«« retour

Sommaire

Partager sur Facebook | Partager sur Twiter | Partager | Imprimer | A+ | A- | A=

Paris à l'horizon 2025

Mobilités et déplacements à l’échelle métropolitaine (15 juin 2005)

Textes des principales interventions
Jacques GAUTIER
Jacques Gautier au séminaire « Paris à l’horizon 2025 » 15 juin 2005
Premier Vice-président du Conseil général des Hauts-de-Seine, Maire de Garches.
En effet, on ne peut pas opposer services et infrastructures : les choix prioritaires et budgétaires devront être opérés dans certaines directions et le transport collectif ne doit pas être, sur une longue période, opposé au transport automobile. En effet, nous ne disposons pas de transports en commun, tels qu’une grande partie de nos concitoyens puisse se rendre dans la capitale ou ailleurs dans la zone dense, sans leur voiture. Nous disons : oui pour aller vers la défense de l’environnement et le développement durable, mais donnez-nous une période transitoire longue pour réaliser les équipements, les infrastructures et les transports en commun nécessaires. Les résultats de l’actuel contrat de plan État/Région sont assez catastrophiques. Dans le département des Hauts-de-Seine, 11 projets étaient inscrits pour 2000-2006, un seul - le prolongement d’un quai - est achevé et tous les autres sont en phase d’étude, de valorisation de schémas de principe. En 2006, au maximum 20 % de ces projets indispensables pour les transports en commun seront réalisés. Nous devons tout faire pour trouver des solutions alternatives à la voiture en nous en donnant les moyens.
Les départements de la Petite Couronne sont « pris en sandwich » entre la Grande Couronne qui cherche à rejoindre Paris, et Paris qui réduit ses circulations : nous sommes traversés par les automobiles qui nous pénalisent et ces flux sont ralentis, pour ne pas dire fermés, à l’intérieur du périphérique. Cette révision du SDRIF est une chance pour tous et le président Huchon a affirmé que le SDRIF ne peut pas être seulement l’addition de schémas départementaux et de la Ville de Paris. Pour être une réussite, il doit prendre en compte des réalités départementales qui ne soient pas fermées. À propos des Hauts-de-Seine, on est forcé d’évoquer la Seine-Saint-Denis et le Val d’Oise, les Yvelines ou l’Essonne, avec lesquels les liens sont naturels, des communautés d’agglomérations qui dépassent nos orientations, des parcs naturels urbains chers à Yves Contassot, qui vont jusque dans les Yvelines. Nous devons avoir une vision globale qui nous conduit à travailler régulièrement avec la Ville de Paris : nous avons en effet les mêmes problèmes de trafic automobile, que nous souhaitons voir réduits. Mais, pour l’instant, nous le subissons et nous cherchons à ce qu’il arrive le mieux possible vers sa destination, et nous nous battons pour proposer en investissements dans les années à venir les moyens en transports collectifs que nos concitoyens attendent.
Les réunions sur le futur STIF décentralisé, avec la Région, les 7 départements et Paris, montrent que l’enjeu majeur des Hauts-de-Seine est l’investissement. On souhaite, bien entendu, la région également, avoir une aide à la personne, mais les déficits générés nous empêcheront de réaliser les investissements nécessaires qui concernent aussi la modernisation d’une grande partie des transports en commun existants. Quand on s’éloigne, vers la Seine-et-Marne notamment, les lignes ne sont pas encore électrifiées, la régularité n’existe pas. Il est nécessaire de faire des investissements lourds, pas forcément sur des transports lourds, mais avec des solutions alternatives permettant de rejoindre ensuite les transports en commun vers Paris ou vers les autres départements.
De même, il faut moderniser une grande partie du matériel roulant et c’est l’objet d’un large débat entre la Région et l’État. Pendant des années, la SNCF a privilégié les lignes à grande vitesse au détriment de son service de banlieue. Nous héritons de matériels roulants anciens, qui ne sont pas adaptés ni sûrs. Il faut donc s’atteler à cette tâche tout en apportant des maillages et des rocades pour que la Petite et la Grande Couronne aient, peu à peu, un service de transports en commun, non équivalent à Paris - on sait que ce n’est pas possible -, mais proche, incitatif, sûr et qui offre des horaires étalés. Mais les fréquences ne devront-elles pas arriver dans un deuxième temps, compte tenu de l’effort nécessaire pour moderniser le matériel roulant ? C’est un enjeu majeur et je me félicite que l’ensemble des élus, toutes étiquettes politiques, départements d’origine ou villes confondus, y travaillent au coude à coude.
Concernant les marchandises, Yves Contassot siège au SYTCOM avec moi et nous nous battons pour que la Seine et les réseaux ferrés soient une alternative aux transports en camion des ordures ménagères vers Romainville ou vers d’autres centres, même si cela représente un surcoût de 30 %. Des syndicats comme le nôtre doivent faire ce choix, qui va dans la bonne direction, et ce dossier global, qui dépasse tous les clivages, doit nous motiver. Ce sera long et coûteux pour les collectivités, mais nous pouvons répondre à ce qui est un véritable défi.
Mise à jour le : 09 novembre 2010
La carte de Paris - nouvelle fenêtre

La carte de Paris