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Le FMAC à l'école
Edition 2011-2012
Les artistes
Pierre Malphettes
Né en 1970 à Paris, vit et travaille à Marseille.
Un univers où l’irrationnel devient possible
Pierre Malphettes débute sa carrière à la fin des années 1990 par des œuvres basées sur la coexistence poétique entre des matériaux industriels (bois, caillebotis, néons) et des matièresintangibles (eau, vent, lumière). L’interaction entre les matériaux et la matière est pour l’artiste un terrain d’investigation où il aime chercher des similitudes. Cela lui permet de jouer sur la perte de points de repères, sur un déséquilibre tant mental que physique.
Pierre Malphettes travaille sur différents supports : installation, vidéo et peinture murale pour nous immerger dans un univers où l’irrationnel devient possible. Il met en scène l’imaginaire en lui donnant du relief : soudain un tapis devient roulant ou volant, une boule à facettes se met à pleurer. L’artiste puise ses instruments de création dans notre environnement quotidien puis les manipule pour leur offrir une nouvelle vie. Il matérialise des espaces mentaux qui évoquent le voyage, le parcours. La poésie naît d’un déplacement contrarié, impossible, voire inconcevable. Toutes ses pièces tendent à rendre inutiles - ou du moins parcellaires - les notions d’intérieur et d’extérieur, de haut et de bas, de solide et d’évanescent.
Une « souche » : un dialogue entre la nature et l’artifice
Pierre Malphettes tente avec cette sculpture de reconstituer une souche d’arbre à partir de tasseaux de bois industrialisé. Un dialogue entre la nature et l’artifice se crée : voilà ce qu’il reste de la nature, ce que l’objet industriel conserve d’elle. Recréé à partir de son élément originel, le bois, la sculpture aux formes géométriques très accentuées contraste avec la rondeur d’une souche d’arbre.
L’œuvre fonctionne doublement comme la trace de quelque chose qui a existé. Car la souche à son état naturel est le témoin de l’existence d’un arbre et l’artiste présente ici les vestiges d’un tronc après avoir été transformé par l’homme à des fins commerciales. Une « souche » oscille entre une critique de la surexploitation quasi absurde de la nature et un rappel à ce qui fait l’origine de tout.
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« Une souche », 2008, essences de bois variés, 90 x 80 x 56,7 cm, acquisition en 2008, collection du Fonds municipal d’art contemporain de la Ville de Paris © Galerie Kamel Mennour, Paris.
Voir les travaux de médiation autour de l'oeuvre de Pierre Malphettes



