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Le FMAC à l'école

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Anne-Laure Barbier, professeur des écoles à l'école maternelle










Comment avez-vous perçu l’enjeu du projet « Le FMAC à l’école » ?

A-L.B. : Il s’agissait de permettre aux enfants une première approche de l’art grâce à la présence d’une vraie œuvre et non d’une reproduction. La mise en place d’un dispositif d’exposition – une petite maison en bois dans laquelle était installée la photographie d’Iris Sara Schiller - a favorisé le déplacement des enfants et leur proximité avec l’œuvre. Enjeu d’autant plus particulier pour des enfants qui n’ont pas l’occasion de s’approcher de l’art. Une véritable sensibilisation. 
 
Comment le projet a-t-il été accueilli par les enfants, leurs parents et l’équipe pédagogique ?
A-L.B. : L’équipe pédagogique semblait peu enthousiaste contrairement à la directrice de l’école. Les enfants étaient intrigués et curieux, mais la présence des médiatrices et du photographe les a beaucoup motivés pour faire de leur mieux. Les parents ne s’impliquent pas d’eux-mêmes, ils sont impliqués par leurs enfants et plus les parents s’y intéressent, plus les enfants sont intéressés car ils en parlent entre eux. 
 
En quoi cette exposition est-elle innovante en matière d’éducation artistique ?
A-L.B. : « Le FMAC à l’école » a favorisé la cohésion du groupe. Mais l’innovation repose essentiellement sur la présence de l’œuvre. Sa mise à disposition permet d’aller la voir tous les jours avec les parents. Habituellement quand on travaille sur l’éducation artistique, on va au musée, on travaille sur des reproductions. Dans le cas présent, nous avons pu faire venir l’artiste  et ce fut une occasion unique pour les enfants, comme pour moi. 
 
Et par rapport à votre expérience qu’en avez-vous pensé ?
A-L.B. : Ce fut vraiment une opportunité unique en six ans de carrière. Le projet est intéressant car également pensé avec des médiatrices. Il y a un accompagnement. Ce n’est pas juste une œuvre qui se déplace mais il y a des choses derrière. 
 
Comment s’est créé le lien avec les différents intervenants ?
A-L.B. : Nous avons eu de très bonnes relations avec les médiatrices et d’excellents échanges avec le FMAC. Des conditions idéales. Au départ, les médiatrices et moi-même avions des idées différentes mais tout a finalement pris la forme d’un projet commun. 
 
En quoi ce projet a-t-il du sens pour les enfants ?
A-L.B. : Les enfants n’ont pas vraiment accès à l’art car ils viennent d’un milieu défavorisé culturellement. Cette opération est donc primordiale pour eux et s’intègre dans le projet à venir d’initiation à l’art dès trois ans. 
 
L’exposition d’une œuvre d’art dans un contexte scolaire génère-t-elle un nouveau rapport à l’œuvre, change-t-elle le regard des enfants sur l’art ?
A-L.B. : Dans la théorie oui, mais en l’occurrence les enfants sont très petits (4 ans). Il n’y a donc pas véritablement de « nouveau » rapport. En revanche la présence de l’œuvre dans l’établissement leur a permis de se l’approprier, ça leur a ouvert le regard et ils ont essayé de comprendre ce qu’on pouvait exprimer à travers l’art, autrement qu’avec des paroles.

Anne-Laure Barbier est professeur des écoles à l'école maternelle 8 rue Le Vau 20e

Mise à jour le : 06 juin 2013
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