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Les Balades du patrimoine

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Fragments d’expos

SUR LES TRACES DES EXPOSITIONS INTERNATIONALES
Des jardins du trocadéro (16ème) à la mairie du 12ème

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Qu’elles aient été universelles (1855, 1878, 1889, 1900) ou internationales (Exposition des arts décoratifs en 1925, Exposition coloniale en 1931, Exposition des arts et techniques en 1937), ces grandes expositions, après avoir excité la curiosité des foules et fait rêver les contemporains, ont aujourd’hui pénétré notre imaginaire. Il semble bien qu’à la fin de chaque manifestation, les pouvoirs publics se soient régulièrement interrogés sur le devenir des bâtiments. Il fallut près de cinquante ans pour que soit détruit le Palais de l’industrie construit pour l’Exposition universelle de 1855. La célèbre galerie des machines édifiée par Ferdinand Dutert survécut à deux expositions (1889, 1900) et ne fut détruite qu’en 1910. La Ville de Paris fut particulièrement experte pour retrouver un emploi à ses propres constructions. Un des deux pavillons occupés par les services municipaux en 1889 fut reconstruit en bas de la rue La Fontaine pour abriter pendant près d’un siècle une partie des collections artistiques de la Ville. Le pavillon de 1878 eut une durée de vie plus éphémère. Reconstruit sur le côté du Palais de l’Industrie, il fut la principale galerie d’exposition municipale jusqu’à sa démolition, peu avant 1900.

Il ne faut donc pas s’étonner qu’un certain nombre de vestiges de ces décors éphémères soient aujourd’hui éparpillés dans la ville, sans que l’on connaisse toujours la raison de ce choix. Leur présence est émouvante et même nécessaire puisqu’ils nous invitent à méditer sur le passage du temps et nous rappellent un instant l’optimisme dont ils étaient porteurs.












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Elie enlevé au ciel - vers 1644, par W. Damery (1614-1678) Saint-Joseph-des-Carmes L’Assomption de la Vierge - fresque, 1730-1732, par François Lemoyne (1688-1737) - Saint-Sulpice La Transfiguration, 1723-1724,par François Lemoyne (1688-1737) - Saint-Thomas d’Aquin L’Assomption de la Vierge,toile marouflée, 1749-1756, par Jean-Baptiste Pierre (1714-1789) - Saint Roch


Balades du patrimoine : puce1 Exposition internationale des arts décoratifs de 1925
Jardins du Trocadéro
(16ème)
Carlo Sarrabezolles Pallas Athéné

Cette reproduction en résine d’une sculpture de Sarrabezolles (1888-1971), dont l’original fut exposé par l’artiste à l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels de 1925, a été installée dans les jardins du Trocadéro en 1988.
L’oeuvre décorait la façade principale du pavillon du Club des Architectes DPLG construit par l’architecte Paul Tournon (1881-1964). Les deux hommes collaborèrent plusieurs fois au cours de leurs carrières, en particulier, en 1926, lors de la construction de l’église de Villemomble où le sculpteur a taillé dans le béton frais les figures monumentales du campanile puis, en 1928, à l’église d’Elisabethville.
Le pavillon des architectes s’ouvrait sur une cour jardin par trois arcades d’un dessin très pur rehaussé d’un décor en relief. La Pallas occupait le flanc droit de la composition. Placée sur un socle portant l’inscription La Danse sacrée - A Pallas Athéné par qui les dieux vainquirent les géants - A l’intelligence dominatrice de la matière, l’oeuvre, imprégnée d’art antique, montre toute la maîtrise de l’artiste dans l’expression du mouvement.


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Balades du patrimoine : puce2 Exposition universelle de 1878
Parvis du musée d’Orsay
(7ème)
Les grandes parties du Monde

Les figures allégoriques représentant les grandes parties du monde ont été installées en 1986 sur le parvis du musée d’Orsay sauvant ainsi de l’oubli un des ensembles les plus connus de l’Exposition universelle de 1878.
Les statues surplombaient la cascade de l’ancien Palais du Trocadéro qui fut démoli en 1935. Elles encadraient la tribune d’honneur d’où les délégations étrangères découvraient le panorama de l’Exposition. L’Europe (Alexandre Schoenewerk), L’Asie (Alexandre Falguière), L’Afrique (Eugène Delaplanche) et L’Amérique du Nord (Ernest Hiolle) étaient installées à l’avant. L’Océanie (Mathurin Moreau) et L’Amérique du Sud (Aimé Millet) complétaient le programme à l’arrière.
Une représentation des continents faisant cortège au souverain ou symbolisant le triomphe de la Religion fut un des thèmes récurrents de l’art du décor à partir de la Renaissance. Le XIXe siècle en fit, plus prosaïquement, le signe de la puissance économique des États. Des programmes semblables fleurirent après 1850 dans le décor intérieur des Bourses de commerce, à travers l’Europe et sur le continent nord-américain.


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Balades du patrimoine : puce3 Exposition universelle de 1900
Square Felix-Desruelle
(6ème)
Le portique de Sèvres

Ce portique monumental, exécuté en grès cérame, fut construit pour orner la façade du pavillon de la manufacture de Sèvres lors de l’Exposition universelle de 1900. Conçu par l’architecte Charles-Auguste Risler (1864-1937) qui s’était adjoint le concours du sculpteur Jules Coutan pour le décor figuratif, il fut un des clous de l’Exposition.
Composé d’un arc encadré de piliers soutenant une corniche ornée de guirlandes de fruits et de fleurs, l’ensemble est surmonté d’un entablement entrecoupé de panneaux de feuillages modelés en pleine pâte. La verrière initialement prévue a été remplacée par un fond de paysage sur lequel a été adossé un médaillon montrant une allégorie de la céramique.
Charles Risler, architecte de plusieurs des pavillons de l’Exposition (palais du costume, magasin du Bon Marché), fut un des principaux collaborateurs de la manufacture de Sèvres autour de 1900. Il s’intéressa particulièrement à l’emploi du grès cérame dans la construction monumentale, matériau qui fut préféré progressivement à la faïence et à la terre cuite émaillée pour ses qualités de résistance et de durabilité.


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 Exposition universelle de 1889
Square Paul-Langevin
(5ème)
Eléments de décor de façade

Scellés dans le mur du jardin, trois reliefs en céramique (un médaillon portant le nom d’Ingres et deux panneaux décorés de guirlandes accompagnées des symboles de la peinture et de l’architecture) proviennent de l’ancien Palais des Beaux-Arts construit par l’architecte Jean-Camille Formigé (1845- 1926) pour l’Exposition universelle de 1889. L’édifice utilisait avec brio les ressources de l’architecture métallique. Il frappa l’imagination du public par les nuances innombrables de son décor de céramique dont la plus grande partie provenait de la manufacture Emile Müller. Quatre médaillons monumentaux – dont seul celui portant le nom d’Ingres, a été conservé – étaient placés dans les écoinçons des arcades. On lisait sur les autres les noms de Labrouste, Rude et Delacroix. La commande des figures de génies avait été partagée entre les sculpteurs Louis-Oscar Roty et André-Joseph Allar. En partie haute, des figures allégoriques séparées par des motifs de guirlandes accompagnées des symboles des différents arts complétaient la décoration, tout en rappelant la destination du bâtiment.


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 Exposition internationale des arts décoratifs de 1925
Mairie du 5ème - 21, place du Panthéon
(5ème)
Les statues de la Cour des Métiers

Quatorze statues de travailleurs qui décoraient la Cour des Métiers à l’Exposition des arts décoratifs de 1925 ont été installées en 1930 à la mairie du 5ème. Chacune d’elles représente un métier d’art différent : la Couturière (Marque), le Forgeron (Dejean), le Charpentier (Traverse), le Verrier (Wlérick), l’Orfèvre (Contesse), le Bijoutier (Vigoureux), le Relieur (Cavaillon), le Tapissier (Pommier), la Modiste (Arnold), le Tailleur de pierre (Guénot), le Jardinier (Niclausse), l’Ebéniste (Drivier) et le Céramiste (Halou).
Conçue par l’architecte Charles Plumet, la cour occupait l’extrémité de l’esplanade des Invalides dans l’axe d’une fontaine de Lalique. Elle était formée d’un jardin entouré de portiques et meublé d’une fontaine, sorte d’impluvium inspiré des atriums romains. Sur les murs des galeries, de grands panneaux commandés aux peintres Marret (la Rue, les Transports, les Sports, l’Architecture), Guillonnet (la Parure, les Jardins, le Théâtre) et Rapin (l’Enseignement, le Mobilier) alternaient avec les statues qui étaient installées dans des niches étroites sur de grands socles.


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 Exposition universelle de 1900
Square Scipion
(5ème)
Alexandre Charpentier (1856-1909) Les Boulangers

Ce bas-relief monumental réalisé par le sculpteur Alexandre Charpentier et exécuté en briques de grès polychrome par la maison Emile Müller et Cie fut présenté à l’exposition décennale des Beaux-Arts au moment de l’Exposition universelle de 1900. Après avoir été installé quelques années dans le square Laurent-Prache, à côté de l’église Saint-Germain-des-Prés (6ème), il a rejoint depuis le square Scipion (5ème). Le relief, inspiré à l’artiste par la célèbre Frise des Archers mise à jour à Suse, lors des fouilles du palais de Darius (Musée du Louvre), fut une oeuvre majeure du catalogue du céramiste également spécialisé dans la reproduction des chefs-d’oeuvre de l’art ancien. L’expérience acquise par la manufacture dans l’utilisation du grès d’art lui permit d’obtenir la commande de la grande frise du Travail imaginée par le sculpteur Anatole Guillot pour l’entrée de l’Exposition universelle de 1900. Le grès cérame fut utilisé dans le décor d’architecture plus tardivement que la terre cuite émaillée mais s’imposa rapidement pour les utilisations en extérieur en raison de sa plus grande résistance.


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 Exposition universelle de 1878
4, rue de la Pierre-Levée
(11ème)
Décor de façade de l’ancienne manufacture Loebnitz

Quatre panneaux de céramique, représentant l’Architecture, la Sculpture, la Peinture et la Céramique, décorent la base des baies de façade. Le bâtiment, construit au début des années 1880 par Paul Sédille (1836-1900), l’architecte des magasins du Printemps, fut jusqu’en 1930 l’atelier de la manufacture Jules Loebnitz.
Trois de ces panneaux proviennent de la porte du pavillon des Beaux-Arts à l’Exposition universelle de 1878. Cette entrée monumentale, dessinée par Paul Sédille, était constituée de panneaux de céramique de couleur fabriqués par la manufacture. L’ensemble, qui constituait une sorte de manifeste et qui fut récompensé d’une médaille d’or, ouvrait la voie à l’utilisation de la céramique polychrome dans le décor monumental. Artiste autant qu’industriel – et en cela, très représentatif de l’évolution de l’artisanat d’art au XIXe siècle – Jules Loebnitz (1836-1895) collabora à partir des années 1840 avec les architectes les plus réputés de l’époque qui tous, de Duban et Viollet-le-Duc à Charles Garnier et Paul Sédille, furent de grands défenseurs de l’architecture polychrome.


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 Exposition internationale des arts et techniques de 1937
Jardin de Reuilly
(12ème)
Charles Malfray (1887-1940) La Danse
René Chauvel (1886-1962) Amazone

Le parvis bas des musées d’art moderne fit l’objet, en 1937, d’un aménagement inspiré de celui des villas romaines. Réparties de part et d’autre d’un miroir d’eau bordé d’un emmarchement continu, deux files de nus féminins posés sur des dés de pierre se répondaient de part et d’autre de la composition. Popineau (Le Printemps), Saupique (Jeune fille), Ozouf (L’Eveil), Collamarini (L’Automne) et Debarre (La Provence) se sont partagés la commande du côté ouest, tandis que Paul Simon (La Campagne), Chauvel (Amazone), Malfray (La Danse), Abbal (La Moisson) et Lejeune (Eve) exécutaient les statues situées en face. L’ensemble fut déposé à la fin de l’exposition et remplacé alors par des vases en plomb disparus depuis. La Moisson fut déposée en province après la guerre et, seules La Danse de Malfray (sans doute l’oeuvre la plus intéressante de cette commande, par sa monumentalité) et l’Amazone de Chauvel ont survécu au désintérêt très injuste qui frappe la sculpture figurative de l’entre-deux guerres. Elles ont été installées sur la terrasse du jardin de Reuilly en 1990.


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 Exposition coloniale internationale de 1931
Mairie du 12ème - Avenue Daumesnil
(12ème)
Le salon des outremers (ex-salon colonial)

Les murs du salon des outremers (ex-salon colonial) ont reçu en 1935 un ensemble de peintures provenant de l’Exposition coloniale. Réalisées par deux peintres peu connus, Louis Beaupuy (1896-1974) et René Durieux (1898-1952), les toiles ont alors été remaniées afin d’être adaptées à la disposition architecturale de la pièce.
Le cycle déroule un panorama coloré de l’empire colonial français. L’Asie (l’Indochine), l’Afrique (le Congo, l’Algérie, le Maroc et Madagascar), l’Océanie (Tahiti) et les Antilles (la Martinique) s’y côtoient dans une même vision rêvée empreinte de sérénité. Les deux peintres furent membres de la société coloniale des artistes français. Louis Beaupuy, grâce à deux bourses attribuées par la Société, visita Madagascar en 1931 et l’Afrique équatoriale française en 1934. De retour en France, il signa seul de grandes peintures d’Histoire pour le décor intérieur de l’hôtel de ville de Noyon. Le second quitta Paris au cours des années Trente et vécut alors principalement dans le Vaucluse, retiré au Crestet dont il parsema les ruelles de sculptures et de gargouilles.


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Exposition universelle de 1900
Square Felix-Desruelle
(6ème)
Le portique de Sèvres

 


Puce cultureA VOIR EGALEMENT  :

Exposition universelle de 1867
- Bartholdi
Champollion
Parc égyptien / Collège de France (5ème)

Exposition universelle de 1878
- Bonheur
Boeufs
Champ-de-Mars / Parc Georges-Brassens (15ème)
- L. et Ch. Rochet Charlemagne et ses Leudes
Palais du Champ-de-Mars / Parvis Notre-Dame (4ème)
- Rouillard Cheval à la herse
Jacquemart Rhinocéros
Fremiet Jeune éléphant pris au piège
Jardins du Trocadéro / Parvis du musée d’Orsay (7ème)
- Attribué à Rodin Mascarons
Fontaines du Trocadéro / Fleuriste municipal (16ème)

Exposition coloniale de 1906
-
La Porte chinoise
Grand-Palais (8ème) / Jardin d’agronomie tropicale – Bois de Vincennes (12ème)

Exposition coloniale de 1931
- Drivier
La France
Palais des colonies / Place Edouard-Renard (12ème)

Exposition des arts et techniques de 1937
- Landowski
Fontaines
Entrée annexe de l’Exposition / Porte de Saint-Cloud (16ème)
- Zadkine Le Messager
Pavillon des bois exotiques / Place de Finlande (7ème)
- Couvègnes Eve
Porte Delessert / Square de la butte-du-Chapeaurouge (19ème)

 


Mairie de Paris / Direction des affaires culturelles – Crédits photographiques : Ville de Paris / C. Pignol et J. M. Moser

Mise à jour le : 18 décembre 2014
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