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Le FMAC à l'école

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Marit Raae, professeur d’arts plastiques de la ville de Paris














Comment le projet s’est-il monté et quel a été votre rôle ?
 
M.R. : L’année dernière, j’ai participé à une réunion au cours de laquelle le Fmac nous a présenté l’idée d’avoir une œuvre originale à l’école. En contrepartie, en tant que professeur d’arts plastiques, on nous demandait de monter à partir de cette oeuvre un projet pédagogique en collaboration avec des instituteurs. C’est très inhabituel ; en général, ce sont plutôt ces derniers qui nous sollicitent dans le cadre de leur programme. Être à la source d’un projet c’est rare ! J’en ai donc parlé à deux collègues institutrices avec qui nous avons commencé à élaborer un projet au mois de juin. À la rentrée scolaire, nous avons reçu notre œuvre et coup de chance extraordinaire, j’ai eu celle que j’avais choisie ! On a aussitôt pu démarrer le projet.

Qu’est-ce qui a motivé votre choix de l’oeuvre photographique de Jean- Michel Pancin, « Terra Incognita », connaissiez-vous l’artiste ?
M.R. : Je ne le connaissais pas du tout ! Quand j’ai vu sa reproduction sur une petite plaquette, puis sur internet, je me suis dit : Tiens ! C’est riche comme image, on peut travailler sur l’idée du voyage et creuser de nombreuses pistes avec les instituteurs.

Comment le projet a-t-il été globalement accueilli ?
M.R. : Par un énorme enthousiasme de toute part, et notamment de l’animatrice référente, Sunethra Abeyratné, dont je tiens à saluer ici le travail. C’est un élément moteur pour un centre. On travaille en parallèle sur d’autres programmes culturels conçus en interne, mais le fait de participer à un projet d’une telle envergure donne tout de suite une autre dimension à notre action !

Sur quel projet avez-vous travaillé ?
M.R : Sur un journal de bord, les enfants se sont placés en situation d’explorateurs dans un voyage imaginaire, mais une étape dramatique de leur scénario les a obligés à un atterrissage forcé ! Ils sont alors tombés dans l’image de Jean-Michel Pancin et ça a été le début du journal. Tous les mardis matin, ils racontaient un nouvel épisode de leurs aventures sur la Terre Inconnue, aussi bien sur le mode de l’écriture que de l’expression plastique. Cela nous a permis d’élargir les champs d’apprentissage en abordant, en plus de l’expression écrite, le dessin, la bande dessinée mais aussi la cartographie, l’anatomie, la sculpture, etc.

Qu’est-ce que ce projet vous a apporté professionnellement ?
M.R. : On parle toujours d’ « équipe pédagogique » dans un établissement scolaire mais en réalité, il est difficile de créer des passerelles entre les différentes disciplines et les professeurs qui les enseignent. Grâce à ce projet, professeurs des écoles, professeurs de la Ville et étudiants sont devenus partenaires, ce qui nous a permis de sortir un peu de nos territoires habituels. C’est enrichissant d’être provoqué et de sortir de l’ordinaire !

 

 

 

 

 

 

 

Mise à jour le : 14 mai 2013
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