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Paris à l'horizon 2025

Mobilités et déplacements à l’échelle métropolitaine (15 juin 2005)

Textes des principales interventions
Daniel DAVISSE
Daniel Davisse au séminaire « Paris à l’horizon 2025 » 15 juin 2005

vice-président du Conseil général du Val-de-Marne, chargé des transports et des déplacements, maire de Choisy-le-Roi.
Je partage les grandes lignes qui viennent d’être posées, notamment sur le rapport Paris/banlieue, banlieue/banlieue et qui nous unissent tous.

J’ajouterai que l’emploi, le logement et les transports se situent au même niveau dans les préoccupations des Franciliens. Il faut porter un effort intense sur cette question des transports, dont résultera l’avenir de la Région parisienne. Faute de développer ces maillages, qui supposent des efforts d’investissement considérables, ainsi que les aides à la personne, nous risquons des enfermements sociologiques extrêmement forts. Par ailleurs, le Val-de-Marne, connaît de fortes inégalités en matière de développement économique. Si des priorités et des axes ne sont pas arrêtés pour permettre ce développement – à Orly Rungis, par exemple – si les infrastructures ne sont pas suffisantes pour servir ces grands pôles économiques, nous risquons des déséquilibres économiques très importants et des zones de moindre droit, des ghettoïsations. Ces questions d’inégalités entre les territoires sont aussi prioritaires. Elles me semblent souvent oubliées dans ce débat alors qu’elles permettraient de construire un véritable maillage en transports en commun.

Par ailleurs, dans le Val-de-Marne, le trafic de marchandises est un problème dramatique. L’ensemble des villes, par manque de ponts sur la Seine – ce qui renvoie aux nouvelles infrastructures –, recueille des trafics de marchandises considérables. Certaines fermetures nous inquiètent, en particulier celle de la CNC, qui ne permettra pas de développer le triage de Valenton II. De même, la diminution du triage de Villeneuve-Saint-Georges impliquera davantage de camions. Cela a des implications très graves sur la structuration et l’exploitation des routes et des infrastructures, qu’il faudra examiner très finement dans le cadre du SDRIF sans se contenter de les envisager en termes d’offre de services. C’est pourquoi notre département travaille, comme l’ensemble des départements, au schéma de développement et d’aménagement en rapport avec le transport et pas seulement avec l’éducation, la formation, etc. On ne peut avoir de système structurant de nos départements et de la Région, si on ne lie pas les choses et là se trouve le rapport entre le SDA et le SDRIF. Pour répondre aux déséquilibres fondamentaux qui se manifestent, on doit penser à l’aménagement du territoire et à la valorisation de cette région.

Les départements de Petite Couronne se trouvent quelquefois pris entre Paris et la Grande Couronne. En ce qui concerne la Grande Couronne, on aimerait ne pas voir passer les trains et les RER, sans qu’ils s’arrêtent dans des zones denses comme Ivry, Vitry… Ce développement est nécessaire pour que - et cela reste une priorité - les populations viennent travailler dans de bonnes conditions à Paris. Par exemple, le schéma proposé pour la ligne D du RER me paraît très loin de satisfaire les besoins et il s’étale sur beaucoup trop de temps. Le nouveau maillage du système de bus dans nos départements nécessite un travail très approfondi, qui est en cours malgré la lourdeur des différents comités d’axes qui devrait être examinée. Nous avons également besoin de nouvelles pénétrantes de métro, qui sont très insuffisantes dans les zones denses. Il est insupportable que près de sept ans soient nécessaires pour terminer la ligne 8 arrivant à Créteil.

Un autre mode de transport très important ne doit pas être oublié : les tramways. Nous avons besoin d’accélérer certains projets, comme celui qui permet de rejoindre Villejuif Athis-Mons par Orly, qui est fondamental pour l’avenir de cette zone. Pour les territoires que nous voulons redynamiser – je pense à Seine Amont –, on perçoit les nécessités objectives d’un travail en radiale.

Enfin, nous avons besoin d’un orbital, non pas tracé n’importe comment, mais qui passerait par des pôles urbains ou économiques importants. C’est à longue échéance, mais, si nous n’avons pas cela, nous n’arriverons pas à développer véritablement les rapports avec la région parisienne. Cela déconcentrera aussi les problèmes de Paris. Il y a d’ailleurs un débat à avoir sur les parkings de rabattement à ce sujet.
Voilà le point de vue d’un département de la Petite Couronne.
Mise à jour le : 09 novembre 2010
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