«« retour

Sommaire

Parcours d'architecture

D'autres parcours à travers Paris

Partager | Imprimer | A+ | A- | A=

Parcours d'architecture : un autre regard sur le patrimoine parisien

Parcours d'architecture

2e ardt - Entre les grands boulevards et la rue Réaumur


Entre les grands boulevards et la rue Réaumur, le quartier du Sentier et de la Butte Bonne-Nouvelle
Ce parcours propose la découverte d’un quartier dont le lotissement en damier remonte pour l’essentiel au XVIIème mais dont le patrimoine, peu monumental, a longtemps été méconnu des historiens. Il permet pourtant d’appréhender, si l’on veut bien faire abstraction des dénaturations intervenues au fil du temps, un aspect de la ville “moderne” telle que la découvraient les visiteurs de Paris à la fin de l’Ancien Régime.
Construit à l’intérieur de l’enceinte de Charles V et de ses “fossés jaunes” (1556) dont il suit le tracé (rue de Cléry et rue d’Aboukir), le quartier se situait en effet aux abords de l’une des principales portes de Paris donnant accès aux Halles depuis la Basilique royale de Saint-Denis. Ses franges permettent également d’appréhender la ville du XIXe siècle et la sédimentation progressive des bâtiments, conséquence de la vocation industrielle et commerciale du quartier (passage du Caire, rue Réaumur, 10 rue des Jeûneurs par exemple).

 
Puce urbanisme Parcours numéroté et descriptif des bâtiments remarquables

Plan du parcours architectural, 2ème arrondissement
» Consulter le plan du parcours au format pdf (226 Ko)
Sur le plan,  les pastilles rouges indiquent les édifices à observer.

Les caractéristiques architecturales de ces bâtiments : 
Pastille 1 39 boulevard de Bonne-Nouvelle


Immeuble d'angle construit dans la première moitié du XIXe siècle et d'aspect Restauration. Façades en pierre de taille élevées de trois étages carrés sur rez-de-chaussée et entresol. Quatre travées sur le boulevard avec balcon desservant les deux travées centrales. Traitement de l'angle par un pan coupé rue Poissonnière. Entresol découpé par des arcatures. Balcon filant desservant les combles. Décor sobre d'aspect néoclassique (frontons plats au-dessus des fenêtres, corniche à modillons, balcons soutenus par des consoles au premier étage). Ensemble bâti remarquable s'inscrivant dans les séquences historiques des Grands Boulevards parisiens.


pastille 237 boulevard de Bonne-Nouvelle


Maison Clicquot achevée vers 1773. Œuvre du maître-maçon et entrepreneur Etienne Clicquot construit pour lui-même. Façade aux modénatures sobres, dans le style Louis XVI, présentant trois travées sur le boulevard et élevée de trois étages carrés sur rez-de-chaussée et entresol. Chanfrein à l'angle entre le boulevard et la rue Notre-Dame de Recouvrance. Corniche saillante à la retombée du toit.


pastille 331 boulevard de Bonne-Nouvelle


Immeuble de rapport élevé de cinq étages carrés sur rez-de-chaussée et un étage de combles à plan en L avec retour sur deux rues, édifié en 1835 par l'architecte Jean-Baptiste Lesueur (source : étude Werner Szambien). Façade sur le boulevard de sept travées. Immeuble luxueux entre la mode italianisante du début du XIXe siècle et la première Néo-Renaissance, fausse porte cochère, refends à l'entresol, distinction des trois travées médianes avec demi-colonnes corinthiennes entourant des fenêtres cintrées au troisième étage-belvédère, attique au-dessus, pilastres, bas-reliefs et caissons au passage d'entrée. Immeuble en pierre de taille, de très grande qualité esthétique et stylistique, comme certaines constructions de la Chaussée d'Antin et du boulevard des Italiens.


pastille 421 boulevard de Bonne-Nouvelle


Immeuble de rapport néoclassique avec retour sur la rue Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. Il aurait été construit avec des pierres provenant du chantier de démolition de la Bastille et de l'église Saint-Paul des Champs. Le propriétaire (et peut-être constructeur) était au début du XIXe siècle, Etienne Joseph Bouchez - mort en 1814 - (Cf. étude B. Centorame - source : minutier central des notaires parisiens aux Archives nationales). Façade principale de style Directoire sur le boulevard, composée symétriquement de huit travées dont les six centrales sont accusées par des balcons-“loges” au bel étage et à l'étage en attique permettant de suivre le spectacle des boulevards. Attique aux baies cintrées à l'italienne. Balcons à losanges et grand balcon alternant “résilles” et ogives. Consoles et corniches massives. Façade Directoire d'une architecture “parlante”, probablement la première construction haute sur le boulevard de Bonne-Nouvelle.


pastille 511 boulevard de Bonne-Nouvelle

Immeuble de rapport présentant une façade composée de quatre étages carrés et un retiré sur rez-de-chaussée et de huit travées, édifié par Jacques Pasqual sous l'Empire sur une propriété sise 10 rue de la Lune avec jardin sur le boulevard acquise en 1807 (source : Minutier central des notaires parisiens aux Archives nationales - étude B. Centorame). Entresol très élevé à vocation commerciale. Balcons filants au premier étage et à l'étage en attique, celui-ci à fenêtres cintrées selon la mode italienne. Tympans aux bas-reliefs allégoriques aux premier et troisième étages, aux thèmes traditionnels des saisons, évoqué par des enfants. Balcons à motifs ogivaux. La finesse du décor et le soin apporté aux proportions rattachent l'immeuble à la mode italianisante promulguée par Percier, Fontaine, Durand, Normand et d'autres architectes de premier ordre. Rareté d'immeubles Empire sur les boulevards. Parcelle traversante formant un ensemble bâti cohérent disposé autour d'une cour intérieure très étroite formant de belles courbes en vis-à-vis (abritant des escaliers).


pastille 643 rue Beauregard – 1 rue de la Lune – 5bis boulevard de Bonne-Nouvelle


Immeuble en proue implanté sur une parcelle en pointe d'îlot trapézoïdale, présentant une façade composée de cinq travées sur la rue Beauregard et élevée de quatre étages carrés sur rez-de-chaussée et entresol. D'origine et encore reconnaissable du XVIIIe siècle, le bâti a subi des modifications importantes, notamment l'adjonction d'un bow-window métallique sur le boulevard à la fin du XIXe siècle qui illustre bien le processus de sédimentation architectural à l'oeuvre dans les faubourgs. Les fenêtres sur l'angle offrent une vue sur la porte Saint-Denis. Ferronneries, agrafes soignées. Immeuble le plus remarquable et le plus authentique de l'ensemble urbain “Les Trois Pointes”, formé de trois portions d'îlots se terminant chacune par un immeuble en proue, site parmi les plus marquants et les plus anciennement illustrés du paysage parisien.


pastille 792-94 rue de Cléry

Maison du milieu du XVIIIe siècle avec chaînage d'angle, élevée de deux étages carrés sur rez-de-chaussée. Appuis de fenêtre en fer forgé conservés.

pastille 8 96 rue de Cléry


Immeuble d'habitation daté du second quart du XVIIIe siècle à R+3 + lucarnes à l'angle des rues de Cléry et Chénier. Façade sur rue Chénier d'une composition intéressante : partiellement aux travées aveugles, fenêtres de taille réduite, niche ogivale. Dépendances dans la cour. Dénivellation de la cour s'adaptant aux contraintes du terrain. Escalier ancien documenté à cette adresse.


pastille 9 139 rue d’Aboukir


Maison à loyer présentant dans son état actuel un aspect de la fin du XVIIIe siècle avec chaînage d'angle et comportant une porte présentant un remarquable décor de fonte ajourée (motif de palmette de style Empire au niveau de l'imposte) du début du XIXe siècle.


pastille 10 132 rue d’Aboukir – 3 rue Chénier


Maison d'angle de trois étages carrés attribuée à Jacques-Pierre Gisors (1755-1818), architecte et député à l'assemblée communale qui aménagea de 1795 à 1797 la salle des séances de la Chambre des Députés. Façade présentant un important décor dans le goût du début du XIXe siècle : tables aux angles et sur les trumeaux, consoles, mascarons et cartouches sculptés au-dessus des baies, garde-corps géométriques en fonte montés en tableau.


pastille 11 115 rue d’Aboukir – 2 rue Saint-Philippe


Remarquable maison à loyer du milieu du XVIIIe siècle située à l'angle de deux rues. Façade présentant trois étages carrés sur un soubassement orné de refends composé d'un rez-de-chaussée et d'un niveau d'entresol découpés par de grandes arcatures en plein cintre. La porte cochère est ornée d'un mascaron féminin à la clé. L'angle est mis en valeur par un chaînage et une niche. Belles proportions des baies cintrées à tous les niveaux. Lucarne feunière et bel escalier en fer forgé Louis XV conservé et documenté.


pastille 12 101 rue d’Aboukir


Maison du XVIIIe siècle. Façade présentant quatre travées et quatre étages carrés. Baies des deux derniers niveaux présentant des appuis de fenêtre cintrés Louis XV. Menuiseries en partie conservées. Porte ajourée par une grille de fonte ornementée de style Louis-Philippe.


pastille 13 98 à 104 rue d’Aboukir


Ensemble d'immeubles d'habitation et de commerce formant un fragment de rue homogène, intimement lié à la formation du passage du Caire sous l'Empire. Immeubles, depuis le retour sur la rue d'Alexandrie, de 7, 8, 2 et 8 travées. Les maisons les plus compactes (no 104 et no 102), avec ailes de retour et grandes cours, de quatre étages et d'une modénature sévère aux consoles cubiques et où une travée sur deux est verticalement intégrée dans une table rentrante. Au no 98, entresol relativement élevé, consoles au profil arrondi et trois étages seulement arrivant à la même hauteur de corniche que les maisons à quatre étages. Au no 100, maison de deux travées plus basse et de trois étages, peut-être signe d'un projet d'issue du passage du Caire sur la rue d'Aboukir. Tous les immeubles sont contemporains de la réalisation du passage du Caire à l'extrême fin du XVIIIe siècle, mis à part le no 100 qui lui est postérieur. Au no 102, escalier ancien documenté à cette adresse et attesté en juillet 2005.


pastille 14 2 place du Caire, passage du Caire


Passage du CaireLe passage du Caire, est le premier réalisé à Paris après celui des Bons Enfants. Il est aussi le plus long avec 370 mètres de galeries. Il est constitué d'un réseau de trois galeries à vocation commerciale dès l'origine. Ouvert en 1798-1799 pour le compte de la Caisse des Rentiers, sa réalisation est attribuée à l'architecte Philippe-Laurent Prétrel. Edifié à l'emplacement du couvent et du jardin des Filles-Dieu, les sous-sols renferment probablement des traces archéologiques importantes. La couverture originelle en bois a été très tôt remplacée par une couverture en verre et métal. Le tracé des galeries a la forme d'une hache avec le triangle à l'ouest et le “manche” orienté vers la rue Saint-Denis. De petites maisons sont assemblées le long d'allées étroites (2,70 mètres). Chaque maison comprend une cave, une boutique avec devanture en pan de bois, un étage, puis un étage mansardé qui donne au-dessus du passage.
Les travées sont rythmées par des pilastres colossaux d'un ordre insolite alliant le dorique à l'égyptien. En dépit des remaniements successifs qu'il a subis, il constitue un prototype de l'architecture parisienne d'une grande valeur historique.


pastille 15 87 rue d’Aboukir


87 rue d?AboukirImmeuble d'habitation daté du deuxième quart du XVIIIe siècle à R+3 + lucarnes de trois travées en pierre de taille construit lors de la rénovation des abords de la grande place de la Ville neuve. Chaînage d'angle, dégradé harmonieux des trois étages surmontés de mansardes traitées de la même façon, ouvertures cintrées surbaissées, appuis de la fenêtre arrondis, tables rentrantes entre les trois travées, porte cochère simple avec clef de voûte sculptée. Immeuble réunissant tous les éléments d'une résidence à mi-chemin entre l'hôtel particulier et la “maison de produit”.


pastille 16 71 rue d’Aboukir


Maison du milieu du XVIIIe siècle remarquablement conservée. Façade, sur rue et sur cour, de trois étages carrés sur un niveau d'entresol. Grandes arcatures englobant l'entresol sur cour. Belle porte cochère avec encadrement à refends présentant une console sculptée à la clef. Garde-corps conservés sur rue et sur cour en fer forgé Louis XV. Sur cour, à droite, un bel escalier est conservé avec une rampe en fer forgé Louis XV documenté.


pastille 17 67-69 rue d’Aboukir


Maison au no 67 présentant sur rue une façade en pierre de taille composée de deux travées d'aspect de la première moitié XVIIIe avec garde-corps en fer forgé de style Régence conservés sur trois étages. Maison au no 69 présentant une façade sur rue d'époque Louis XIV en pierre de taille et composée de trois travées et de trois étages carrés.


pastille 18 116 rue Réaumur


Immeuble d'angle à pan coupé de type commercial à R+5 + lucarnes construit par l'architecte Albert Walwein en 1897-1898. Façade où dominent les larges baies vitrées, et dont l'ornementation se concentre autour du porche d'entrée : deux atlantes  reposant sur des corbeaux en forme de tête de lion encadrent un médaillon pris dans un fronton triangulaire qui représente Vénus et deux amours. Moulure en feuilles de laurier encadrant la porte et mascarons ouvragés ornant l'angle du soubassement. Immeuble primé au Concours des façades de la Ville de Paris. Immeuble appartenant au lotissement cohérent de la portion de la rue Réaumur percée à partir de 1895 entre la rue Saint-Denis et la rue Notre-Dame des Victoires, constituée d'immeubles à vocation industrielle et commerciale, propriétés de commerçants de tissu en gros. Séquence homogène du point de vue de la typologie et de l'époque de construction, considérée comme le laboratoire d'expérimentation de l'architecture commerciale et du Concours des façades de la Ville de Paris instauré à partir de 1897.


pastille 19 118 rue Réaumur


118 rue RéaumurImmeuble d'activités construit en 1900 par l'architecte Charles Montarnal, élève de Ginain à l'école des Beaux-Arts. La composition de la façade est symétrique. Le bâtiment s'inscrit dans un cadre en pierre de taille et présente une grande verrière en métal, sur trois niveaux et sur toute la largeur du bâti, ornementée de chapiteaux, balustrades. Il illustre l'adaptation des nouveaux canons de l'Art nouveau aux nécessités de l'activité commerciale.


pastille 20 7 rue du Sentier-1 rue Saint-Joseph


Maison du XVIIe siècle en pierre de taille avec chaînage d'angle témoin du premier lotissement autour de l'enceinte.


pastille 21 9 rue du Sentier – 2 rue Saint-Joseph


Maison d'angle au no 9 rue du Sentier (ancienne rue du Gros Chenet) rachetée et restaurée pour Jean Bournigal, maître sellier-carrossier par l'entrepreneur et maître-maçon Pierre-Gillet Habert en 1766-1767. Sur la même parcelle (aujourd'hui détachée) donnant également sur la rue Saint-Joseph, Bournigal fait édifier en 1768, l'hôtel d'Hautpoul actuellement sis au 4 rue Saint-Joseph (cf. note de M. Alexandre Gady in procès verbal de la Commission du Vieux Paris du 10 juin 1996). A l'angle, ont été découverts les noms anciens des rues, gravés dans la pierre à l'occasion d'un ravalement survenu au milieu des années 1990.


pastille 22 11-13 rue du Sentier


No 11 : maison d'aspect vers 1770. No 13 : maison dans son aspect actuel Louis XV sur des bases peut-être plus anciennes. Escalier remarquable. Cave. Appuis de fenêtres style Louis XV.


pastille 23 4 rue Saint-Joseph


Hôtel dit d'Hautpoul édifié entre 1767 et 1768 par l'entrepreneur Pierre-Gillet Habert pour le maître sellier-carrossier Jean Bournigal. Portail en pierre de taille et mansarde à poulie conservés. Habité à partir des années 1780 et jusque dans la seconde moitié du XIXe siècle par la famille d'Hautpoul originaire du Languedoc. Le maître-maçon “Habert a conçu un édifice simple dont le plan est commandé par le terrain : un corps de logis principal au fond (il n'y a pas de jardin), avec une aile à gauche masquant le mitoyen, entourant une cour fermée sur la rue par un mur ouvert d'un portail. Dans l'axe de l'entrée se trouve la porte de l'hôtel et le vestibule desservant l'escalier placé à droite, à l'extrémité du corps de logis. Chacun des étages carrés renferme un grand appartement en L. (...) Le style mâle du portail ainsi que du motif de la porte d'entrée, à imposte en plein cintre et le vestibule à colonnes doriques sont des éléments remarquables qui se rattachent au nouveau style néoclassique” (notes A. Gady et Cl. Landes in procès verbal de la Commission du Vieux Paris du 10 juin 1996). Croisées anciennes du premier étage remarquablement restaurées en 1995.


pastille 24 8 rue du Croissant


Ancien hôtel édifié dans le second quart du XVIIIe siècle par l'architecte Jean-François Blondel (1683-1756), oncle de l'architecte et théoricien Jacques-François Blondel qu'il a eu pour élève. Académicien dès 1728, Jean-François Blondel est l'auteur d'une oeuvre importante, à Paris mais aussi à Genève, à Morlaix (Manufacture Royale des Tabacs dont le bâtiment principal subsiste) et à Rouen, ville dont il était originaire et où il édifia la Chambre des Consuls à partir de 1729.


pastille 25 23 rue du Sentier


Maison Richomme élevée en 1782-1784 par l'architecte Célestin-Joseph Happe, auteur de la “cour Batave” de la rue des Beaux-Arts, pour Richomme. Une porte cochère et un vaste passage latéral donnent accès à la cour et à la remise. Deux escaliers, dont l'un préexistant que Happe réutilise, séparent l'accès des différents habitants. L'escalier principal monte au premier étage où se situe l'appartement le plus élégant comportant des pièces de réception, ainsi qu'une chambre à coucher.
Un boudoir circulaire jouxte la grande salle de l'enfilade de la rue. La cuisine, elle aussi à l'étage noble, donne directement sur l'antichambre. Les trois étages supérieurs, dont la hauteur sous plafond diminue de fur et à mesure, sont probablement à destination locative. Deux boutiques se trouvent à rez-de-chaussée. La façade est d'une grande sobriété : un large balcon souligne le premier étage ; les refends décorent l'ensemble. Le tout est couronné d'un bel entablement dorique.
Il s'agit d'un exemple remarquable d'une maison modeste mais à la composition élaborée de la fin du XVIIIe siècle représentative de l'habitat du quartier à cette période.


pastille 26 10 rue des Jeûneurs


Anciennes dépendances de l'hôtel situé au 27 rue de Cléry (anc. hôtel Leblanc), séparées de celui-ci depuis le percement de la rue de Mulhouse en 1843. Parcelle en L, très en profondeur, comportant deux bâtiments d'habitation dont le premier a pu être affecté aux hôtes de l'hôtel, le second aux domestiques. Différentes constructions basses (écuries, remises, cave, bûcher) accolées aux murs délimitant le terrain et implantées en bordure d'une succession de cours. Dernier commun intact d'un grand hôtel du XVIIe siècle conservé dans le quartier, d'un parcellaire remarquable, actuellement en mauvais état. Il représente un abrégé de l'histoire du quartier. Escalier ancien documenté à cette adresse.


pastille 27 1 à 13 et 2 à 8 rue de Mulhouse


Ensemble d'immeubles de rapport du lotissement des frères Périer construit vers 1843 par l'entrepreneur Chavignot. Il s'agit d'un ensemble préservé dans sa cohérence composé à l'origine de treize lots construits dans le style Louis-Philippe. Les entresols élevés indiquent que la rue était réservée à l'habitat, sauf peut-être côté rue des Jeûneurs. Les modénatures sont simples mais élégantes typiques de la Monarchie de Juillet. Les cours sont associées de part et d'autre des limites séparatives permettant ainsi le dégagement de vues plus spacieuses en coeur d'îlot. L'immeuble le plus prestigieux, le no 4, avec ses consoles de balcon, ses pilastres composites aux fûts décorés de fins reliefs floraux et avec ses fenêtres cintrées au premier et au deuxième entourées également d'un relief.


pastille 28 1 rue Beauregard – 18 rue Poissonnière


Hôtel particulier dit Hôtel de la Faille situé à l'angle des rues Beauregard, Poissonnière, Notre-Dame-de-Recouvrance construit par l'architecte Pierre Vigné de Vigny pour De La Faille, commanditaire. Il est daté du deuxième quart du XVIIIe siècle (entre 1730 et 1737) et du premier quart du XIXe siècle pour les ajouts. Construction étonnamment sobre et presque néoclassique, avec sa grecque dans la corniche, pour une conception de la part d'un protagoniste de la rocaille, auteur de l'ambassade de France à Constantinople. élément le plus “baroque” : ouvertures cintrées de l'entresol avec leurs clefs de voûte volumineuses, volutes flanquant la fenêtre rectangulaire à l'intrados, de part et d'autre, remplissage par un treillage croisé, motif rare, probablement d'origine turque.


pastille 29 6 rue Beauregard


Ancien hôtel de Jacques Varignon architecte du Roi ; cour avec ferronneries bien conservées, actuel centre de séminaire ; escalier à rampe en fer forgé du XVIIIe siècle documenté.


Et aussi…


pastille 30 3 à 15 et 6 à 14 rue de Tracy


Ensemble d'une rue homogène lotie à la fin du XVIIIe siècle d'un “standing intermédiaire” dont il ne subsiste que relativement peu d'exemples à Paris (les rues Chabanais et Mandar dans le 2e arrondissement). La rue est percée et lotie entre 1784 et 1786 par l'architecte Sanson-Nicolas Lenoir pour le comte de Tracy qui avait acquis le terrain des Dames de Saint-Chaumond comprenant la servitude d'ouverture de la rue. La construction va de pair avec celle de la chapelle démolie à l'angle de la rue Saint-Denis. Les maisons comptent de quatre à dix travées, généralement quatre étages et un étage à tabatières dans les combles. Les façades sont enduites avec dessin de refends. Les bâtiments ne se distinguent les uns des autres que par les entresols commerciaux, la modénature, des modèles de balcons et de consoles (à profil arrondi ou carré) différents. Le no 14 est doté d'un porche à deux colonnes doriques sans base ; le no 6 à 3 étages seulement et à corniches au-dessus des fenêtres, est daté de 1820 environ.


pastille 31 34 à 52 rue Beauregard – 71 à 87 rue de Cléry


Ensemble d'immeubles d'habitation et de commerce implantés sur un parcellaire traversant (34-48 rue Beauregard / 71-87 rue de Cléry), formant le lotissement Beauregard-Cléry datant de la première période de construction du quartier. Maisons essentiellement de deux à quatre travées, quatre niveaux sur la rue Beauregard, cinq côté rue de Cléry à cause de la dénivellation du terrain, maisons à colombage enduites. Ligne de faîtage variée et suivant un tracé de rue légèrement ondulant. Volume vide de la cour du 36 rue Beauregard (à trois travées) particulièrement remarquable. Pignon à deux niveaux du 75 rue de Cléry également remarquable. Ensemble en grande partie intact témoignant d'une manière exemplaire de la formation de la Ville neuve au XVIIe siècle et de l'habitat ordinaire parisien de cette époque décrit par Le Muet.


pastille 32 13 à 21 et 20 à 30 rue Blondel


Ensemble de maisons d'habitation construites entre la seconde moitié du XVIIe siècle et le XVIIIe siècle sur l'ancien chemin de ronde intérieur de l'enceinte de Charles V, loties au moment de la construction de la porte Saint-Denis (1672). Elles offrent alors au voyageur arrivant une représentation du “Paris moderne” et forment un important vestige cohérent d'un projet de morceau de Ville neuve entre la porte Saint-Denis et la porte Saint-Martin. Certains sous-sols sont sans doute antérieurs (escalier à vis de la cave du no 17). Du côté impair, quelques bâtiments peuvent être datés du XVIIIe siècle. Le côté impair est en revanche homogène. Les maisons comptent de trois à cinq travées, la plupart à trois étages, côté pair avec une corniche brisée sous la toiture dans la travée centrale surmontée d'une mansarde.


pastille 33 30-32 rue du Sentier


Hôtel du président Masson de Meslay attribué à l'architecte Nicolas Pineau construit entre cour et jardin s'ouvrant par un portail en retranchement rue du Sentier. L'hôtel, de style Louis XIV, date du début du XVIIIe siècle mais a subi des remaniements et une extension vers 1900. Il fut occupé entre autres par Dambray et le banquier Hottinguer dans la première moitié du XIXe siècle. Sa transformation en manufacture entraîne une réfection dans un style néo-Louis XIV (Hervé et Frétet, entrepreneurs). L'accès au corps de bâtiment principal se fait dans l'axe de la porte cochère. A l'intérieur, un bel escalier de tracé semi-circulaire conduit au premier étage. Au sol, un dallage en marbre polychrome figure la moitié d'un soleil. Un passage latéral mène ensuite vers la cour rectangulaire entourée d'ateliers.


pastille 34 12 rue de la Lune


Maison dite “néo-grecque” : maison d'habitation élevée vers 1765 à R+4 + lucarnes de quatre travées d'une division inhabituelle : pas d'entresol, deux portes cintrées latérales, superposition verticale de deux unités séparées par une corniche, distinguées par des consoles (à goutte ou à pomme de pin) et par la présence exclusive de balcons aux premier et second étages, frise non continue au-dessus du troisième, en “chiens courants” pour les travées centrales, en méandres pour les autres. Inscription “Liberté, Égalité, Fraternité” indiquant la transformation en école. Probablement parmi les premiers édifices inspirés des études archéologiques sur la Grèce.
Puce urbanisme Principaux repères bibliographiques

Werner Szambien et Simona Talenti, Le Sentier Bonne-Nouvelle, de l’architecture à la mode, collection Paris et son Patrimoine : Délégation à l’Action Artistique de la Ville de Paris éditeur, 1999
Pascal Etienne, Le Faubourg Poissonnière, architecture, élégance, décor, Délégation à l’Action artistique de la Ville de Paris éditeur, 1986
 

Mise à jour le : 09 mai 2012
La carte de Paris - nouvelle fenêtre

La carte de Paris