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Paris à l'horizon 2025

Acteurs et partenaires de Paris : une vision capitale (22 mars 2005)

Textes des principales interventions
Serge GOLDSTEIN-DESROCHES
S. Goldstein Desroches © Mairie de Paris DDATC / Dolce Vita
dirigeant de Bouygues Telecom

 

Pour évoquer les attentes de Bouygues Telecom, il faut rappeler comment fonctionne un opérateur de téléphonie mobile : on connaît les opérateurs à travers leurs réseaux commerciaux qui distribuent la téléphonie mobile. Les attentes dont nous allons parler ne concernent pas le personnel qui est au contact sur l’ensemble du territoire pour les activités de vente, ni celui qui déploie et fait fonctionner le réseau.


À partir de là, il y a deux types d’attentes et, tout d’abord, celles des centres de clientèle où, à l’inverse de bon nombre d’entreprises, Bouygues Telecom a fait le choix de ne pas délocaliser dans des pays à bas coûts. Bouygues Telecom a choisi de garder les siens en France parce que la qualité de service apportée aux clients est meilleure. Pour des raisons d’optimisation de coût, ces centres sont installés dans de grandes villes régionales, où le prix du mètre carré n’a rien à voir avec celui de la région parisienne.


L’autre type d’attente concerne les principales fonctions siège que sont le marketing, les entités qui dirigent le réseau commercial, la recherche-développement qui conçoit le réseau et l’informatique, soit près de 4 000 personnes. Pour ces fonctions, le Groupe a choisi de rester en région parisienne.

Quelles sont nos attentes pour ces 4 000 personnes en région parisienne et pourquoi a-t-on choisi cette région ? Une grande entreprise a besoin d’espace : 4 000 personnes nécessitent 50 000 voire 80 000 m². Cela se trouve plutôt en proche banlieue que dans Paris intra-muros. Je rejoins le fait de ne pas distinguer entre la proche banlieue et Paris intra-muros : il s’agit de l’Ile-de-France. Pourquoi Paris ? Parce que c’est un bassin d’emploi où l’on trouve toutes les compétences et les formations nécessaires. C’est aussi un bassin d’affaires qui nous donne accès à des infrastructures de qualité et à des expertises dans tous les domaines : si nous avons besoin d’experts informatiques, de cabinets juridiques internationaux, etc, nous trouverons les sociétés capables de nous accompagner sur tous les sujets. Ce qui nous fait nous intéresser à une région comme Paris, c’est ce bassin d’affaires extrêmement important.

Néanmoins, il y a des freins et des goulots d’étranglement au niveau des transports. Dans Paris, le degré de saturation des transports en commun et des transports en général est très élevé et, si la politique est de développer les transports en commun au détriment de l’automobile, alors il faudra mettre en place un service minimum. Pour ce qui concerne la proche banlieue, on doit garder à l’esprit que le maillage et les interconnexions entre les différents types de transports doivent être grandement améliorés, car ils conduisent aujourd’hui à plus de 40 minutes de trajet en moyenne dès que l’on sort de la zone dense.


Un autre point auquel nous sommes sensibles est le coût. Les zones dans Paris intra-muros ou en proche banlieue ont un coût assez différent : nous trouvons en très proche banlieue les surfaces et les coûts qui correspondent mieux à nos besoins, tout en étant moins limités par les problèmes de transports.

 

Mise à jour le : 09 novembre 2010
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