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Les Balades du patrimoine

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La sculpture animaliere

Un siècle de créations

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Le 19e siècle fut celui du réalisme animalier, qui prit à cette époque des dimensions monumentales. Les multiples commandes publiques qui caractérisent alors le monde de la sculpture française encouragent plus le classicisme que l’expression personnelle des artistes.

Certains d’entre eux tentèrent cependant de s’affranchir de cet académisme à l’image d’Antoine-Louis Barye (1795-1875) qui fut le premier sculpteur à renoncer délibérément aux prétextes mythologiques dans la représentation animale. Le mouvement des Animaliers naquit à cette même période de la volonté de représenter l’animal pour lui-même, comme avaient pu le faire auparavant les artistes de la Préhistoire.

 

Contemporain des travaux de Darwin, Emmanuel Frémiet su, quant à lui, concilier un esprit d’observation naturaliste et un sens du pittoresque n’excluant pas la fantaisie. Les thèmes d’inspiration des Animaliers sont en effet suffisamment riches pour trouver leur modèle d’expression originale par la voie du naturalisme et de l’abstraction.

 

La Ménagerie du Jardin des Plantes  constitua un fabuleux vivier d’inspiration et de modèles pour les artistes du 19e siècle. Elle était fermée au public le matin pour pouvoir leur permettre d’étudier en toute quiétude le sujet de leurs oeuvres futures.

 

Les premières expositions des Animaliers eurent lieu à la Galerie Georges Petit  sous le patronage d’Armand Dayot et de Georges Gardet.

 

L’après-guerre sonna le renouveau de l’Art animalier qui devint alors une évidence dans tous les arts décoratifs, aidés en cela par les conquêtes extra-européennes et la venue des expositions coloniales qui donna un nouveau prétexte au mouvement animalier.

 


Cliquez sur les puces numérotées du plan pour avoir la description

 



Balades du patrimoine : puce1 Le rhinocéros
(7e) Parvis du Musée d’Orsay, Henri Alfred Jacquemart

Réalisée dans les usines de J. Voruz Aîné à Nantes, cette statue en bronze aux dimensions imposantes (2,29 m x 2,86 m x 3,78 m) fut présentée pour l’Exposition Universelle de 1878. Elle fait partie d’un ensemble de quatre statues de bronze monumentales (un cheval, un taureau, un éléphant et un rhinocéros) placé à l’origine autour de la fontaine devant le Palais du Trocadéro. Démonté en 1935 lors de la démolition du palais, le rhinocéros de Jacquemart fut installé Porte de Saint-Cloud jusqu’en 1985. Avec le cheval et l’éléphant, décrits ci-après (le taureau est à Nîmes), ce rhinocéros est depuis installé sur le parvis du Musée d’Orsay .


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Balades du patrimoine : puce2 Le jeune éléphant pris au piège
(7e) Parvis duMusée d’Orsay , Emmanuel Frémiet

Emmanuel Frémiet (1824-1910) exécuta des oeuvres de commande patriotiques dans un style néoclassique tout en étant reconnu comme un artiste excellant dans la production de sculptures animalières d’inspiration naturaliste. Il est également rattaché à l’école réaliste. Il devint membre de l’Académie des Beaux-arts en 1892 et succéda à Barye comme professeur de dessin animalier au Musée d’Histoire naturelle de Paris.

Son jeune éléphant grandeur nature (2,22 m x 3,60 m x 3,12 m), qui connut le même parcours que le rhinocéros de Jacquemart, fut acquis par le Service d’achat aux artistes vivants pour le Palais du Trocadéro à Paris à l’occasion de l’Exposition Universelle de 1878.

Emmanuel Frémiet est également connu pour sa statue équestre de Jeanne d’Arc, place des Pyramides à Paris, et pour son monument à Ferdinand de Lesseps situé à Suez.


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Balades du patrimoine : puce3 Le cheval à la herse
(7e) Parvis du Musée d’Orsay , Pierre Rouillart

Pierre Rouillart (1820-1881) fut professeur de sculpture à l’École de dessin (actuelle École des Arts décoratifs ) de 1840 à 1881. Il eut notamment comme élève le sculpteur animalier François Pompon.

Il travailla à des sculptures décoratives à l’Opéra de Paris  et au Palais du Louvre ainsi que pour la Fontaine Saint-Michel. Il réalisa également 24 groupes d’animaux destinés à la décoration du Palais de Belerbeyi à Constantinople (l'actuelle Istanbul).

Son cheval (2,23 m x 3,50 m x 2,20 m), réalisé en fonte de fer, se cabre actuellement sur le parvis du Musée d’Orsay  à Paris. L’introduction de la technique de la fonte de fer permit de multiplier les commandes publiques à partir du Second Empire en raison de son faible coût de revient et du gain en matières premières qui y est associé.


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Monument à Louis Pasteur
(7e) Place de Breteuil, Alexandre Falguière

Située au centre de la place de Breteuil, cette statue monumentale en marbre est la dernière oeuvre d’Alexandre Falguière qu’il réalisa en 1900. Elle fut ensuite installée en 1908 par l’architecte Charles Girault sur le massif de maçonnerie de l’ancienne tour monumentale du puits artésien de Breteuil. Financée grâce à une souscription publique, la statue fut terminée par Victor Peter et Louis Dubois. Elle représente Pasteur, assis et drapé dans une robe de chambre aux plis largement sculptés. Autour du socle, on peut voir la Mort, avec ses attributs traditionnels, impuissante contre la mère et son enfant, la jeune fille convalescente, les boeufs du paysan ou les moutons du berger, et même contre les vers à soie. Cette iconographie est là pour rappeler l’oeuvre de Pasteur : les vaccins contre la rage et le choléra, la pasteurisation et l’étude des maladies du ver à soie.


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Un drame au désert
(15e) Square Cambronne, Henri Fouques

A la mort d’Henri Fouques en 1891, sa veuve fait don à la Ville de Paris du plâtre de la statue. La Ville décida alors de le faire tirer en fonte de fer, alliage de fer et de carbone, à la fonderie Darenne.

Cette statue monumentale (2 m x 1,60 m x 2,50 m), située dans le Square Cambronne, pèse près de 2200 kg et est composée de trois pièces, joint plomb, dont l’assemblage a été réalisé par boulons-écrous en fer forgé. La sculpture est peinte à l’huile et comporte une sous-couche orange au minium de plomb.

La statue est également appelée Arabe au Désert et est en possible relation avec la campagne d’Algérie, la guerre Franco- Marocaine, ainsi que les conquêtes et explorations africaines qui jalonnent le 19e siècle.


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L’oiseau lunaire
(15e) Square Blomet, Joan Miró

Joan Miro (1893-1983) est un peintre, sculpteur et céramiste espagnol, considéré comme un acteur majeur de l’Art moderne. Il rencontra le mouvement Dada en 1920 et André Breton, l’un des fondateurs du surréalisme, le décrivit comme «le plus surréaliste d’entre nous».

Il installa son atelier au 3, rue François Mouthon, à proximité de l’actuel square Blomet dans lequel est conservé L’oiseau lunaire. Cette sculpture en bronze fut réalisée en 1966. L’oeuvre sculptée de Miró peut se répartir en deux catégories : celle des assemblages d’objets bruts, dérivés du surréalisme, et celle des sculptures modelées d’inspiration «mythique». L’oiseau lunaire entre dans cette deuxième catégorie et fut une source d’inspiration constante pour Miró puisqu’il existe toute une série d’oeuvres, peintes et sculptées, reprenant le thème de l’oiseau mythologique.


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Le chien
(15e) Square Saint-Lambert, René Pâris

Elève de Georges Gardet et de Victor Peter, René Pâris (1881-1970) reçut une médaille de bronze en 1912 au Salon des Artistes Français pour la réalisation de cette sculpture. Installée en 1928, cette sculpture en pierre prend place au sein du square Saint- Lambert. Ce square, d’une superficie de plus de 20 000 m2 fut réalisé à l’emplacement des anciennes usines à gaz de Vaugirard. Cette sculpture est également appelée Le chien-loup et présente de nombreuses altérations et oxydations causées, entre autre, par les enfants du square qui prirent l’habitude de grimper dessus. La Ville de Paris tenta de remédier à ce problème en intégrant à l’aire de jeux une structure ludique de forme canine qui fait pendant à la sculpture de René Pâris.


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Les oursons
(15e) Square Saint-Lambert, Victor Peter

Cette sculpture en bronze représente deux oursons en train de jouer. Elle est située le long de la rue Joseph Liouville et on ne peut s’en approcher car elle est installée sur une pelouse derrière une grille.

Victor Peter (1840-1918) débuta sa carrière à l’atelier du sculpteur Théodore Devault avant de devenir l’élève, puis l’ami et le collaborateur d’Alexandre Falguière. Il devint professeur à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris  en 1901. Il avait pour les animaux une affection particulière. Il posséda d’ailleurs un ours et un jeune lion.


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Les taureaux
(15e) Parc Georges Brassens, Auguste Caïn

Auguste Caïn (1821-1894) est le gendre du sculpteur animalier Pierre Jules Mène et, comme lui, spécialiste de la sculpture animalière. Nombre de ses sculptures félines ornent aujourd’hui le jardin des Tuileries et la Porte des Lions au Louvre. Il fut également l’élève du sculpteur François Rude. Les deux sculptures de taureaux situés de part et d’autre de l’entrée du Parc Georges Brassens, place Jacques Marette, ornaient à l’origine les jardins du Trocadéro. Elles rappellent la destination d’origine du lieu qui les a accueilli, auparavant consacré à l’abattage des animaux.


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L’âne
(15e) Parc Georges Brassens, François-Xavier Lalanne

Seul artiste de cette balade encore vivant, François-Xavier Lalanne s’est très tôt spécialisé dans la sculpture animalière. Son âne, sculpture en bronze, qui sert de structure de jeux aux enfants est intégré dans la physionomie du Parc Georges Brassens. Les abattoirs de Vaugirard furent construits entre 1894 et 1897 par l’architecte Ernest Moreau sur le lieu-dit des Morillons. Il fonctionna jusqu’en 1976 tandis que le marché aux chevaux ferma ses portes en 1978 avant de laisser la place à l’actuel parc. Le beffroi qui était le point central du marché à la criée et les halles aux chevaux sont les seuls témoignages architecturaux attestant de l’origine du lieu.


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Monument à Louis Pasteur
Alexandre Falguière
Les taureaux
Auguste Caïne
Le cheval à la herse
Pierre Rouillarta


Puce cultureTout savoir sur la balade :

La Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris entretient à travers la capitale environ six cent statues et monuments commémoratifs qui appartiennent au patrimoine municipal. Ces oeuvres qui, pour la plupart, datent des débuts de la Troisième République, sont le fruit d’une politique active de commande destinée, selon les voeux des élus parisiens, à pourvoir au décor des squares ou de la rue. Parmi elles, figurent quelques-uns des chefs-d’oeuvre de la sculpture française : La fontaine des quatre parties du monde de Carpeaux ou Le Triomphe de la République de Dalou.


Le 20e siècle a longtemps été plus hésitant dans ce domaine, mais depuis une vingtaine d’années, la Ville de Paris a renoué avec la tradition de la commande publique. En 2004, elle a mis en place un Comité de l’Art dans la Ville, comité consultatif, rassemblant élus et experts, chargé de donner des avis sur la politique menée dans ce domaine. Avec lui, la Ville de Paris a ainsi réalisé 35 commandes publiques d’œuvres pérennes ou éphémères entre 2004 et 2008. De la Tour d’exercice de Wang Du (Paris 17e), à la Danse de la fontaine émergente de Chen Zhen (Paris 13e) ou à la Forêt de candélabres du collectif berlinois Inges Idee (Paris 19e), elles sont à découvrir à travers Paris…

 


Ville de Paris / DAC / Août 2008 ; © Ville de Paris – C. Fouin, J.M. Moser, C. Pignol

 

 

 
Des animaux en pierre dans Paris

Mise à jour le : 13 mai 2014
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