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Parcours d'architecture : un autre regard sur le patrimoine parisien
Parcours d'architecture
1er, 2e ardts - Autour du Palais Royal
Le quartier du Palais Royal
A l’ombre du Palais Royal, le caractère et l’identité du quartier sont étroitement liés à l’histoire et au développement de Paris au cours des trois derniers siècles. Ce quartier est né de la poussée de la ville pour sortir du tracé de son enceinte. Il s’est développé au gré des spéculations de l’Ancien Régime et de la volonté de policer et d’embellir la ville : arasement des buttes, trouée de l’avenue de l’Opéra.
L'avenue de l'Opéra a scindé en deux cette partie de territoire : tout l’ouest du quartier appartient déjà au monde de la boutique, des sièges de banques et assurances. En revanche, à l’est de la grande avenue, quartier littéraire et de théâtre s’il en est, les rues étroites qui entourent l’auguste monument ont gardé la mémoire des artistes, écrivains ou hommes de théâtre, qui ont aimé fréquenter ces lieux.
Parcours numéroté et descriptif des bâtiments
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Sur le plan, les pastilles rouges indiquent les édifices à observer.
Les caractéristiques architecturales de ces bâtiments :
Rue de Rivoli (1er)
Son nom évoque la victoire remportée par Bonaparte à Rivoli en 1797. Faisant allusion à cette dénomination, Balzac rattache le choix esthétique de la rue et l’emploi d’arcades au style ultramontain : « Quand les Français allèrent en Italie soutenir les droits de la couronne de France, sur le duché de Milan et sur le royaume de Naples, ils revinrent émerveillés des précautions que le génie italien avait trouvées contre l’excessive chaleur ; et de l’admiration pour les galeries, ils passèrent à l’imitation. Le climat pluvieux de ce Paris si célèbre par ses boues, suggéra des piliers, qui furent une merveille du vieux temps (…). Ce fut pour les mêmes motifs que, sous Napoléon, se construisirent les rues de Rivoli, de Castiglione, et la fameuse rue des Colonnes » (Balzac « ce qui disparaît de Paris » dans le Diable à Paris).
1/5 rue de l’Oratoire – 143 rue Saint-Honoré (1er)
La congrégation de l’Oratoire s’établit en 1616 à Paris, à proximité du Louvre, à l’emplacement de l’ancien hôtel du bouchage qu’habitait Gabrielle d’Estrées. La construction de l’église fut commencée en 1621, sans doute par Clément II Métezeau et achevée dix ans plus tard par J. Lemercier.
L’église devenue chapelle du Louvre sous Louis XIII fut un grand centre de la musique sacrée. La chapelle des Oratoriens fut affectée par Napoléon au culte protestant.
La façade construite en 1745 par Pierre Caqué, plantée de biais par rapport à l’alignement de la rue Saint-Honoré afin de correspondre à l’axe de l’église, est un modèle de classicisme dont la Révolution a supprimé le décor sculpté. La façade latérale, plus originale, est maintenue par des contreforts renversés, surmontés par des pots à feu. Classement aux Monuments Historiques.
138/158 rue Saint-Honoré et 147/19 rue Saint-Honoré (1er)
Séquence cohérente de maisons des XVIIe et XVIIIe siècles à l’ancien alignement, ayant gardé de nombreux éléments de décor de cette époque, notamment des appuis de fenêtres en fer forgé.
Au no 148, maison étroite composée de deux travées occupant l’emplacement de l’enceinte de Philippe-Auguste.
Galerie Véro-Dodat (1er)
Fermée le dimanche
Entrée 19 rue Jean-Jacques Rousseau.
Longue de 80 mètres.
En 1826, deux charcutiers, Véro et Dodat, décidèrent de construire une galerie entre les rues du Bouloi et Jean-Jacques Rousseau. Elle fait partie de l’ensemble de passages nés dans l’environnement immédiat du Palais-Royal, auquel ils ont emprunté le nom de « galerie ».
Elle possède une belle ordonnance qui plus que jamais crée une illusion de profondeur : la trame diagonale des dalles en marbre noir et blanc sur le sol, la façade continue des boutiques.
Les ornements s’inspirent de la thématique usuelle dans les édifices contemporains voués au commerce : à la base les pilastres, une grille en forme de lyre ; sur leur chapiteau un enfant nu assis entre deux cornes d’abondance et adossé à un caducée, au-dessus à l’entresol, une frise de palmettes et de caducées. Les matériaux ont été choisis pour leur apparence de luxe : cuivre pour les menuiseries des boutiques, dans un dessin assez proche de celui des boutiques du Palais-Royal, bois imitant l’acajou pour leur devanture, colonnettes peintes en faux onyx, etc. Enfin luxe suprême, des toiles marouflées ornent les plafonds des parties non vitrées. De gros cordons de feuilles et de fruits de laurier peints en blanc, liés de rubans dorés et piqués de rosaces également dorées, encadrent des peintures où sont représentés Mercure, Minerve, Cérès et Apollon. Dans d’autres, des enfants jouant de la mandoline ou de la flûte de pan, peignant ou étudiant la géographie sur un lobe terrestre. Inscription aux Monuments Historiques.
1/9 rue Montesquieu – Annexe du Ministère de la Culture (1er)
L’îlot délimité par les rues Saint-Honoré, des Petits-Champs, Montesquieu et des Bons-Enfants est constitué de deux grands immeubles : l’un, rue Saint-Honoré construit par Vaudoyer en 1920 reprend la tradition constructive des immeubles industriels du XIXe siècle ; l’autre, oeuvre de Lahalle, sur la rue Montesquieu, est caractéristique de l’architecture des années 60.
Pour voiler les différences stylistiques sans les gommer, Francis Soler, l’architecte désigné au terme du concours lancé par le Ministère de la Culture, choisit d’entourer les deux blocs par la répétition d’un même motif, une calligraphie qu’il traite tantôt en grilles ajourées de fonte d’aluminium, tantôt en traits gravés ou sérigraphiés dans la pierre et le verre du bâtiment Vaudoyer.
Passage Vérité et place de Valois (1er)
En venant de la rue des Bons-Enfants, le passage Vérité correspond à l’arcade très simple construite par l’architecte Jean-Sylvain Cartaud, chargé de construire entre la rue des Bons-Enfants et l’aile nord-est du Palais-Royal, une vaste cour fermée entourée de bâtiments uniformes pour loger les officiers de la maison d’Orléans. Ces bâtiments subsistent en partie, tronqués par l’ouverture de la rue de Valois en 1787. Abandonnant le style de l’époque de la Régence avec tous ses agréments, Cartaud y agence des masses très simples, bien équilibrées, très peu décorées, qui annoncent déjà le classicisme du règne suivant. Classement aux Monuments Historiques.
Rue de Valois (1er)
En vous dirigeant vers l’entrée du Palais-Royal, remarquez au no 8 de la rue de Valois, la maison dont le balcon en fer forgé est porté par cinq consoles amorties en forme de lion. Elle fut longtemps désignée par l’enseigne du Bœuf à la Mode. D’abord restaurant Méot (fondé en 1796), puis Boeuf à la Mode (1847-1936), le nom venait d’une enseigne représentant un boeuf coiffé d’un chapeau à ruban et portant sur le dos un châle à ramages, peinte par un certain Swaggers, bohème impénitent qui aurait ainsi réglé son ardoise.
Galeries du Palais-Royal (1er)
Ouvertes de 7h00 à 21h30
Les galeries de Valois, de Beaujolais, de Montpensier entourent les jardins du Palais-Royal. À l'intérieur, on fit construire d'autres galeries dont les vestiges subsistent encore comme la galerie d'Orléans dont il ne reste plus que les colonnades.
Le duc d'Orléans, Philippe Égalité, pour subvenir aux frais de sa cour, agrandit le Palais-Royal et loua le rez-de-chaussée à des commerçants, tenanciers de tripots, transformant ainsi le Palais-Royal en véritable bazar.
En 1786, trois des quatre bâtiments prévus furent achevés selon les plans de Victor Louis. Dans la réalisation, un soin tout particulier a été apporté aux détails de modénatures.
La répétition plus de deux cents fois de l’ordre est un tour de force auquel est parvenu Victor Louis sans tomber dans l’écueil de la monotonie, ceci grâce à un excellent calcul des proportions. L’uniformité des détails donne à l’architecture un caractère de grandeur qui n’aurait pu être obtenu par la variété des masses dans un si petit espace.
La construction de la quatrième aile fut différée faute de crédits suffisants. À sa place, l'entrepreneur construisit les Galeries de Bois prolongées par la Galerie Vitrée.
Suite à un incendie, l'architecte Fontaine reconstruisit en 1828 une nouvelle galerie, la Galerie d'Orléans. Classement aux Monuments Historiques.
Les galeries du Palais-Royal devinrent les modèles de la vie dans les passages : les flâneurs s'y abritaient des intempéries, le libertinage se donnait sans limite, dans ce bazar tout s'y mêlait.
Passage du Perron (1er)
Le Passage du Perron, datant de 1784, conduit à un escalier desservant le Palais-Royal.
Il eut une grande célébrité entre 1809 et 1826, époque où il était le rendez-vous des agioteurs et trafiquants de toutes sortes attirés par la Bourse installée dans le voisinage. Classement aux Monuments Historiques.
48 rue de Valois – 33/35 rue Radziwill (1er)
Immeuble à loyer de la fin du XVIIIe siècle construit par le maçon Guireaud de Talairac après 1781. Il compte neuf étages et atteint une hauteur exceptionnelle pour l’époque.
Cette hauteur avait à la fois un but spéculatif et publicitaire car il s’agissait d’attirer l’attention des visiteurs du Palais-Royal.
Façade régulière en pierre de taille sans aucune modénature. À l’intérieur, un escalier circulaire à double révolution est éclairé par une verrière. Entre la rue de Beaujolais et la rue des Bons-Enfants existait un dénivellement qui a été mis à profit pour réaliser ce qui est probablement le premier passage parisien : le passage des Bons-Enfants. Celui-ci passait sous l’escalier et était faiblement éclairé par une ouverture zénithale.
Rue de Beaujolais (1er)
La maison des nos 4-10, rue de Beaujolais fut bâtie au XVIIe siècle. Lotissement du palais Cardinal, il est d’une architecture sobre, son intérêt réside essentiellement dans le passage et traitement du dénivelé des deux rues. Plusieurs surélévations et aménagements ultérieurs donnent un caractère pittoresque à cet ensemble.
Passage des Deux Pavillons (1er)
Ouvert le samedi de 8h30 à 20h30
Fermé le dimanche
Long de 33 mètres.
Ce passage, qui forme une croix, a été bâti en 1820 par le comte Dervilliers pour relier la rue de Beaujolais à la rue des Petits-Champs. Il doit son nom aux deux pavillons qui l’encadrent du côté des jardins du Palais-Royal. En 1826, l’entrée du passage faisait face à la galerie Colbert.
C’est alors que Maître Marchoux, propriétaire de la galerie Vivienne, acquit ce passage et en modifia le tracé. Son allée reconstruite en biais faisait désormais face à la galerie Vivienne, récupérant ainsi les piétons qui allaient de la rue Vivienne aux jardins du Palais-Royal, cependant que la galerie Colbert perdait ce flux de clients précieux.
Galerie Vivienne (2e)
Entrée 4 rue des Petits-Champs.
Longue de 176 mètres.
Le président de la Chambre des Notaires, Maître Marchoux, qui habitait dans ce quartier d'affaires, acheta l'hôtel situé au 6 rue Vivienne et la maison mitoyenne dont le jardin donnait sur la rue des Petits-Champs. Il souhaitait construire la galerie la plus belle et la plus attractive des passages couverts de Paris. Il fit appel à l'architecte François-Jacques Delannoy, formé à l'école de l'Empire. Celui-ci associa pilastres, arcs et corniches, aux différents symboles de la réussite (couronnes de laurier, gerbes de blé et palmes), de la richesse (cornes d'abondances) et du commerce (caducée de Mercure). La mosaïque du sol est l'œuvre de Faccina. La galerie fut inaugurée en 1826. Elle attira bon nombre de gens avec ses boutiques de tailleur, bottier, marchand de vin, restaurateur, libraire, mercier, confiseur, marchand d'estampe, ... À partir du Second Empire, la galerie perdit un peu de son attrait avec le déménagement des commerces prestigieux vers la Madeleine et les Champs-Élysées. Mais de vieilles maisons telle la librairie Siroux (1828) s'y trouvent encore.
Au no 13 de la galerie, où habita en 1840 Vidocq, se trouve un escalier monumental tout à fait remarquable. Inscription aux Monuments Historiques.
Galerie Colbert (2e)
Fermée le dimanche
Entrée 6 rue Vivienne.
En 1826, la société Adam et Compagnie acheta à l'État un ancien hôtel, construit par Le Vau, ayant appartenu à Colbert, puis au régent Philippe d'Orléans. La Caisse de la Dette Publique avait ses locaux dans l'immeuble.
Afin de concurrencer la galerie Vivienne, la société Adam et Compagnie décida de faire construire, au lieu et place de l'hôtel, une galerie tout aussi remarquable que sa voisine. L'architecte J. Billaud éleva une vaste rotonde, éclairée par un dôme de verre. Au centre, il avait placé un magnifique candélabre en bronze portant une couronne de sept globes de cristal, éclairés au gaz, qu'on appela le « cocotier lumineux ». Il devint le haut lieu des rendez-vous galants sous la Monarchie de Juillet.
Aujourd'hui disparu, il a été remplacé par une statue datant de 1822.
L'architecture de la galerie inspira de nombreux architectes de toute l'Europe : le principe de la rotonde a été souvent retenu quand il s'agissait de croiser des allées dans une galerie.
La Bibliothèque Nationale racheta la galerie. Inscription aux Monuments Historiques.
38 rue de Montpensier : Théâtre du Palais-Royal (1er)
Magnifique escalier.
En 1784, les Petits Comédiens de bois du comte de Beaujolais, dernier fils du duc d’Orléans, inaugurent une petite salle de marionnettes.
Elle fut reconstruite en 1830 et devint le théâtre du Palais-Royal.
Les règlements de sécurité avaient fait des progrès au cours du XIXe siècle et les théâtres, éclairés aux chandelles, puis au gaz, construits souvent en bois, firent l’objet d’une surveillance plus attentive. L’architecte Paul Sédille fut chargé de construire un escalier de secours, installé à l’extérieur sur la façade de la rue de Montpensier, faute de place à l’intérieur.
Le fer présentait cet atout d’être à la fois incombustible et imputrescible et se prêtait avantageusement à cette utilisation. Alliant l’indispensable à l’esthétique, Sédille fit de cet escalier une composition ornementale, jouant sur les lignes horizontales des passerelles, les verticales des poteaux et les diagonales de l’escalier. Classement aux Monuments Historiques.
Passage de Beaujolais (1er)
Entrée 47 rue de Montpensier.
Passage ouvert en 1812 pour permettre aux habitants de la rue de Richelieu de se rendre plus facilement aux jardins du Palais-Royal.
Le passage est percé sous un immeuble du XVIIIe siècle comportant encore des traces du XVIIe siècle (demi-croisées), réputé bâti vers 1684 situé côté rue de Richelieu et habité en 1780 par le compositeur liégeois Grétry.
Le lotissement du pourtour de l’ancien palais Cardinal débute vers 1630 et est l’œuvre de l’entrepreneur Le Barbier. Il sera doublé en 1781 de l’enceinte intérieure du jardin du Palais-Royal à façades ordonnancées dessinées par Victor Louis.
Passage Potier (1er)
Entrée 23 rue de Montpensier.
Passage desservant les jardins du Palais-Royal depuis la rue de Richelieu ouvert au début du XIXe siècle.
Le 26 rue de Richelieu est un hôtel réputé construit en 1643, habité en 1770, par le président Bochard de Saron.
Le lotissement du pourtour de l’ancien palais Cardinal débute vers 1630 et est l’oeuvre de l’entrepreneur Le Barbier.
Il sera doublé en 1781 de l’enceinte intérieure du jardin du Palais-Royal à façades ordonnancées dessinées par Victor Louis.
Rue de Richelieu (2e)
Constructions liées au lotissement du palais Cardinal de 1640.
Au no 28, remarquable immeuble « mauresque » de rapport Louis-Philippe composé de dix travées, de trois étages sur entresol et d’un niveau en retiré. Il présente un très riche décor de sculptures ornementales (portes, travées d’entrée, chambranles, corniches, tables, etc.) d’inspiration orientalisante. Garde-corps de fonte ajourés au premier niveau (balcon) et assemblés aux autres niveaux. Inscription aux Monuments Historiques.
Au no 40, Molière y décéda le 17 février 1673, après avoir joué le Malade Imaginaire. Inscription aux Monuments Historiques.
Angle rue de Richelieu/rue Molière : Fontaine Molière (2e)
En 1838, le conseil municipal de Paris décida la suppression de cet angle pour dégager la circulation. Une fontaine, oeuvre de Visconti, fut dressée accueillant une statue en bronze de G. Seurre représentant Molière. Au-dessus de lui, dans un fronton, un petit génie tenant des couronnes. Au-dessous, de chaque côté du piédestal, La Comédie Sérieuse et La Comédie Légère en marbre de Pradier. Les deux Muses qui lèvent les yeux vers le poète tiennent des légendes où se déroule la liste chronologique des oeuvres de Molière.
Rue Thérèse (2e)
Rue tracée vers 1667.
Nos 2 à 20 et 1-11-13 : lotissement Villedo.
No 8 : immeuble de rapport de la fin du XIXe siècle présentant une façade en briques bicolores alternées et pierre blanche, composée de cinq travées et de quatre étages carrés sur rez-de-chaussée. Lucarnes. Registre décoratif emprunté aux XVIe et XVIIe siècles. Travée présentant un remarquable bow-window métallique à décor de céramique et de vitraux.
Rue des Moulins (2e)
Côté pair : ensemble cohérent d’hôtels particuliers du XVIIIe siècle.
Au no 6 : ex-hôtel, maison de rendez-vous, dont Toulouse Lautrec décora les murs. Classement aux Monuments Historiques.
Au no 10 : maison, ayant appartenu à Lulli, composée de mansardes à poulie, ferronneries, etc. Classement aux Monuments Historiques.
Au no 14 : maison d’angle en pierre de taille de la seconde moitié du XVIIIe siècle présentant un soubassement découpé par de grandes arcatures englobant un niveau d’entresol sous trois étages carrés. Tables sculptées en creux. Surélévation et garde-corps en fonte du XIXe siècle. Portail orné de refends.
Au no 7 : immeuble de rapport de style néoclassique. Façade composée de quatre travées avec des garde-corps et une porte début XIXe siècle. Décor de boutique ancienne.
Passage Choiseul (2e)
Fermé le dimanche
Entrée 40 rue des Petits-Champs.
L'un des plus longs de Paris (190 mètres).
À l'origine, la banque Mallet disposait d'un grand quadrilatère délimité par la rue Gaillon, la rue Neuve Saint-Augustin, la rue Sainte-Anne, la rue Neuve-des-Petits-Champs. S'y trouvaient alors quatre hôtels et leurs jardins, dont l'hôtel de Gesvres, célèbre pour avoir abrité l'un des tripots de la Régence. Les quatre hôtels furent détruits, et seuls quelques éléments de l'hôtel de Gesvres furent conservés, dont le porche qui forme aujourd'hui l'entrée nord du passage de Choiseul. L’entrée à pilastres et le fronton du passage ont été construits par l’architecte Tavernier en 1825. D'après Geist, il est, de tous les passages parisiens, « celui qui incarne le mieux le caractère de la rue : deux rangées de maisons sont en vis-à-vis, reliées seulement par une verrière décrochée ». Le théâtre et la littérature étaient les deux aspects les plus marquants du passage. Dans la grande allée déambulaient les habitués des théâtres alentour. Le premier éditeur de Paul Verlaine avait sa librairie dans le passage. L’enfant Ferdinand Céline y vécut de longues années. Inscription aux Monuments Historiques.
Au no 73 : théâtre des Bouffes Parisiens.
Principaux repères bibliographiques
Valérie Chiche, Itinéraires d’histoire et d’architecture, Délégation à l’Action Artistique de la Ville de Paris, 2000



