Grimpez sur le toit de Paris ! - Paris.fr
 

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Mairie de Paris
[19/04/2010]
Prenez de la hauteur sur la butte de Belleville (20e). De cités-jardins en ateliers, ce village perché garde les traces de son passé : rural et ouvrier.


Qui n’a jamais rêvé d’avoir Paris à ses pieds ? Chaussez-vous bien et partez à l’assaut de la butte de Belleville, Oeuvre de Ben, football dans la rue, mur peint - S Lenormandla plus haute colline de la capitale. Au métro Belleville, laissez derrière vous les vitrines des restaurants chinois où s’alignent, embrochés, de luisants canards laqués. Le boulevard de Belleville déroule devant vous ses échoppes animées : pâtisseries orientales, alimentations égyptiennes, boucheries cascher et traiteurs asiatiques.

En face, prenez la rue de Belleville qui monte tout droit vers le toit de la ville. Au XVIIIe siècle, c’était le royaume des guinguettes, du nom du petit vin issu des vignes locales : le guinguet. Témoins d’une époque plus récente, deux troquets, une brasserie centenaire et un bar à la façade Art déco jouxtent les deux symboles du vieux Belleville : les rues Dénoyez et Ramponeau. Depuis une vingtaine d’années, le vieil habitat ouvrier a laissé place à un urbanisme moderne, plus ou moins réussi.

Respirez à la Maison de l'Air

Maison de l?Air - S Lenormand

Levez le nez place Fréhel où l’artiste Ben a signé une œuvre suspendue qu’on laissera au promeneur la joie de découvrir. Tournez à droite dans la calme rue Julien-Lacroix d’où l’on peut apprécier quelques belles échappées sur le bas Belleville. Un peu plus loin, le parc de Belleville, très beau jardin en terrasses, offre aux flâneurs bassins en demi-lune, bambouseraies et parterres fleuris en toute saison. Aménagé à flanc de colline, le parc domine la ville de toute sa hauteur. Arrivés au sommet, à 108 mètres d’altitude, admirez la vue vertigineuse sur Paris et respirez un grand coup à la Maison de l’Air. Au fil de son exposition permanente, découvrez les composantes de l'air, son rôle et l'importance de sa protection...

Longez les dernières vignes du quartier en descendant la rue des Envierges, qui vous mène à une petite place anonyme au charme champêtre et désuet, à l’angle des rues de la Mare et des Cascades. Ces noms témoignent des nombreuses sources qui coulèrent longtemps sous le sol bellevillois.

Immeuble Frederic Borel - S Lenormand

 

Rue des Cascades, le regard Saint-Martin (édifice destiné à capter l’eau de la source) est encore debout, entre un vieux bistrot et de petites maisons basses. À gauche, prenez le petit escalier du passage Fernand-Raynaud pour atterrir rue de l’Ermitage. À droite, la Villa du même nom vous transporte dans un petit village charentais, avec courettes et maisonnettes. Entre les pavés, on s’attendrait presque à voir surgir des tournesols et des roses trémières… ce qui est charmant durant l’été. Plus loin, les habitants de la tranquille cité Leroy ont aménagé un jardin collectif.

Retour à la ville dans la rue des Pyrénées que vous traversez puis descendez jusqu’à la rue de l’Ermitage. A droite, engagez-vous dans la rue des Rigoles jusqu’à la rue Olivier Métra, où un minuscule square offre au promeneur fatigué l’ombrage de son unique arbre. A droite, rue de Pixérécourt, un autre square, celui de Ménilmontant, oppose ses carrés de verdure à la verticalité des tours alentour.

Fresques urbaines et immeubles colorés

En sortant, jetez un œil aux fresques urbaines qui ornent les murs de la rue de la Duée (le bonhomme blanc du peintre Mesnager et l’homme à l’imperméable noir de Némo) avant d’obliquer dans la minuscule rue Taclet. Elle abrite la Villa Georgina et son petit îlot de pavillons anciens aux jardinets accueillants. Avant de descendre la Regard de la Lanterne et marché - S Lenormandrue des Pavillons, ne ratez pas, au n° 15, l’immeuble coloré aux lignes brisées construit par l’architecte Frédéric Borel.

De retour rue de Belleville, par la rue Pelleport et la rue du Soleil, faites une petite incursion côté 19ème arrondissement, dans le jardin du Regard de la Lanterne, rue Augustin-Thierry. Cette belle bâtisse de pierre permet, encore aujourd’hui, d’accéder à la tête de l’aqueduc de Belleville par un escalier souterrain. Enfin, terminez en remontant vers le cimetière de Belleville et engouffrez-vous dans la station Télégraphe pour une ultime crapahute. À 128 mètres au-dessus du sol.


Là où, avant la naissance des services de la météo nationale, survivait un des petits métiers de Paris, le guetteur de nuages. Cette personne, en avant-poste surélevé, observait le ciel et selon la présence et l’orientation de tels ou tels nuages, avertissait les jardiniers de la nécessité d’arroser ou non les potagers alentour.

 

 

Pratique

Durée de la balade : 2 heures environ, sans compter les visites.

Visites


- Maison de l’Air : 27 rue Piat (20e). Ouverture au public d'avril à septembre, du mardi au vendredi, de 13 h 30 à 17 h 30 et les week-ends, de 13 h 30 à 18 h 30. En octobre et mars du mardi au dimanche, de 13 h 30 à 17 h 30. De novembre à février, du mardi au dimanche, de 13 h 30 à 17 h. Fermeture le lundi et les jours fériés. Entrée gratuite. Visite guidée pour les groupes sur réservation, 1 mois à l’avance, au 01 71 28 50 56.
Métro : Pyrénées ou Couronnes - Bus 26

- Parc de Belleville : entrées rue Piat, rue des Couronnes, rue Julien-Lacroix, rue Jouye-Rouve, tous les jours sauf lundi, de 8h30 à 17h30.
- Marché de Belleville : entre les stations Ménilmontant et Belleville, les mardis et vendredis matins.

 


 

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