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Parcours d'architecture

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Parcours d'architecture : un autre regard sur le patrimoine parisien

Parcours d'architecture

6e ardt - Du lotissement de l’Odéon à la place Saint-Sulpice


Du lotissement de l’Odéon à la place Saint-Sulpice

Dès le XIIIe siècle, autour de la célèbre abbaye fondée au VIe siècle, le bourg Saint-Germain se développe à côté de la capitale. Attirant les intellectuels, les religieux et la cour des rois, les vergers et les jardins des anciens cloîtres de la rive gauche se couvrent au fil des siècles des splendides demeures de la noblesse et du clergé. Mais c’est avec le XVIIe siècle que commence pour le futur 6ème arrondissement la période des grandes réalisations urbaines et monumentales. L’agencement de places et de rues ordonnancées au cœur des villes transforme peu à peu l’ancienne morphologie médiévale des cités. Du lotissement de l’Odéon à la place Saint-Sulpice se lit le souci d’embellir la ville dans une mise en scène du pouvoir royal. Au cœur d’un des plus vieux faubourgs de la capitale - le faubourg Saint-Germain - ce parcours d’architecture nous emmène à travers plusieurs opérations d’urbanisme de l’époque classique encore visibles aujourd’hui dans ce quartier alors dédié aux loisirs et à la culture d’une société fastueuse.
Le lotissement de l’Odéon à la fin du XVIIIe siècle.

A l’emplacement qu’occupait l’hôtel de Condé, le quartier compris à l’intérieur du triangle formé par les rues Monsieur Le Prince, de Vaugirard et de Condé date de la fin du XVIIIe siècle. Le Roi fait en 1770 l’acquisition de ces terrains à la famille de Condé, avant de les céder à la ville, à charge pour celle-ci de construire la salle de théâtre destinée à recevoir la Comédie Française, provisoirement installée dans la salle des machines du Palais des Tuileries.
Inauguré le 9 avril 1782, le théâtre de l’Odéon, bâti sur les plans de Peyre et de Wailly, reflète la véritable frénésie du spectacle - on parle à l’époque de “théâtromanie” - qui s’empare de la noblesse, de la bourgeoisie et même du petit peuple dans le courant du XVIIIe siècle, faisant ainsi pénétrer cet art au cœur même de l’urbanisme.
Sur les terrains restants, le lotissement de l’hôtel Condé donne naissance à un nouveau quartier. Selon un agencement artistique, cinq rues percées en 1779 et baptisées en l’honneur de grands auteurs dramatiques du XVIIe siècle - Rotrou, Regnard, Crébillon, Casimir Delavigne, et Corneille - ainsi que la rue de l’Odéon - menant du théâtre au carrefour de l’Odéon - sont disposées en éventail autour de la place semi-circulaire du théâtre.
16 carrefour de l?Odéon
Les belles maisons sobres de la fin XVIIIe du lotissement de l’Odéon attirent alors tout naturellement les comédiens de la Comédie Française, telle Louise Conat, interprète préférée de Beaumarchais, qui y tiennent parfois des salons littéraires réputés.
Le lotissement du marché Saint-Germain au début du XVIIIe siècle.

Depuis le Moyen-Age, les marchands s’assemblent périodiquement aux alentours du bourg Saint-Germain, mais c’est en 1483 que la très célèbre Foire Saint-Germain apparaît. Se tenant une fois par an, à l’époque de carnaval, elle s’installe hors de l’enceinte de Philippe-Auguste - qui épouse alors les tracés des actuelles rues Monsieur Le Prince et Mazarine - au pied de la porte de Bussy.
Très populaire à sa naissance, elle rencontre un grand succès et devient à partir du XVIe siècle le lieu des divertissements et des rendez-vous galants de la cour. Commandant l’accès à la foire, la rue Montfaucon - anciennement rue de Bissy - est ouverte en 1727 par le cardinal de Bissy, abbé de Saint-Germain. Au no 3, la maison offre l’un des derniers témoignages de ce que fut le lotissement de cette rue au début du XVIIIe siècle. En effet, si pendant la première moitié de ce siècle, la foire Saint-Germain obtient encore un succès relatif, son déclin s'accentue par la suite, et un incendie en 1762 ne fait que précipiter sa disparition. Ce n’est que sous Louis XVIII que sera entreprise la reconstruction complète de ce quartier.
Cette œuvre d'urbanisme majeure de la Restauration fera ainsi disparaître l'infect cloaque qu'était devenu le sol de l'ancienne foire Saint-Germain.
La place Saint-Sulpice.

La fondation de Saint-Sulpice, l'une des plus vastes et des plus riches églises de Paris, remonte au XIIe siècle. A cette époque, l'église dépendait de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Avec le développement du quartier, la construction d'un nouvel édifice fut entreprise pour contenir la population du bourg Saint-Germain qui ne cessait d’augmenter. L’église actuelle, dont la première pierre fut posée par Anne d’Autriche en 1646, sera achevée près d’un siècle plus tard, en 1736.
La place Saint-Sulplice a été commencée en 1757 par Servandoni, architecte de la façade de l’église. Celui-ci souhaitait aménager devant l’édifice une place harmonieuse et monumentale bordée de belles maisons, dont une seule fut construite, au no 6 à l'angle de la rue des Canettes. La démolition au début XIXe de l’ancien séminaire, qui masquait jusqu’alors la façade, permit d’agrandir le place et de lui donner sa forme rectangulaire. Elle fut achevée en 1838, et dotée quelques années plus tard en son centre - sur l’ancien cimetière des Sulpiciens - de l’actuelle fontaine des Quatre-Evêques, œuvre de Louis Visconti, en l’honneur des quatre célèbres prédicateurs, Bossuet, Fénelon, Fléchier et Massillon.


Puce urbanisme Parcours numéroté et descriptif des bâtiments


Plan du parcours architectural, 6ème arrondissement 

» Consulter le plan du parcours au format pdf (189 Ko)
Sur le plan,  les pastilles rouges indiquent les édifices à observer.

Les caractéristiques architecturales de ces bâtiments :

Pastille 1 2 rue Antoine Dubois

Belle maison du XVIIe siècle faisant partie d'une séquence homogène, commencée lors du percement de la rue de l'Observance en 1672 à travers le fossé de l'enceinte afin de relier la rue Monsieur le Prince à l'église des Cordeliers. Façade postérieurement remaniée et tronquée sur la rue de l'Ecole de Médecine. Remarquables garde-corps Régence conservés aux deux premiers étages.
La voussure du portail de pierre accuse une torsion importante, révélant la position biaise du passage cocher. En fait, l'axe du passage est parallèle au mur d'enceinte contigu, qui passe entre les nos 2 et 4. Les chambranles  des fenêtres du rez-de-chaussée sont de travers, de façon à suivre parallèlement l'axe oblique de l'entrée. On observe la même distorsion sur le portail du no 6.
pastille 2 4 rue Antoine Dubois
Belle maison du XVIIe siècle faisant partie d'une séquence homogène, commencée lors du percement de la rue de l'Observance en 1672 à travers le fossé de l'enceinte afin de relier la rue Monsieur le Prince à l'église des Cordeliers. Remarquables garde-corps Régence conservés aux deux premiers étages. Porte remarquable. Maison faisant partie du collège de théologie des Cordeliers établi à la fin du XVIIe siècle sur l'ancien cimetière de l'Ordre.
pastille 3 6 rue Antoine Dubois

6 rue DuboisBelle maison du XVIIe siècle faisant partie d'une séquence homogène, commencée lors du percement de la rue de l'Observance en 1672 à travers le fossé de l'enceinte afin de relier la rue Monsieur le Prince à l'église des Cordeliers. Très remarquable ensemble de croisées d'origine, en très bon état de conservation sur les trois étages carrés. Remarquables garde-corps Régence conservés aux deux premiers étages. Porte remarquable présentant la même forme de distorsion causée par le passage de l'enceinte qu'au no 2. Maison faisant partie du collège de théologie des Cordeliers établi à la fin du XVIIe siècle sur l'ancien cimetière de l'Ordre.


pastille 4 21 rue Monsieur Le Prince – 8 rue Antoine Dubois


Remarquable maison d’angle ancienne du XVIIe siècle comprise dans une série homogène de même époque.


pastille 5 19 rue Monsieur Le Prince


Maison du XVIIe siècle comprise dans une série homogène. Façade composée de deux travées et élevée de deux étages carrés sur rez-de-chaussée. Chaînes de refends. Baies cantonnées par des harpes en pierre. Deux lucarnes passantes. Ancienne propriété des Hospices jusqu'à leur cession en 1812.


pastille 6 17 rue Monsieur Le Prince


Maison du XVIIe siècle comprise dans une série homogène. Appuis de fenêtre en fer forgé au premier étage. Baies soulignées par des harpes de pierre. Porte piétonne à imposte en fer forgé dessinant des entrelacs. Combles redressés. Ancienne propriété des Hospices jusqu'à leur cession en 1812.


pastille 7 15 rue Monsieur Le Prince


Maison du XVIIe siècle comprise dans une série homogène. Façade composée de deux travées. Chaîne de refends. Entourage des baies en harpes de pierre. Deux lucarnes passantes. Ancienne propriété des Hospices jusqu'à leur cession en 1812.



pastille 8 13 rue Monsieur Le Prince


Maison du XVIIe siècle comprise dans une série homogène et présentant une façade composée de quatre travées. Chaîne de refends. Entourage des baies en harpes de pierre. Quatre lucarnes à fenêtres pendantes. Garde-corps en fer forgé Louis XVI au premier étage. Ancienne propriété des Cordeliers, puis biens nationaux à la Révolution dont la vente se fit en 1812 par les soins de l'administration des Hospices.


pastille 9 11 rue Monsieur Le Prince


Belle maison du XVIIe siècle présentant une façade composée de deux travées et deux étages carrés, portant des garde-corps en fer forgé Louis XIV. Harpage de pierre encadrant les baies. Bandeaux d'étages plats. Lucarne passante. Ancienne propriété des Cordeliers, puis biens nationaux à la révolution dont la vente se fit en 1812 par les soins de l'administration des Hospices.


pastille 10 9 rue Monsieur Le Prince


Maison du XVIIe siècle d'origine similaire à celle du 11 rue Monsieur le Prince. Façade composée de deux travées. Surélévation.


pastille 11 10 rue Monsieur Le Prince


Maison de la fin du XVIIIe siècle, réalisée à l'occasion du lotissement de l'ancien hôtel de Condé engagé en 1779. Façade sur rue composée de six travées cantonnées par deux chaînes de refends et de trois étages carrés sur rez-de-chaussée et entresol. Les appuis du premier étage sont pourvus de balustres de pierre. Les appuis du deuxième étage sont soutenus par des consoles en dé dans le goût néoclassique. Elle abrite l'ancien appartement d'Auguste Comte au premier étage, classé Monument Historique depuis 1928.


pastille 12 8 rue Monsieur Le Prince


Maison de la fin du XVIIIe siècle, réalisée à l'occasion du lotissement de l'ancien hôtel de Condé engagé en 1779 et dont le dessin est conforme aux prescriptions du lotissement. Façade sur rue composée de cinq travées et de trois étages carrés sur un rez-de-chaussée et un entresol orné de refends et comprenant deux grandes arcatures. Les appuis du premier étage sont pourvus de balustres. Deux baies de l'étage noble sont sommées de frontons. Les appuis du deuxième étage sont soutenus par des consoles en dé dans le goût néoclassique.


pastille 13 6 rue Monsieur Le Prince


6 rue Monsieur le PrinceMaison de la fin du XVIIIe siècle, réalisée à l'occasion du lotissement de l'ancien hôtel de Condé engagé en 1779 et dont le dessin est conforme aux prescriptions du lotissement. Façade sur rue composée de neuf travées et de trois étages carrés sur rez-de-chaussée et entresol découpés par cinq grandes arcatures. Les appuis des baies du premier étage sont ornés de balustres et sommés de dais soutenus par des consoles.


pastille 14 4 rue Monsieur Le Prince


Hôtel de Darlons, secrétaire du prince de Condé, appelé aussi hôtel de Bacq, édifié vers 1750 à l'emplacement d'une maison répertoriée au XVIe siècle. La porte monumentale en plein cintre, délicatement sculptée, est flanquée de deux pilastres portant un entablement surmonté d'une fenêtre à chambranles et ailerons. Elle est inscrite avec ses vantaux et les fenêtres du premier étage à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1926. Remarquables appuis de fenêtre en fer forgé.


pastille 15 4 rue de l'Odéon – 1-3 rue de Condé


Maison de la fin du XVIIIe réalisée à l'occasion du lotissement de l'hôtel de Condé. Portail de bois soutenu par des piles de pierre ouvrant sur une cour autour de laquelle sont distribués les corps de bâtiment. Rue de Condé : aux nos 1-3, maisons de la fin du XVIIIe siècle composées chacune de trois travées et d'une élévation sur rez-de-chaussée et entresol découpé par des arcatures en plein cintre. La façade du no 3 est inscrite à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques. La toiture et les éléments intérieurs ne sont pas protégés au titre des Monuments Historiques.


pastille 16 12 rue Saint-Sulpice


Belle maison Louis XIV. Façade en pierre de taille sur rue, composée de cinq travées et de trois étages carrés sur un rez-de-chaussée et un niveau d'entresol. Deux grandes arcatures découpent l’entresol. La porte est surmontée d'un linteau en arc surbaissé orné en son centre d'un écusson. Appuis de fenêtres en fer forgé conservés. Mansarde à poulie en bois au-dessus de la travée centrale.


pastille 17 18 rue Saint-Sulpice – 78 rue de Seine – 1 rue Lobineau


Grande maison à loyer de la fin du XVIIIe siècle en bordure du marché Saint-Germain. Façade composée de trois étages carrés, un étage en retiré sur un rez-de-chaussée et un entresol à bossages continus. Grande porte cochère. Garde-corps de style Louis XVI avec des ailerons se terminant en volutes et des appuis soutenus par des consoles au deuxième étage (étage noble). Baies soulignées par des chambranles. Corniche à denticules.


pastille 18 21 rue Saint-Sulpice – 2 rue de Tournon


Hôtel de Châtillon reconstruit en 1779-1780 par Louis-Philippe (ou Louis-Pierre) Lemonnier. Maison bâtie en pierre de taille à l'angle de deux rues dans le style néoclassique caractéristique de la fin du XVIIIe siècle. Façades composées de neuf et onze travées et de trois étages carrés sur rez-de-chaussée et entresol. Appuis de fenêtres de style Louis XVI à tous les étages. Bandeau saillant à denticules au-dessus de l'entresol. Puissante corniche soutenue par des consoles. Grande porte cochère à vantaux et imposte ajourés sous une arcade en plein cintre sur la rue de Tournon. Lucarnes. Façade sur rue du 2 rue de Tournon inscrite à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1926.


pastille 19 3 rue de Montfaucon


Maison élevée vers 1727 par l'architecte Pierre Boscry à façade en pierre de taille bordée de refends et composée de six travées et trois étages carrés sur un rez-de-chaussée et un entresol découpés par plusieurs arcatures. “Les chambranles à bandeaux plats des baies forment une saillie importante et les grandes clefs, laissées nues, s'accrochent aux bandeaux séparant les étages en donnant à l'ensemble une forte impression de masse. La mouluration de l'ensemble est particulièrement soignée. La travée centrale, donnant sur l'escalier, conserve seule des croisées d'origine fixées par des fiches à double nœuds et bouton, formées de deux vantaux fermant à doucine, elles sont du type à petits carreaux (huit carreaux par vantail). Le rythme des travées ménage d'importants pleins, inusités dans l'architecture domestique parisienne.” Cette maison constitue le dernier témoignage du lotissement de la rue de Bissy vers 1726 (actuelle rue Montfaucon), commandant l'accès du marché Saint-Germain, par le cardinal de Bissy, abbé commanditaire de Saint-Germain-des-Prés.
pastille 20 8 rue Guisarde – 20 rue Princesse

Maison d'angle présentant de nombreuses caractéristiques du XVIIe siècle, probablement modifiée au XVIIIe siècle. Ancres métalliques présentes en façades. Baies dissymétriques. Fruit important. Rue Guisarde ouverte en 1620 sur l'emplacement de l'hôtel du Roussillon.


pastille 21 12 rue Guisarde


Maison de la fin du XVIIIe siècle sur des bases du XVIIe siècle encore très présentes. Façade présentant de légers refends dans l'enduit et composée de quatre travées et de quatre étages carrés sur rez-de-chaussée. Appuis portés par des dés. Rue ouverte en 1620 sur l'emplacement de l'hôtel du Roussillon.

 

pastille 22 21 rue Guisarde

 

Maison du XVIIe siècle présentant une façade sur rue composée de deux travées et de quatre étages carrés sur rez-de-chaussée présentant un fruit important et implantée à l'ancien alignement. Appuis de fenêtre en fer forgé au premier étage. Maison visible sur le plan de Turgot (1740). Rue ouverte en 1620.

 

 

pastille 23 23 rue Guisarde

 

Dans son aspect actuel, façade sur rue de la fin du XVIIIe siècle implantée à l'ancien alignement, composée de deux travées et de quatre étages carrés sur rez-de-chaussée sur des bases plus anciennes. Appuis de fenêtre de style Louis XVI. Façade ornée de légers refends. Maison visible sur le plan de Turgot (1740). Rue ouverte en 1620.

 

 

pastille 24 25 rue Guisarde

 

Maison d'angle du XVIIe siècle. Ancres métalliques visibles en façade. Soubassement en pierre de taille. Vestiges de boutique du XVIIe siècle. Citée par Lefeuve comme maison déjà élevée de cinq étages sous Louis XIV et propriété d'une dame Le Couvreur, épicière. Rue Guisarde ouverte en 1620. Maison visible sur le plan de Turgot.

 

 

pastille 25 19 rue des Canettes – 20 rue Guisarde

 

Maison d'angle d'origine du XVIIe siècle anciennement à l'enseigne du Dauphin (selon Lefeuve). Façades présentant un fruit manifeste. Baies abaissées présentant des appuis de fenêtre en fer forgé Louis XIV. Soubassement en pierre de taille présentant un angle abattu. Lefeuve la cite comme propriété de Liénnard, brodeur puis d'une dame Le Couvreur, épicière.

 

 

pastille 26 20 rue des Canettes

 

Maison du XVIIe siècle présentant un soubassement en pierre de taille et une façade composée de cinq travées et de trois étages carrés dont les proportions d'origine ont été bien conservées, à l'exception d'une baie dont l'allège a été anciennement abaissée. Porte cochère. Propriété de la mense abbatiale de Saint-Germain-des-Prés selon Lefeuve.

 

 

pastille 27 22 rue des Canettes

 

Maison présentant une façade du XVIIIe siècle composée de quatre travées et de quatre étages carrés. Appuis de fenêtre en fer forgé de style Louis XVI aux trois premiers niveaux. Selon Lefeuve, les maisons situées aux nos 24-26-28 de la rue des Canettes, datées environ de la seconde moitié du XVIIIe siècle, s'élèvent pour partie à l'emplacement d'une maison à deux corps avec jardin propriété dans la seconde moitié du XVIIe siècle d'un conseiller du roi, Denis Lambert.

 

 

pastille 28  4 place Saint-Sulpice

 

Ancienne maison faisant partie du lotissement de la place Saint-Sulpice dans la seconde partie du XVIIIe siècle par l’architecte Servandoni. Elle constitue la seule maison construite d’un ensemble harmonieux et monumental qui devait à l’origine ceinturer la place. L’achèvement de celle-ci ne se fit qu’au XIXe siècle (dégagement de l’espace devant l’église sous l’Empire, réalisation de la fontaine monumentale dite des Quatre-Evêques par Visconti en 1844).

 

 

pastille 29 Eglise Saint-Sulpice

 

Cette église, l’une des plus vastes et des plus riches de Paris a été entreprise dès 1646 d’abord sur des plans du maître-maçon Christophe Gamart modifiés par Louis Le Vau, puis à partir de 1660 sous la direction de Daniel Guittard. Son achèvement n’interviendra qu’au siècle suivant après une interruption de quarante ans. La façade fit alors l’objet d’un concours en 1732 remporté par l’architecte Jean-Baptiste Servandoni. Réalisée dans le style antique, elle est composée de deux péristyles  superposés encadrés de deux tours, qui après la mort de Servandoni (en 1766) furent confiés pour achèvement à Oudot de Maclaurin. La tour du nord, fut construite en 1778-1780 par Jean-François Chalgrin ; celle du sud, de plan octogonal, n’a jamais été terminée. La tour nord, menacée par d’importants désordres, fait actuellement l’objet d’un projet de restauration de très grande ampleur confié à l’architecte en chef des Monuments Historiques Hervé Baptiste et sous maîtrise d’ouvrage de la Ville de Paris. Le chantier de restauration vient d’ouvrir et devrait durer environ quatre ans et demi.

Puce urbanisme Principaux repères bibliographiques
Dominique Leborgne, Saint-Germain-des-Prés, évolution d’un paysage urbain, Parigramme, 2005
Jean-Pierre Babelon, Demeures Parisiennes sous Henri VI et Louis XIII, éditions Hazan, 1991
Charles Lefeuve, Les Anciennes maisons de Paris, Histoire de Paris, rue par rue, maison par maison, (cinq tomes), 1875

 
Mise à jour le : 09 mai 2012
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