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Parcours d'architecture : un autre regard sur le patrimoine parisien
Parcours d'architecture
5e ardt - Quatre rues du vieux Paris
Quatre rues du vieux Paris : la rue des Grands Degrés, la rue Maître Albert, la rue de Bièvre et la rue des Bernardins
Ce parcours permet de découvrir un ensemble conservé de la ville ancienne, traversé par des rues ouvertes dès le XIIIe siècle sur les terres champêtres du Clos du Chardonnet.
L’essentiel du bâti est composé d’immeubles dont l’aspect évoque les XVIIe et XVIIIe siècles, mais dont la structure, et en particulier le soubassement, peuvent avoir une origine bien plus ancienne.
Parcours numéroté et descriptif des bâtiments
» Consulter le plan du parcours au format pdf (174 Ko)
Sur le plan, les pastilles rouges indiquent les édifices à observer.
Les caractéristiques architecturales de ces bâtiments : Rue des Grands Degrés
8 rue des Grands Degrés
Maison ancienne présentant une façade d'aspect du XVIIIe siècle composée de trois travées et de cinq étages carrés sur rez-de-chaussée. Lucarnes.
6 rue des Grands Degrés - 5 quai de Montebello
Construite en même temps que le no 4 (Maison Bourdet construite en 1743 par le maître-maçon Sébastien-Jean Duboisterf d'après les dessins du propriétaire et architecte Barthélémy Bourdet, entrepreneur des Rohan-Soubise). La façade en pierre offre un décor sculpté abondant, assez rare pour ce type de maison parisienne. Les fenêtres en segment ont reçu chacune un mascaron en clef. Le rez-de-chaussée a été modifié, mais on devine encore l’emplacement de l’ancienne porte piétonne dans son cadre carré, à droite. 4 rue des Grands Degrés
Maison Bourdet, maison de rapport construite en 1743 par le maître-maçon Sébastien-Jean Duboisterf d'après les dessins du propriétaire et architecte Barthélémy Bourdet, entrepreneur des Rohan-Soubise. La façade est en pierre de taille, encadrée de refends et coiffée par trois petites lucarnes en pierre. Les fenêtres, entourées d’un chambranle plat à clef en pointe de diamant, ont conservé leurs appuis. La maison possède, à l’arrière sur le quai Montebello (no 3), une belle façade en pierre bien restaurée. 7 rue des Grands Degrés – 3 impasse Maubert
Ancienne maison à l'enseigne de “l'Image Saint-Nicolas”. Elle est sous l'ancien Régime la propriété du collège de La Marche qui la met en location. Le corps principal donne en arrière sur l’impasse Maubert. 1-3 rue des Grands Degrés
Au no 1, ancienne propriété du collège de La Marche à l'enseigne de l'oranger au XVIIIe siècle. La façade de cette maison est recouverte sur la moitié de sa surface par une enseigne peinte faisant la réclame d’une maison d’enseignes. Rue Maître Albert
1 rue Maître Albert
Maison basse du XVIIIe siècle, dépendance de l'ancien collège de Chanac dont l'entrée donnait 12 rue de Bièvre. Une belle porte cochère à vantaux de bois subsiste. 2 à 10 rue Maître Albert
Séquence cohérente de maisons d'origine des XVIIe et XVIIIe siècles. Au no 2, maison d'angle à soubassement en pierre de taille présentant sur la rue des Grands Degrés une enseigne peinte inscrite à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques.
Au no 4, maison présentant une façade composée de six travées et de trois étages carrés sur rez-de-chaussée. Bandeaux d'étage. Garde-corps en fonte XIXe. Au no 6, maison présentant une façade composée de sept travées et de trois étages carrés sur rez-de-chaussée. Appuis de fenêtre en fer forgé Louis XV. Bandeaux d'étage moulurés. Soubassement à piles de pierre. Au no 8, maison présentant une façade composée de trois travées irrégulières et de deux étages carrés sur rez-de-chaussée. Surélévation (anciennes lucarnes passantes transformées). Au no 10, maison présentant une façade composée de quatre travées et de trois étages carrés sur rez-de-chaussée. Aspect XVIIe caractéristique. Fruit. Lucarnes maçonnées. Porte cochère à vantaux de bois. 3 rue Maître Albert
Maison du XVIIe siècle présentant une façade composée de cinq travées et de quatre étages carrés sur rez-de-chaussée. Fruit apparent. Soubassement en pierre de taille surmonté d'un ressaut trahissant peut-être un ancien encorbellement sous l'enduit. Garde-corps Louis XVI au premier étage et au quatrième étage. 7 rue Maître Albert
Maison locative du séminaire des Trente-Trois, construite en 1741 par l'architecte Louis Joubert d'Orgemont. La façade a été dénaturée par un ravalement. Seul le beau portail de pierre donne une idée du style originel. 9-11 rue Maître Albert
Ces deux propriétés forment au XVIIIe siècle trois maisons appartenant alors à l'architecte Pierre-Louis Richard. 13 rue Maître Albert
Maison à l'enseigne du “Nom de Jésus” au XVIIIe siècle. La tradition place ici la demeure mortuaire du “nègre Zamor”, attaché à Madame du Barry. 14 rue Maître Albert
Maison du XVIIe siècle à l'ancien alignement présentant une façade composée de quatre travées irrégulières et de deux étages carrés sur rez-de-chaussée. Fruit important. Soubassement en pierre de taille percée d'une porte cochère cintrée à vantaux en bois à panneaux saillants et heurtoir conservé. Trois lucarnes maçonnées surmontées d'un fronton triangulaire.
15-17 rue Maître Albert
Au no 15, la porte décorée de vantaux ajourés avec des grilles de fonte Louis-Philippe donne accès à une petite cour ombragée très pittoresque. 18-18bis rue Maître Albert
Maison d'angle du XVIIIe siècle dans son aspect actuel. Soubassement en pierre. Bandeaux plats soulignant les baies aux second et troisième étages. Lucarnes. Garde-corps XIXe. 21 rue Maître Albert
Maison du XVIIe siècle présentant une façade composée de cinq travées régulières et de trois étages carrés sur rez-de-chaussée. Soubassement en pierre percé de deux arcades, d'une porte piétonne cintrée et d'une porte cochère transformée. Fruit apparent. Trois lucarnes à frontons triangulaires. Rue de Bièvre
31 rue de Bièvre
Au no 31, belle maison de la première moitié du XVIIe siècle présentant un soubassement en pierre de taille. La porte cochère est fermée de lourds vantaux à panneaux saillants ; la façade a conservé ses vigoureuses proportions et elle est couronnée de robustes lucarnes. Ancres métalliques visibles en façade. 28 rue de Bièvre
Maison présentant une façade en pierre de taille composée de quatre travées et de trois étages carrés sur rez-de-chaussée. Propriété sous Louis XV du maître-maçon Jean-Baptiste Michaud. Beaux appuis de fenêtre en fer forgé. Porte cochère. 25-27 rue de Bièvre
Maisons du XVIIe siècle. Au no 25, façade composée de deux travées et quatre étages carrés sur un rez-de-chaussée découpé par deux grandes arcades. Appuis de fenêtre à motifs de losange fin XVIIIe. Au no 27, maison dont la façade présente un fruit manifeste, composée de deux travées et de trois étages carrés sur rez-de-chaussée. Appuis de fenêtre en fer forgé. 21-23 rue de Bièvre
Au no 21, grande maison en pierre du XVIIe siècle dont la façade est couronnée de lucarnes maçonnées à fronton. Lefeuve la cite comme habitation de la famille parlementaire des Labille pendant cent cinquante ans et rapporte la tradition selon laquelle la Reine Blanche a posé, lors de l'ouverture de la rue, la première pierre de cette maison. Au no 23, maison à l'enseigne de “la Croix Blanche” acquise en 1782 par Claude-François Honnet, procureur au Parlement ; on peut encore voir son chiffre C F H dans l'imposte de la porte néoclassique. 15-19 rue de Bièvre
Séquence de maisons du XVIIe siècle sur le tracé d'une rue médiévale longeant l'ancien cours de la Bièvre. Au no 15, maison étroite composée de deux travées du XVIIe siècle ; rez-de-chaussée présentant une grande arcature ; lucarne maçonnée. Remarquable escalier à rampe de fer forgé du XVIIe siècle à motif de figue. Au no17, maison présentant une façade étroite composée de deux travées du XVIIe siècle abritant un escalier à vide central bordé d'une très belle rampe de fer forgé datant du milieu du XVIIe siècle (appuis de fenêtre en fer forgé). Au no 19, maison Louis XIV présentant une façade composée de trois travées et trois étages carrés sur rez-de-chaussée. 9-13 rue de Bièvre
Séquence cohérente du XVIIe siècle. Au no 9, deux maisons présentant deux façades composées chacune de trois travées et quatre étages carrés sur rez-de-chaussée. Bandeaux d'étage. Fruit apparent. Ancres métalliques visibles en façade. Au no 13, maison présentant une façade composée de deux travées et de quatre étages carrés sur rez-de-chaussée. Soubassement en pierre de taille percé de deux arcades en plein cintre. Fruit apparent. Ancres métalliques visibles en façade. Bandeaux d'étage. Lucarnes. 7 rue de Bièvre – 10 rue des Bernardins
Maison reconstruite au XVIIIe siècle, elle appartient en 1745 à J. Cinget, procureur au Parlement. La façade en pierre de taille rue de Bièvre est composée de trois travées principales et trois étages carrés sur rez-de-chaussée. Elle est ornée de gracieux appuis de fenêtre en fer forgé à chiffre. Baies cintrées. Au rez-de-chaussée subsiste une vieille devanture de boutique en bois. 1-3 rue de Bièvre – 6 rue des Bernardins
Au no 1, maison construite en 1730 par le maître-maçon Thomas Le Gast pour Charles de Riencourt. Le no 3 est une maison de rapport construite au début du XVIIIe siècle pour un avocat, Dominique Favier. Sa façade sur rue est en pierre de taille avec un soubassement à arcade. L'arrière de la maison donne sur le 6 rue des Bernardins et présente de côté, à droite du passage, un portail cocher aux vantaux Louis XIV sculptés et un bel escalier Louis XIV à rampe de fer forgé avec un aileron de départ conservé. Rue des Bernardins
8 rue des Bernardins
Maison du XVIIe siècle possédant une lucarne à deux étages. Soubassement en pierre présentant une arcade. Appuis de fenêtre en fer forgé. 12 rue des Bernardins
Maison remarquable construite après 1631 pour Marie Dupuis, veuve du maître-maçon Jean Thierry. La façade en pierre de taille offre des lucarnes maçonnées couronnées de frontons. Appuis de fenêtre Louis XVI. Elle a été rénovée par la Ville en 1980.
14 rue des Bernardins
Maison à l'enseigne de l'image Saint-Claude, elle appartient au milieu du XVIIe siècle à Jean Garnier, maître de la garde-robe de la Reine d'Angleterre. Façade enduite composée de quatre travées très irrégulières et de quatre étages carrés sur rez-de-chaussée. 16-18 rue des Bernardins
Au no 18, belle maison en pierre du XVIIe siècle. Au rez-de-chaussée, le décoffrage d'une devanture a permis de retrouver une belle arcade en pierre à refends qui porte à la clef le numéro peint de la maison. 20 rue des Bernardins
Maison ancienne présentant une façade sur rue composée de trois travées et de deux étages carrés entre deux immeubles plus élevés dont l'un du XVIIIe siècle. Lucarnes. 17 rue des Bernardins
Immeuble de rapport construit par l'architecte Jean-Marie Boussard en 1890. Le décret de 1882 a permis les saillies. L'architecte a choisi d'orner sa façade d'un jeu de balcons en fonte supportés par des voûtains de briques émaillées.
Principaux repères bibliographiques
Alexandre Gady, La Montagne Sainte-Geneviève et le Quartier Latin, guide historique et architectural, Hoëbeke éd., Paris, 1998
Marquis de Rochegude et Maurice Dumolin, Guide pratique à travers le Vieux Paris, édouard Champion éd. 1923



