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Le FMAC à l'école

Edition 2011-2012

Les artistes
Boris Achour

Né en 1966 à Marseille, vit et travaille à Paris.







Animé d’une défiance farouche à l’égard de la société de communication, Boris Achour mène contre elle ce qu’il nomme une “guérilla douce”. Résistant discret mais actif, il consacre son oeuvre à déjouer les conventions qui régissent l’environnement urbain. Dans son oeuvre, photographies, installations, sculptures, performances, tracts et affiches se côtoient librement.

Privilégiant l’expérimentation à la prise de position radicale, Boris Achour cultive avec habileté l’art de bousculer l’ordre établi. Au cours de ses Actions peu, il s’applique à perturber l’espace urbain par le biais d’interventions modestes. Fragiles et précaires, ces actions anonymes sont destinées à disparaître peu après leur enregistrement par la photographie ou le film, inévitablement charriées par le flux urbain. Comme autant d’énigmes déroutantes posées au passant, ses actions introduisent de l’étrange dans le banal, désignant sans commentaire superflu le caractère policé et formaté de notre quotidien. « J’aime beaucoup l’idée que l’art, minoritaire, travaille des formes culturellement majoritaires, pas pour les critiquer mais pour en cristalliser les aspects les plus étranges et en proposer des prolongements alternatifs, des sortes d’univers parallèles» (Boris Achour).

Les quatre éléments de Contrôle reproduisent des bornes urbaines. La porcelaine confère à ces pièces une finition parfaite et une fragilité inadéquate à leur usage habituel. Les bornes, ainsi métamorphosées, deviennent pour le spectateur des objets esthétiques voire décoratifs qui échappent à leur contexte initial. Objets hybrides, les sculptures de Boris Achour introduisent le doute en mêlant des esthétiques divergentes. L’artiste affiche ainsi une distance amusée face aux codes imposés de l’urbanisme aussi bien qu’à ceux de l’art. Il souligne dans le même temps le caractère hostile de ces objets destinés à contrôler et à réguler le déplacement des corps dans les espaces publics. Il nous révèle à quel point nous sommes inconsciemment dirigés par ces objets familiers auxquels nous ne prêtons qu’une faible attention.

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"Contrôle", 1997, porcelaine sanitaire émaillée (production CRAFT, Limoges), quatre éléments, 60 x 35 x 35 cm, 32 x 22 x 22 cm, 71 x 15 cm, 23 x 94 x 30 cm, acquisitions en 1999 et 2003, collection du Fonds municipal d'art contemporain de la Ville de Paris. © Paris, M. Bouillot/Adagp

Voir les travaux de médiation autour de l'oeuvre de Boris Achour 

 

 

 

 

 

 

Mise à jour le : 16 juillet 2014
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