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Paris à l'horizon 2025

Acteurs et partenaires de Paris : une vision capitale (22 mars 2005)

Textes des principales interventions
Christian FAVIER
Christian Favier © Mairie de Paris DDATC / Dolce Vita
président du Conseil Général du Val-de-Marne

Cette réflexion sur la vision de Paris à l’horizon 2025 constitue une démarche partagée par l’ensemble des départements de l’Ile-de-France qui sont confrontés à la préparation de la révision du SDRIF. L’interpénétration des problèmes communs aux uns et aux autres nous conduit naturellement à réfléchir ensemble aux solutions. On ne peut se permettre un nouvel échec des prévisions du Schéma Directeur d’Ile-de-France et je me félicite de la démarche désormais très différente du Conseil régional. En 1994, faute de concertation suffisante, l’ensemble des assemblées départementales d’Ile-de-France, dont le Conseil régional, avaient rejeté le SDRIF. Or, les objectifs de rééquilibrage sont loin d’avoir été atteints ; « le fossé s’est creusé » en terme d’emplois, de logements et d’aménagement, notamment, de territoires prioritaires de développement. On est très loin de ce qui avait été envisagé.

 

Parallèlement à cette révision du SDRIF, en Val-de-Marne, nous avons engagé une réflexion sur le schéma départemental d’aménagement pour arrêter ce schéma à la fin de l’année avec les spécialistes et les élus d’autres départements et avec la volonté d’associer les habitants aux enjeux d’aménagement extrêmement importants, à travers une série de réunions publiques au cours de l’année.

 

Je me félicite des relations établies avec Paris depuis deux ans, notamment la mise en place d’une « Conférence Paris – Val-de-Marne », associant les élus pour définir un certain nombre de chantiers communs :

• La gestion de l’espace : notamment, le lien qu’opère la Seine entre notre département et Paris et les fonctions du fleuve dans cette liaison entre les deux collectivités.

• Le lien social et l’amélioration de la cohésion sociale : nous souhaitons faire évoluer le patrimoine de logement social de la Ville de Paris, très important en banlieue parisienne, notamment dans notre département, vers une intégration encore plus forte.

• Sur l’aménagement, nous partageons l’idée d’une spécificité de la zone dense. Sans doute faut-il en définir plus précisément le périmètre : le Val-de-Marne est situé en Première Couronne et l’essentiel du territoire – 90 % - est en zone dense ; seule une petite partie du département, au sud, a encore un caractère semi-rural.

Cela va au-delà de l’ancien territoire de la Seine : si nous voulons éviter l’étalement de la ville, on doit donner la priorité à la reconstruction de la ville sur la ville. Nous sommes très attachés à ce que les questions du logement, notamment social, soient traitées autrement, pour maintenir en zone dense une population modeste et lui éviter d’être chassée par la spéculation immobilière et foncière.


Pour cela, nous attachons une très grande importance à la mise en place de l’outil foncier régional - longuement débattu, notamment lors des élections régionales - et qui est un peu en difficulté du fait de l’exigence de certains départements, Hauts-de-Seine, Val d’Oise, Yvelines, de créer leur propre outil foncier départemental avec une fiscalité propre. En matière d’aménagement, les solidarités doivent s’établir aussi à l’échelle de la région. J’espère que le Gouvernement tiendra compte de cette exigence. Notre département appuie totalement la demande de la région de créer cet outil dont nous avons besoin pour maîtriser les coûts fonciers.


Second aspect en matière d’aménagement, les questions des transports. Sans oublier des améliorations sur certaines lignes structurantes et radiales, notamment au fonctionnement très médiocre des lignes C et D du RER, la priorité pour les aménagements futurs doit être donnée aux liaisons banlieue à banlieue.

Pour notre département, cela passe par l’achèvement du « Trans Val-de-Marne » vers les Hauts-de-Seine et la Seine-Saint-Denis - en complémentarité avec le tramway des Maréchaux - qui améliorera nettement le maillage des transports en commun.

 

Également soucieux d’améliorer ces transports en commun pour la zone la plus dense du département, nous sommes favorables à la proposition de la RATP d’un métro en Première Couronne. Le projet du grand tram qui avait été étudié en banlieue étant à présent très difficile à réaliser, ce projet de métro, malgré le coût d’une telle infrastructure, pourrait éviter à de nombreux habitants de notre département de passer par Paris pour circuler de banlieue à banlieue. Nous souhaitons travailler en étroite liaison avec la Ville de Paris sur un tel projet.

Mise à jour le : 09 novembre 2010
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