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Insolite : des sports pas comme les autres

crédits : Louis David Najar
[24/11/2011]

Paris concentre quelques activités sportives étonnantes et novatrices. En voici trois exemples : le roller derby, le bike polo et le double dutch. Que ce soit en rollers, à vélo ou entre deux cordes à sauter, ces sports insolites invitent au dépassement de soi, à un fort esprit de partage et à une bonne dose de créativité.

 

 

 

roller derby 

Définition : le Roller Derby voit s’affronter deux équipes, essentiellement féminines, montées sur patins à roulettes (dits quads) sur une piste ovale, et nécessite rapidité, détermination et endurance. Chaque équipe possède une attaquante (la jammeuse) qui doit se frayer un passage parmi les joueuses pour faire le plus grand nombre de tours de piste

Historique : il naît dans les années 1930, aux USA, sous la forme d’une course d'endurance mixte sur piste. Un homme, Leo Seltzer, remarquant que le public venait principalement pour les bousculades et les chutes, décide de corser l'affaire en introduisant des contacts entre joueurs, permettant à  la discipline de devenir plus spectaculaire.

Aujourd'hui : le sport a évolué et s’est exporté notamment ces dernières années grâce au film Bliss (2009) et à internet. C’est à cette époque que les premières équipes se créent en France. Le roller derby suscite un engouement fulgurant mais pâtis à ce jour d’un manque de véritables lieux d’entraînement. L’équipe de France participera cette fin d’année au championnat du monde à Toronto (Canada).

 

 

Les règles incontournables : il est permis de porter uniquement des coups d’épaules et de hanches, pour gêner une joueuse ou la faire chuter ; il est en revanche interdit de bloquer ou pousser une adversaire par derrière ou d’attraper, tenir ou tirer une adversaire.

Pour qui : des femmes (les garçons jouent plutôt le rôle de l’arbitre), au caractère bien trempé, ouvertes et déterminées, qui ont envie de pratiquer un sport d’endurance marqué par une forte énergie collective et un poil d’excentricité.

A noter : les joueuses portent chacune un surnom qu’elles choisissent et qui les caractérisent (ex. Joan Get27, Absolute Vermine, Kosmic Bruise, KamiKase En Moins…).

Contacts : le site des Paris Roller Girls (la seule ligue française reconnue par la fédération international de roller derby, la WFTDA) et leur page Facebook

 

 

 

 

Définition : le bike polo, c’est tout simplement du polo à vélo. Ca se joue en équipes de trois joueurs, avec des vélos anciennement à pignon fixe, des maillets bricolés et une balle de street hockey.

Historique : le « cycle polo » se jouait déjà à la fin du XIXe siècle en Irlande notamment mais ce n’est qu’en 2007 qu’il renaît sous une forme beaucoup plus urbaine et libérée sous le nom de Hardcourt Bike Polo.

Aujourd’hui : le Bike Polo continue à fédérer de nombreux joueurs à Paris, mais également à travers la France et dans le monde entier. Pour cette pratique néanmoins confidentielle, Internet reste le moyen de diffusion principal pour se renseigner sur les équipes existantes et les lieux où l’on peut jouer.

 

 

 Les règles incontournables : on ne doit jamais poser le pied par terre ; un but doit être tiré à partir de l'extrémité du maillet, creuse et ronde d'habitude, mais qui comporte parfois des capuchons, censés offrir une meilleure acuité de tir.

Pour qui : les amoureux du vélo, du pignon fixe, du bmx, des sports d’équipe, de sensations fortes, de franche camaraderie, dotés d’un esprit gentleman et fairplay.

A noter : les joueurs revendiquent un fort esprit D.I.Y. (Do It Yourself) ; chaque maillet est unique car fabriqué par son propriétaire, à partir d’un bâton de ski, et chaque vélo est  personnalisé pour s'adapter au jeu de chacun (frein avant ou double frein, roues de différentes tailles ou nombres de rayons,...)

Contacts : le site de Paris Bike Polo et leur page Facebook 

 

 

 

 

Définition : le Double Dutch (on prononce « dabeul deutch ») est un sport ludique qui se pratique à plusieurs car il faut des tourneurs pour faire bouger les cordes à sauter en rythme, et des sauteurs qui entrent dans la danse soit pour réaliser des épreuves de vitesse ou des figures acrobatiques.

Historique : le Double Dutch est né il y a 300 ans dans les rues de New York aux Etats-Unis, sous l’impulsion des enfants d’immigrés hollandais qui faisaient des acrobaties avec des cordes à sauter. Dans les années 70/80, cette discipline renaît de ces cendres grâce à l’impulsion de la culture hip hop.

Aujourd’hui : En France, la fédération fête ses 21 ans d’existence et a enfin obtenu fin octobre la reconnaissance qu’elle attendait : l’agrément du Ministère des Sports.

 

 

Les règles incontournables : tout d’abord, il faut deux cordes de minimum 3m50 et de bonnes baskets. Avant de pouvoir faire un jour des salto arrière, il faut évidemment s’entraîner souvent et franchir des étapes. La première étape est le tournage : on apprend à tourner les cordes en rythme, à sentir le « tempo », puis on rentre progressivement dans la danse, on apprend à sauter, se renverser, se réceptionner dans les chutes

Pour qui : c’est un sport mixte, ouvert à tout le monde,  avec un faible coût d’équipement et accessible aux jeunes enfants (dès l’âge de 6 ans). 

A noter : le double dutch laisse une grande part à la créativité car les sauteurs peuvent, lorsqu’ils sont suffisamment à l’aise avec les cordes, créer des figures, inventer des chorégraphies, se laisser porter par la musique et le côté spectaculaire de cette discipline qui puise aussi dans ldes mouvements de danse hip hop.

Contacts : Génération Double Dutch, 1er club Parisien de Double Dutch (75013) >> generationdoubledutch@gmail.com / Site de la Fédération Française de Double Dutch

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