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Paris à l'horizon 2025

Mobilités et déplacements à l’échelle métropolitaine (15 juin 2005)

Textes des principales interventions
Pierre MANSAT
Pierre Mansat au séminaire « Paris à l’horizon 2025 » 15 juin 2005
adjoint au Maire de Paris, chargé des relations avec les collectivités territoriales d’Ile-de-France.
Ces ateliers s’accompagnent de débats particulièrement riches et la place de Paris y apparaît comme un élément important. Ce sera indéniablement nouveau par rapport à l’ancien SDRIF et cela permet de vérifier que Paris est une ville particulièrement active dans la préparation de la révision du SDRIF et qu’elle vise à s’insérer totalement, et de façon solidaire, dans l’espace régional. À la rentrée, ces ateliers seront complétés par d’autres ateliers thématiques et par des ateliers territoriaux, notamment par un atelier « zone dense » que la ville de Paris avait appelé de ses vœux dès le début du travail de révision du SDRIF.
Nos ateliers ont permis jusqu’à présent de partager une série de diagnostics, qui vont permettre de nourrir le travail de cet atelier « zone dense » du point de vue parisien. La question du déplacement a été abordée à de nombreuses reprises dans les précédents ateliers. Elle constitue un sujet tout à fait emblématique qui va au-delà du projet d’infrastructures, qui est la porte d’entrée habituelle des documents de planification. En effet, et c’est le sens du présent atelier, la question est bien de penser la mobilité en même temps que la question urbaine et celle du développement économique. Un des buts de cet après-midi est de progresser dans notre analyse partagée de ces enjeux de mobilité, de déplacement et, bien entendu, des enjeux d’infrastructures qui en découlent.


Nous mettons aujourd’hui cette question en débat. Dans la région, le cœur de l’agglomération constitue bien un bassin de déplacements avec des problématiques spécifiques. Nous verrons si cette hypothèse est validée par vos contributions, celles des élus et des experts. Soulignons que 90 % des déplacements en transports en commun de la Région ont lieu dans cette zone dense et que, si les trajets domicile/travail ne sont plus statistiquement dominants, cette question est néanmoins prégnante : 800 000 personnes viennent de banlieue travailler quotidiennement à Paris et 300 000 Parisiens – le tiers de la population active parisienne – travaillent à présent hors de Paris, notamment à La Défense, Plaine Saint-Denis, Issy-les-Moulineaux, Marne-la-Vallée, Roissy, ce chiffre étant en augmentation constante.


Ce sont des enjeux assez nouveaux. Dans les prochaines semaines, sous l’égide de Denis Baupin, la Ville de Paris va engager l’élaboration de son plan local de déplacement intitulé « plan de déplacements de Paris ». Nous abordons ce chantier complexe – et cet atelier va y contribuer très utilement – dans une concertation approfondie avec l’ensemble des collectivités directement concernées, le Conseil régional mais aussi les collectivités du cœur de la Région. Cela nous conduit d’ailleurs à innover dans les relations, en l’absence de lieu dédié aux rapports entre Paris et les collectivités du cœur de l’agglomération, au-delà des 29 communes limitrophes.

À un premier niveau d’analyse, nous mesurons à quel point il y a une imbrication des différentes politiques de déplacements dans le cœur de l’agglomération. Comme on le verra aussi cet après-midi, des collectivités mettent en œuvre des plans de circulation, des plans de stationnement, des dispositifs de toute nature, qui ont évidemment des conséquences sur leurs voisins. La Ville de Paris considère également que la politique d’orientation parisienne en matière de déplacements, de circulation, de stationnement a des impacts sur l’ensemble du cœur d’agglomération. Nous mesurons ces impacts et essayons d’anticiper sur ces questions.


Un autre niveau est au cœur de la conception que Paris se fait d’elle-même, comme cela s’est clairement manifesté lors de l’élaboration du PLU et du PADD de Paris. Paris tire une forme de particularité de son usage quotidien par des centaines de milliers de non parisiens, sinon davantage, qui sont aussi des usagers de la ville pour diverses raisons : le travail, les loisirs, la culture, les relations familiales, et bien d’autres activités. Cette façon de vivre la ville a évidemment un impact considérable sur la ville et en matière de déplacements.


Nous intégrons toute cette façon de voir dans la déclinaison des objectifs du PDU, qui s’avèrent de plus en plus partagés par les collectivités de l’agglomération et de la Région. Parmi ces objectifs figure une question essentielle sur laquelle nous reviendrons : la santé publique.


La séance d’aujourd’hui comprend deux temps : une série d’interventions « d’experts », qui vise à préciser les dynamiques de déplacements dans la zone dense, en examinant les réalités et les politiques publiques mises en œuvre ; puis un échange entre élus qui accueillera Claude Pernes, président de l’Association des maires d’Ile-de-France, Daniel Davisse, vice-président du Conseil général du Val-de-Marne, chargé des transports, Jacques Gautier, premier vice-président du Conseil général des Hauts-de-Seine, Denis Baupin, adjoint au Maire de Paris, chargé du déplacement, de la circulation et des transports. Nous venons d’être informés que M. Serge Méry, vice-président de la Région chargé des transports, ne pourra participer à notre atelier, ce que nous regrettons.

Mise à jour le : 09 novembre 2010
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