|
|
A+ | A- | A=
Le FMAC à l'école
Edition 2009-2010
Les artistes
Édouard Boyer
Né en 1966 au Havre, vit et travaille à Paris.
Édouard Boyer aime jouer le perturbateur. En 1998, il flâne dans les rues de Paris, faisant des étapes dans des commissariats de police pour effectuer une déclaration de perte, celle de son amour propre. L’épidémie se présente comme un tableau dont le format est celui d’une feuille de procès-verbal. L’artiste donne au fonctionnaire de police le nom d’une rue et le titre du tableau, Mon amour propre. Le dialogue improvisé avec l’agent détermine ensuite le contenu du procès-verbal. La dérive du corps de l’artiste donne lieu à une cartographie de ses pertes.
Derrière cette nouvelle façon de penser l’art, se dessine une volonté militante de contrecarrer les traditionnels réseaux économiques de l’art. Édouard Boyer développe de nombreux projets témoignant de cette manière de produire et de concevoir l'art : réaliser un sondage « Êtes-vous satisfait de la réalité? », devenir l'ami d'un chien pris au hasard, cartographier les émeutes dans le monde, graver « Je suis encore vivant » sur une dalle en granit noir, diffuser le mot d'ordre « Go home ».
"L’épidémie", 1998, douze procès-verbaux originaux, 21 x 29,7 cm chaque, acquisition en 2006, collection du Fonds municipal d’art contemporain de la Ville de Paris © Christophe Noël, FMAC/Ville de Paris.
Voir les travaux de médiation autour de l'oeuvre d'Edouard Boyer



