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Studio Lipnitzki/Roger-Viollet
[09/10/2013]

Des « beuglants » de Montmartre aux mythiques salles Pleyel, Olympia et Bobino, la frêle sihouette vétue de noir d'Edith Piaf a ému le tout Paris. Sa voix inimitable reste intemporelle et ses chansons nous bouleversent encore.

 

Piaf, un moineau de Belleville

Place Edith Piaf Place et statue d'Edith Piaf (20e) - Crédit photo: François Grunberg

La légende d’Édith Giovanna Gassion commence dès sa naissance. Au 72, rue de Belleville (20e), une plaque précise : « Sur les marches de cette maison naquit le 19 décembre 1915 dans le plus grand dénuement Édith Piaf dont la voix, plus tard, devait bouleverser le monde. » Piaf est née plus précisément à l’hôpital Tenon, rue de la Chine (20e). Une statue de la chanteuse, scellée en 2003 sur la place qui porte son nom, veille à quelques mètres de là. Avant d’être un oiseau, Piaf a été un moineau, une enfant de Belleville qui pousse la chansonnette aux côtés de son père à la fin de son numéro de contorsionniste.

 

La voix de la môme bouleverse Paris

À 15 ans, Édith se lance seule sur le pavé de Paris, donnant de la voix dans les « beuglants » de Montmartre. Entre Pigalle et Blanche, sa vie croise celle de P’tit Louis, premier grand amour, qui lui donne Marcelle en 1933, éphémère enfant emportée par une méningite en 1935. Ce n’est pas encore l’heure pour le moineau de voir la vie en rose.
Son destin l’attend à l’angle de la rue Troyon et de la rue Mac-Mahon (17e), un jour d’octobre 1935. Repérée par Louis Leplée, propriétaire du cabaret le Gerny’s, rue Pierre-Charron (8e), elle passe de la rue à la scène. Il la baptise alors « la môme Piaf », petit oiseau en argot.
Olympia La mythique salle de l'Olympia - Crédit photo: François Grunberg

Au Gerny’s, elle chante et triomphe immédiatement. À 22 ans, en 1937, sur la scène du temple du music-hall, l’ABC (2e), la Môme devient définitivement Édith Piaf. Elle enchaîne pour le cinéma et le théâtre, où Jean Cocteau en fait sa coqueluche dans Le Bel Indifférent. Puis viennent les salles mythiques : Pleyel , l’Olympia , Bobino .

 

Une éternelle nomade et une amoureuse

De la porte de Bagnolet au confort bourgeois de la porte d’Auteuil, Piaf est nomade avant tout, ne meublant quasiment pas ses appartements.
Fiévreuse quand elle chante, passionnée, Piaf a aussi du flair. Yves Montand, les Compagnons de la chanson, Charles Aznavour, Eddie Constantine… tous lui doivent d’avoir cru en eux, d’en avoir aimé certains et, surtout, d’avoir propulsé leur carrière.

 

La vie en rose, le succès, Cerdan, le grand amour...

Fin 1945, installée avec Montand avenue Marceau (16e), Piaf écrit seule un des titres les plus populaires de tous les temps, La Vie en rose.
Rue du Conte de l´Isle 7 rue Leconte-de-Lisle - Crédit photo: François Grunberg

Mais les amours de Piaf, comme les feuilles mortes, se ramassent à la pelle. Séparée de Montand en 1947, elle part à New York pour y chanter Paris, la fille de joie « au coin de la rue Labat », ou encore celle « qui essuie les verres au fond du café ».
Là-bas, Piaf tombe amoureuse du boxeur Marcel Cerdan, déjà marié. L’hôtel particulier de la chanteuse, 7, rue Leconte-de-Lisle (16e), abrite la passion des deux amants. Mais L’Hymne à l’amour écrit pour Cerdan en septembre 1949 s’éteint un mois plus tard, le 28 octobre, quand son avion s’écrase aux Açores.
En 1955, elle chante à l’Olympia et noue avec Bruno Coquatrix une indéfectible amitié. Ses récitals sauvent plusieurs fois la salle mythique.

 

Ultime consécration, le Père Lachaise

67 bd Lannes 67, bd Lannes - Crédit photo: Francçois Grunberg

Le 11 octobre 1963, elle meurt dans le sud de la France. Théo Sarapo, son dernier mari, ramène en secret son corps au domicile du couple, 67, boulevard Lannes (16e). Comme un dernier retour aux sources, elle repose au cimetière du Père-Lachaise  (20e), à l’orée de Ménilmontant et des pavés de Belleville.

 

Le musée Édith-Piaf, discret, intime

C’est un petit appartement du 11e arrondissement (5 Rue Crespin du Gast 75011) dans lequel Piaf a vécu un an en 1933. Devenu musée privé consacré à la chanteuse, l’endroit permet de la découvrir en toute intimité. Dans deux pièces, les souvenirs s’exposent : une de ses célèbres petites robes noires, les peluches offertes par son dernier mari, une paire de gants de boxe de Marcel Cerdan, l’extrait de sa correspondance, des photos de la chanteuse, ses chaussures de scène, pointure 34... Ces bouts d’intimité de Piaf vous sont contés par Bernard Marchois, le propriétaire des lieux qui a rencontré l’artiste quand il était jeune.
Visites gratuites, sur rendez-vous uniquement au 01 43 55 52 72.


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Cet article a été publié à l'origine dans le journal "àParis" n°37, hiver 2010/2011
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Crédit photo : François Grunberg sauf contre-indication.

 

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