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Les locataires du 25 rue Pradier sauvés d'une vente à la découpe
Heureux épilogue pour les locataires du 25 rue Pradier dans le 19e arrondissement. L'immeuble promis à une vente à la découpe vient finalement d'être racheté par Paris Habitat, 1er bailleur social de la capitale. Tous les habitants pourront donc rester chez eux avec des loyers équivalents voire inférieurs à ceux pratiqués aujourd'hui par la foncière Gecina, actuelle propriétaire du bâtiment qui voulait le vendre rapidement. Explications.
Un immeuble dont son propriétaire ne voulait plus
Gecina, bailleur et propriétaire du 25 rue Pradier (19e), voulait se désengager du locatif immobilier pour se réorienter vers d'autres secteurs plus lucratifs. Le projet de vendre les 203 appartements de cet immeuble a germé dans l'esprit des actionnaires de cette société foncière en juillet 2011 quand les prix du mètre carré à Paris ont atteint des sommets à 8390 € en moyenne.
«Nous vous informons de notre décision de mettre en vente par lots l’immeuble dans lequel vous résidez» c'est par cette simple lettre reçue en janvier 2012 que les locataires du 25 rue Pradier ont appris qu'ils devaient soit racheter leur logement au prix de 6900 € le mètre carré (prix de départ), soit le quitter au terme de leur bail.
Une association de défense des locataires, une mobilisation des élus locaux
C'est alors que la pression des locataires, réunis en association, a trouvé un écho très fort chez les élus du 19ème arrondissement. Après une forte mobilisation des habitants et des élus, une solution a été trouvée et elle a pu être annoncée officiellement mardi 9 juillet à l'ensemble des locataires : à titre exceptionnel et compte tenu de cette situation particulièrement difficile, Paris Habitat, 1er bailleur social de la capitale, rachète pour 74 millions d'euros l'immeuble du 25 rue Pradier.
Au terme d'une enquête sociale qui permettra de déterminer la situation de chaque occupant et de préciser les catégories de conventionnement, tous les locataires pourront donc rester chez eux et payer des loyers équivalents ou inférieurs à ceux pratiqués par Gecina.


