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Paris à l'horizon 2025

Dix ans de schéma directeur régional : bilan et perspectives (16 février 2005)

Textes des principales interventions
Pierre MANSAT
Pierre Mansat © Mairie de Paris DDATC / Dolce Vita
adjoint au Maire de Paris, chargé des relations avec les collectivités territoriales d’Ile-de-France

Je veux souhaiter la bienvenue à toutes les participantes et participants, qu’ils soient élus parisiens, maires de communes de la région, élus régionaux ou acteurs de la ville - urbanistes, chefs d’entreprises, syndicalistes, responsables associatifs - au nom du maire de Paris, du comité de pilotage, de Jean-Pierre Caffet et Denis Baupin, à qui le maire a confié la responsabilité d’animer la contribution de la Ville de Paris à la révision du schéma directeur de la Région Ile-de-France (SDRIF).
Cet atelier est une première démonstration de la façon dont la Ville de Paris conçoit son implication dans la révision du SDRIF qui s’engage à l’initiative du Conseil régional d’Ile-de-France. Paris est pleinement engagé dans ce projet. Mireille Ferri, vice-présidente de la Région, qui pilote cette révision, vous exposera le point de vue de la Région. La loi fait du Conseil régional le pilote de cette mise en oeuvre et le président de la Région et le Conseil régional ont affirmé, dès l’origine, qu’elle était tout sauf l’addition de schémas départementaux préétablis. Il s’agit de travailler à l’élaboration de vrais projets régionaux. Des enjeux majeurs d’infrastructures, d’urbanisme, de protection des zones naturelles, d’environnement, d’implantation de structures universitaires, d’infrastructures de transport, des lieux et secteurs de développement économique et de logement sont mis en débat.
Le défi est de concilier les objectifs de chaque collectivité avec le projet de la Région. L’ensemble des départements d’Ile-de-France élabore actuellement sa conception du développement de son territoire. Paris va y contribuer par l’apport de son plan d’aménagement et de développement durable et de son PLU, dont le projet vient d’être adopté par le Conseil de Paris. Il le fera dans le même esprit qui a présidé à l’élaboration du PADD et du PLU parisiens, selon le rapport que Paris souhaite entretenir avec l’agglomération et l’ensemble de la région. Or, l’ensemble des groupes politiques du Conseil de Paris et des présidents de groupes ont souligné, dans leur intervention consacrée au PLU, la nécessité de concevoir un projet parisien conçu au-delà des limites administratives, communales, dans un esprit de complémentarité et de partage avec l’ensemble de la région.
Pour ce travail, il est indispensable de confronter les analyses des acteurs publics et des collectivités, notamment les départements, l’ensemble des communes, où des EPCI sont engagées dans l’élaboration de leur PLU ou de leur SCOT et des associations qui sont en train d’élaborer des projets de territoire. Le Conseil de Paris a la responsabilité de créer les conditions d’un vrai débat dans Paris, associant l’ensemble des citoyens parisiens, des associations, des entreprises, des syndicalistes et des acteurs de la ville. Il est souhaitable également de s’appuyer sur les relations construites depuis 2001 avec les collectivités locales du coeur de l’agglomération, notamment avec la signature d’un contrat particulier avec la Région, au travers des conventions et chartes de partenariat conclues avec plus d’une dizaine de communes limitrophes de Paris, de la Conférence interdépartementale signée avec le Conseil général du Val-de-Marne, soumise à discussion pour celui de Seine-Saint-Denis et proposée au Conseil général des Hauts-de-Seine.
Dans cet esprit, on souhaite créer dans la durée un lieu d’échanges et de confrontations sur le rapport entre Paris et l’ensemble de la région et de l’agglomération sur cette révision du SDRIF. La décision du Conseil régional s’appuie notamment sur le travail de ses services, l’IAURIF, la direction régionale de l’Équipement, les services de l’État.  

Dans une première partie, il paraît nécessaire d’établir le bilan du SDRIF mis en révision et de dresser, à partir de là, de ses perspectives : pour cette séance inaugurale, où il est essentiel de savoir de quoi on parle et sur quelle base on démarre la discussion.
Dans le schéma précédent, le point de vue parisien était qu’il y avait une dimension insuffisamment prise en compte : « la zone dense » de la Région Ile-de-France et son rapport avec Paris. Cette dimension sera prise en compte dans la révision du SDRIF : la délibération du Conseil régional indique que cette spécificité sera prise en compte dans notre travail. Nous pensons qu’il y a là une concentration fondamentale d’enjeux, de défis, en terme d’inégalités territoriales, d’inégalités sociales, de déplacements, de questions environnementales, d’habitat, de développement économique concurrentiel ou complémentaire. Cela n’est pas péjoratif pour les autres échelles auxquelles se pose la question d’un projet régional : la Grande ou la Moyenne Couronne, ou les autres secteurs. Il faut un zoom particulier pour traiter cette question et nous avons cru comprendre avec plaisir que le Conseil régional propose d’entrer également dans cette discussion par cet angle.
Ce travail va durer au moins deux ans. Quel développement économique partager au coeur de l’agglomération ? Comment appréhender les dynamiques sociales et les mutations ? Comment lutter contre l’exclusion et les inégalités, particulièrement cruelles dans notre région et qui continuent à se creuser ? Comment lutter contre l’étalement urbain et répondre à la question de l’habitat avec 300 000 demandeurs de logements, dont plus de 100 000 à Paris ? Ces questions ne peuvent trouver de réponse dans les seules limites communales ou parisiennes. Notre contribution doit être de participer à un travail partenarial avec l’ensemble des acteurs sur l’émergence de propositions et de solutions à l’échelle des défis posés.
Paris a engagé un travail piloté par Denis Baupin sur les transports, les déplacements et la circulation, par Jean-Pierre Caffet en matière d’urbanisme, et par moi-même. Il associe les trois-quarts des adjoints de la municipalité au premier plan desquels, Jean-Yves Mano pour le logement et Christian Sautter pour le développement économique.  
Mise à jour le : 09 novembre 2010
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