accès retranché de l’agitation urbaine des rues environnantes, l’intimité du lieu théâtral. Inscription aux Monuments Historiques.


pastille 15 Place Édouard VII (9e)


Cette voie privée a été ouverte en 1911-1912 sur un emplacement naguère occupé par la compagnie générale des Petites-Voitures qui y logeait 500 chevaux et 200 fiacres. Inscription aux Monuments Historiques.


Au no 10, le théâtre Édouard VII-Sacha Guitry. Début du XXe siècle. C’est l’histoire d’un roi anglais, fou de Paris et de ses divertissements. Pour apporter sa contribution à la vie parisienne, Édouard VII entreprend de lui offrir une salle de spectacle. C’est en 1913, qu’un architecte anglais, M. Sprague, construit une salle de spectacle consacrée au cinéma. Trois ans plus tard, Alphonse Franck la fit transformer en un théâtre qui resta sous sa direction pendant quinze ans. Pièces de boulevards et opérettes alternèrent à l’affiche sans parvenir à attirer le public.  Il fallut attendre 1920 pour que la situation du théâtre se redresse avec la “déclaration d’amour” de Sacha Guitry dans sa pièce “Je t’aime”.


pastille 16  Boulevard des Capucines (9e)


Au no 14, architecture ordonnancée du lotissement de l’Opéra (voir le point 14).


Au no 28, la salle de concert “L’Olympia”. Sur l’emplacement des Montagnes russes, une salle de spectacles “annonçant à tout Paris qu’un grand music-hall” allait naître, fut inaugurée en 1893 avec pour première vedette La Goulue. Ces planches furent les premières à porter cette dénomination anglaise. On s’y pressait pour y découvrir les plus grands artistes de cirques internationaux, mais également des ballets et revues à la mode. L’Olympia connaît d’abord des salles combles, puis des périodes moins fastes. Les cinémas se remplissent aussi vite que les music-halls se vident. Une page de l’histoire de l’Olympia se tourne. En 1929, on va le transformer en cinéma. Le créateur du Grand Rex, Jacques Haïk, reconstruit entièrement l’ancien music-hall de Joseph Oller. Bruno Coquatrix en prendra les commandes en 1954. Menacé de destruction, il est classé patrimoine culturel en 1993. En 1997, après deux années de travaux, il est reconstruit à l’identique quelques mètres plus loin avec sa salle et son célèbre hall rouge, la façade n’ayant pas été touchée. Inscription aux Monuments Historiques.


pastille 17 Boulevard de la Madeleine (8e, 9e)

Cette section des “Nouveaux Cours”, dont la construction sur l’emplacement des bastions de l’enceinte de Louis XIII fut, comme pour les boulevards des Capucines, des Italiens, Montmartre, Poissonnière, tracée en 1680. Transformée en promenade, elle était bordée par de vastes jardins et hôtels particuliers. La rue Basse des Remparts, ancien nom, ne disparut tout à fait que sous le Second Empire pour laisser place aux larges avenues que nous connaissons.


Au no 12, immeuble des Messageries maritimes construit en 1924 par l’architecte Jean de Saint-Maurice.

Ensemble monumental caractérisé par cinq niveaux en gradins au-dessus de la corniche et des éléments décoratifs remarquables notamment les sculptures sur des thèmes maritimes, les garde-corps, une marquise mettant en valeur la vocation commerciale du rez-de-chaussée. Ensemble bâti remarquable s’inscrivant dans les séquences historiques des Grands Boulevards parisiens. Bâtiment protégé au PLU de Paris.


pastille 18 Place de la Madeleine (8e)

Au no 16, immeuble de rapport de la Restauration très représentatif (style néoclassique, qualité des matériaux) situé à l’angle de la place de la Madeleine. Aux étages, subsiste une intéressante décoration intérieure néoclassique (rosaces, corniches). Maison construite pour le notaire Jean-Baptiste Sené (qui y mourut en 1850). Le terrain fut acquis en 1825 et l’immeuble était déjà achevé en 1828. Façades composées de huit travées sur la place et de quatre travées sur le boulevard.  Ensemble bâti remarquable

s’inscrivant dans les séquences historiques des Grands Boulevards parisiens. Bâtiment protégé au PLU de Paris.

A droite de l’église de la Madeleine, en sous-sol, toilettes publiques Art déco décorées par l’entreprise Porcher. Éléments particuliers protégés au PLU de Paris.


Puce urbanisme Principaux repères bibliographiques

Le 8e arrondissement - Itinéraire d’histoire et d’architecture, Délégation à l’Action Artistique de la Ville de Paris.

Jacques Hillairet, “Village Opéra” - Paris 9e arrondissement - 34e-35e quartiers, Village communication

Dictionnaire historique des rues de Paris, Éditions de Minuit

 

Mise à jour le : 09 mai 2012
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