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Partager sur Facebook | Partager sur Twiter | Partager | Imprimer | A+ | A- | A=Tentez un passage dans le 2e

Mairie de Paris
[13/03/2012]

De l’élégance géométrique de ses quartiers chics au dédale de ses rues commerçantes, le 2e arrondissement se traverse aussi de galeries en passages historiques…

 

Métro Opéra. La grande place bruyante a des airs de podium géant, avec ses élégantes touristes encombrées de paquets et ses hommes d’affaires empressés. Au-dessus de la mêlée, levez le nez pour observer la fière façade de l’Opéra Garnier. Engagez-vous ensuite dans la rue du Quatre-Septembre, puis à droite, dans la rue de la Michodière où se trouve, au n°4 bis, l’un des plus beaux théâtres parisiens. Dans la salle rouge et or de cet édifice Art Déco, on joue des pièces de boulevard à succès. Au bout de la rue, la paisible et raffinée place Gaillon. A droite, un Amour armé d’un trident trône sur sa fontaine et taquine le triton. Prenez ensuite la rue Saint-Augustin sur votre gauche puis, à droite, le passage Choiseul, qui s’est aujourd’hui refait une beauté. Il abrite désormais des boutiques de mode et des friperies rétro.

Puce municipalitéGaleries typiques

Galerie Vivienne
Prenez l’étroite sortie latérale de gauche, au niveau du n°52. Vous voilà dans la rue Saint-Anne (en hommage à la reine Anne d’Autriche) : le paradis des amoureux du Japon et de sa cuisine. Un sushi plus tard, empruntez à droite la rue Rameau pour rejoindre le très douillet square Louvois. En son centre se dresse l’une des plus belles fontaines parisiennes, représentant les quatre fleuves français “féminins” (Loire, Seine, Garonne et Saône). Par la rue Chabanais, rejoignez la rue des Petits-Champs, qui longe la Bibliothèque nationale de  France.

 

 Avant d’emprunter la rue Vivienne à gauche, jetez un coup d’oeil à droite aux jardins du Palais Royal. Plus loin, voici la très chic galerie Vivienne, avec son splendide dallage, sa magnifique verrière et ses salons de thé très huppés. Au XIXe siècle, François Vidocq, ex-bagnard devenu chef de la Sûreté, y avait installé ses bureaux.

 

 

 

Puce municipalitéTout en contrastes

En sortant, prenez à gauche la rue des Petits-Pères jusqu’à la place du même nom. Les 36 000 ex-voto qui ornent les murs de l’Eglise Notre-Dame-des-Victoires ainsi que les noms très pieux des commerces alentour suggèrent un lieu plein de ferveur. Mais la brasserie et la rue Vide-Gousset témoignent, quant à elles, d’un passé un peu plus turbulent…

      Tour Jean Sans Peur                   Mur des Vents                   Métro Sentier       

Place des Victoires, toute proche, admirez la pureté du dessin de l’architecte Jules Hardouin-Mansart. Il suffit ensuite de s’engager dans la longue rue d’Aboukir pour découvrir bientôt un autre Paris, vibrant et commerçant avec ses deux “rues-marchés”, de Montorgueil et des Petits-Carreaux. A l’angle des deux rues, prenez la très jolie rue Saint-Sauveur et, avant de bifurquer à droite rue Dussoubs, laissez-vous surprendre par la belle idée de Pierre Comte et de son Mur des vents. Depuis sa création, en 1974, cette sculpture moderne et colorée a visiblement tenté les tagueurs… Place Goldoni, un autre mur ludique et poétique semble en revanche épargné. Un îlot de modernité qui ne doit pas vous empêcher de rejoindre la rue Etienne-Marcel pour un petit détour par la Tour Jean-Sans-Peur, vestige du Paris féodal. A moins que vous ne préfériez vous engouffrer dans le passage du Grand-Cerf, couvert en 1835 et jalonné de belles boutiques d’artisanat. En face, de l’autre côté de la rue Saint-Denis, le passage du Bourg-l’Abbé est moins accueillant. Tout comme l’étroite impasse Saint-Denis, plus loin à gauche.
Les néons de la rue Saint-Denis clignotent à tout va.

 

     Passage de la Trinité                      Statue de Louis XIV                        rue Montorgueil

Puce municipalitéPassages affairés

Pour faire une pause, rien de tel que le passage de la Trinité, au n°164.Ancienne entrée de l’hôpital de la Trinité et de son cimetière, il est parfaitement lugubre. De quoi vous propulser illico rue Palestro, que vous quitterez à nouveau pour le passage Basfour, une ruelle du XIIIe siècle. Dans le fracas des chariots et la vapeur des fers à repasser, les employés des boutiques de textile du Sentier s’affairent dans la pénombre des autres passages de la rue: de Ponceau, Sainte-Foy ou Lemoine. Ça gouaille, ça vit, ça remue. Mais ça fatigue aussi. Vous arrivez à la porte Saint-Denis, avec son majestueux arc de triomphe, construit en 1672 par Louis XIV sur le tracé de l’enceinte de Charles V. Vous pouvez reprendre le métro, station Strasbourg Saint-Denis…


Durée de la balade : 2 h 30
Tour Jean-sans-Peur : 20, rue Etienne-Marcel. Tél. 0140262028 et sur www.tourjeansanspeur.com

Pour mieux connaître l'histoire et l'architecture des galeries et passages,
un dossier
une plaquette à télécharger, à consulter et à emporter en promenade (fomat Pdf : 5,8 Mo)

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