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Paris à l'horizon 2025

Concurrence ou développement économique partagé ? (25 avril 2005)

Textes des principales interventions
Christian SAUTTER
Christian Sautter et Pierre Mansat au séminaire « Paris à l’horizon 2025 » 25 avril 2005
adjoint au Maire de Paris, chargé du développement économique, des finances et de l’emploi

On a parlé de la zone dense et la question du périmètre n'est peut-être pas décisive. La question importante est que cette zone dense, par définition, est déjà " pleine " et donc elle se renouvelle sur elle-même, elle est en pleine mutation. Or, il est beaucoup plus difficile de faire du développement intensif, c'est-à-dire de faire évoluer une zone déjà urbanisée et dotée d'activités économiques, que d'organiser un territoire vierge. Je trouve pourtant que sur cette zone dense nous avons eu des idées relativement opérationnelles.
Une dimension importante du futur schéma directeur de la Région Ile-de-France, notamment en zone dense, est aussi le dispositif de formation en amont. Lorsque nous nous polarisons sur les bureaux et la recherche, cela concerne les Bacs + 6, Bacs + 12… que la zone dense et Paris produisent en abondance. Mais nous avons à Paris et en région Ile-de-France une grande pénurie de Bacs + 3. Le directeur des ressources humaines de la BNP évoquait un projet de centre de traitement de la clientèle à distance dans Paris nord-est pour lequel il avait besoin de 500 Bacs + 2 et Bacs + 3. Ne les ayant pas trouvés, le projet est parti à Lille.
Pour le développement du XXI° siècle, nous avons besoin de nombreux techniciens qui aient une aptitude à changer de technique. Dans le schéma directeur que nous allons faire ensemble sous l'autorité de la région, la carte des IUT, des lycées professionnels, sera un élément tout à fait déterminant. L'industrie a besoin de techniciens. Si ces techniciens ne sont pas formés en région Ile-de-France, nous aurons une difficulté supplémentaire à garder l'industrie en Ile-de-France.
Et il y a ceux qui n'ont pas le Bac (la moitié des RMIstes parisiens). C'est un vaste sujet - je ne sais pas comment on le traite dans un schéma directeur - celui de la valorisation des acquis d'expériences, celui du développement des " habiletés " par des méthodes de simulation, de façon à ce qu'on sorte de la dictature du diplôme obtenu ou pas, il y a dix ou vingt ans, ou de l'endroit où l'on habite, du nom que l'on porte, de savoir si l'on est un homme ou une femme. Cette dimension de la formation me paraît très importante.
Une devise convient très bien pour l'Ile-de-France : " unis dans la diversité ". En la matière, notre ambition est claire. Nous ne devons pas copier Londres, qui s'est développé autour de la mono activité financière, mais développer notre propre modèle. Entre les services à la personne et les besoins de services aux entreprises, il y a de la place pour des activités traditionnelles et des activités innovantes. La question est de savoir comment préserver cette diversité, et sur quel territoire.
Nous devons rester unis dans le dynamisme et résister à la tentation de parler de fin de l'âge d'or. Il faut faire ressortir un message positif, dessiner un avenir pour les jeunes et rechercher des outils concrets d'action pour le développement durable. Nous devons inverser une certaine tendance au fatalisme.
Mise à jour le : 09 novembre 2010
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