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Culture et Education

Gentilly participe à la Nuit Blanche

Le Générateur de Gentilly, nouveau lieu d'expérimentation artistique (2006)
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Lors de la Nuit blanche 2006, un nouveau lieu dédié à l'art contemporain, le Générateur, a été inauguré à Gentilly.


C'était le ciné de quartier. On y allait en famille, entre amis, et les plus anciens racontent encore l'œil malicieux comment de nombreux couples s'y sont formés. Comme tant d'autres, sa grande salle de 800 places a subit la concurrence de l'arrivée de la télévision, des multiplexes. Un jour, il a donné sa dernière séance et les portes se sont définitivement fermées. Devenu un entrepôt de quincaillerie, cet ancien cinéma de Gentilly, aux abords du 13e arrondissement, trouve aujourd'hui une nouvelle vie grâce à l'art contemporain.
Anne Dreyfus, danseuse, chorégraphe et Bernard Bousquet, artiste peintre, designer, le découvrent par hasard. Les deux artistes décident de s'approprier les lieux. “ Le travail était énorme, raconte Anne Dreyfus, l'état du bâtiment catastrophique. Mais l'architecture à la Miami Beach nous convenait très bien ”.

Puce municipalité Bousculer le rapport entre scène et salle, entre arts plastiques et spectacle vivant

L'endroit a été baptisé Générateur, parce que " c'est un mot large, ouvert, pas restrictif. On génère des actions, des projets ". La façade en impose, avec ses larges verrières. A l'intérieur, une vaste salle de 600 m², haute de plafond, parfaite, assure-t-on, pour les arts qu'elle abritera. Là, on espère exposer des œuvres de grandes dimensions, mais aussi favoriser la transversalité entre les arts vivants et les arts plastiques, bouleverser le rapport traditionnel scène-salle/public. Et surtout oser proposer des expériences artistiques aussi inédites que rigoureuses. Arts plastiques, ins-tallations, performances, photos, vidéos, danses, sculptures… Tout ce qui fait l'art contemporain trouve logiquement sa place au Générateur.

Puce municipalité Première Nuit blanche à Gentilly

Normal, dans ces conditions, que le jour choisi pour son inauguration corresponde à la Nuit blanche, le 7 octobre 2006, avec au programme une performance conçue par Anna Halprin, chorégraphe, grande figure de la danse postmoderne américaine.
Gentilly s'inscrit donc pour la première fois dans cette manifestation initiée il y a cinq ans par la Ville de Paris. L'objectif alors affiché est toujours le même : " consacrer une nuit à l'art contemporain, faire que Paris puisse être illuminée toute une nuit autour de l'art ", rappelle Noëlle Audejean, en charge de la manifestation. Très vite, des villes de proche banlieue sont venues se joindre à la nuit parisienne. " Elles sont maintenant une dizaine. Et en 2006, nous avons vraiment eu une programmation de très grande qualité, que ce soit à Gentilly, aux Lilas ou à Saint-Ouen-l'Aumône, poursuit Noëlle Audejean. Nous pouvons supposer que chaque année, de nouvelles villes s'empareront du concept et mèneront à bien leurs projets. "

Mise à jour le : 29 juin 2010
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