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Parcours d'architecture

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Parcours d'architecture : un autre regard sur le patrimoine parisien

Parcours d'architecture

3e ardt - Le Marais au début du 19e siècle


De la rue du Pont aux Choux à la rue des Filles du Calvaire : le Marais du début du XIXe siècle
L’histoire du Marais est inséparable de celle de la rive droite dès le Moyen-Age, avec le lotissement des Templiers à la fin du XIIIe et, au XIVe siècle, le déplacement de la résidence royale de la Cité à l’hôtel Saint-Pol.
Sa physionomie actuelle ne se dessine cependant véritablement qu’aux siècles suivants avec une série de lotissements exceptionnels engagés dès le règne de François Ier. Les Grands, nobles de robe ou d’épée, viennent ici trouver un quartier neuf, aéré, où la nouvelle architecture, inspirée de l’exemple italien, peut s’épanouir.
Il offre encore aujourd’hui un témoignage exceptionnel sur le développement de Paris sous les règnes d’Henri IV et Louis XIII. La mode se transformant et se déplaçant, le Marais perd la faveur de l’élite dès la fin du XVIIe.
Cet assoupissement masque en réalité des transformations continues. Ainsi aux confins de ce Marais très monumental du XVIIe siècle, un Marais moins bien connu mérite d’être découvert : celui des réalisations remarquables de la première moitié du XIXe siècle. Situées à l’emplacement du vaste jardin occupé jusqu’à la Révolution par le Couvent des Filles du Calvaire, la rue des Commines et la rue Froissart ne sont en effet ouvertes qu’en 1804, à l’occasion de l’un des derniers lotissements du Marais réalisé par l’entrepreneur Houdin. Le réseau des rues est achevé en 1807, mais c’est surtout sous la Restauration et la Monarchie de Juillet que les constructions les plus remarquables voient le jour.
Puce urbanisme Parcours numéroté et descriptif des bâtiments
Plan du parcours architectural, 3ème arrondissement
» Consulter le plan du parcours au format pdf (159 Ko)
Sur le plan, les pastilles rouges indiquent les édifices à observer. 
Les caractéristiques architecturales de ces bâtiments : 

Pastille 1 113 boulevard Beaumarchais – 1 rue du Pont aux Choux

Maison Martin, très belle maison à loyer Louis XVI, construite en 1775 par l'architecte Eustache Robert Devillers pour le sculpteur-marbrier Jacques-Charles Martin. La façade construite sur un plan ondulant, épouse la demi-lune formée par le débouché de la rue du Pont aux Choux. Elle est ornée de refends et porte un beau balcon. Dans le passage cocher, les deux grands escaliers à droite et à gauche, avec rampes de fer forgé à arceaux, ont été préservés. Sur la rue du Pont aux Choux, la dernière travée est surmontée d'une lucarne avec balcon qui s'avance en saillie.

pastille 2 3 rue du Pont aux Choux

Ancienne maison Louis XIII ayant appartenu au maître-maçon Michel Villedo, présentant une façade composée de trois travées et trois étages carrés sur rez-de-chaussée. Les lucarnes maçonnées sur cour sont bien conservées. Un escalier limon sur limon en bois, à balustres tournés, dessert les étages.

pastille 3 2 à 6 rue du Pont aux Choux

2 rue du Pont aux ChouxDu no 2 au no 6, maisons basses aux façades de la fin du XVIIIe siècle ou du début du XIXe. Au no 2, maison présentant une façade incurvée à chaînes d'angle en harmonie avec la façade de la maison Martin au no 1. Porte piétonne à motif début XIXe. Au no 4, maison présentant une façade sur rue composée de deux travées et de deux étages carrés sur rez-de-chaussée. Sur cour, corps de bâtiment XVIIIe présentant des appuis de fenêtre en fer forgé. Au no 6, maison présentant une élévation de deux étages carrés sur entresol et rez-de-chaussée.

pastille 4 22 rue du Pont aux Choux

Maison du XVIIe siècle située à l'angle de deux rues et présentant une façade sur la rue de Turenne composée de deux travées et de trois étages carrés sur rez-de-chaussée. Appuis de fenêtre en fer forgé Louis XIV remontés en tableau. Surélévation.

pastille 5 14 rue Commines

14 rue ComminesRemarquable immeuble Louis-Philippe. La façade, composée de cinq travées et de trois étages carrés sur entresol et rez-de-chaussée, est ornée au premier étage d'une serlienne à colonnes corinthiennes que surmonte un fronton. Garde-corps en fonte à motifs de palmette. La porte cochère avec ses vantaux en bois sculptés et une belle imposte en fonte, est encadrée de pilastres doriques laurés. Le passage-vestibule, voûté d'arêtes, a conservé une torchère dans une niche. L'aile de droite renferme un grand escalier dont les barreaux sont parfaits en leurs extrémités d'un motif végétal qui s'enroule sous la main courante. Remarquable revers de la façade sur rue avec un balcon au premier au-dessus de l'entresol. La cour, aujourd'hui parasitée, se terminait par un mur en hémicycle avec une fontaine.
pastille 6 16 rue Commines

Immeuble de la première moitié du XIXe siècle présentant une façade en avant-corps bornée de refends, composée de quatre travées et de trois étages carrés sur rez-de-chaussée.
Le rez-de-chaussée simule un faux appareil de pierre. Décor de pilastres au troisième étage. Dais sur consoles au-dessus des fenêtres du premier étage. Chambranles moulurés. Persiennes. Porte piétonne et fenêtre du rez-de-chaussée en plein cintre. Corniche à modillons à la retombée du toit.

pastille 7 19 rue Commines

Immeuble de rapport Louis-Philippe construit par l'architecte Villemsens en 1847 et présentant une façade en pierre de taille composée de cinq travées et de quatre étages carrés sur rez-de-chaussée. Elle est percée de baies aux embrasures biaises peu courantes.

pastille 8 6 rue des Filles du Calvaire

Maison à loyer édifiée en 1822. Longue façade sur rue composée de treize travées et de quatre étages carrés. Le portail, encadré de deux colonnes doriques sans base, est fermé de vantaux à panneaux en diamant. L'élévation est rythmée par de longs pilastres se terminant par des chapiteaux “à l'égyptienne”.
La fenêtre du premier, au centre, est décorée d'une serlienne à pilastres, avec deux bas-reliefs, copies du Printemps et de l’été de la façade Renaissance de l'hôtel Carnavalet. La cour pavée est entourée de bâtiments homogènes, supportés par des colonnes carrées, et abrite une belle fontaine. Ensemble Restauration remarquablement conservé.

pastille 9 10 rue des Filles du Calvaire

Maison à loyer de la première moitié du XIXe siècle présentant une façade composée de sept travées et de trois étages carrés sur rez-de-chaussée. La porte cochère possède une belle grille en fonte à motif de palmette.
Au fond de la cour, se dresse un amusant petit pavillon Restauration d'un étage, orné de pilastres ioniques, de chambranles moulurés sommés de palmettes et d'une corniche à denticules.
Puce urbanisme Principaux repères bibliographiques
Alexandre Gady,  Le Marais, guide historique et architectural, éditions Carré, 1994
Danielle Chadych, Le Marais, évolution d’un paysage urbain, Parigramme,  2005

Mise à jour le : 09 mai 2012
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