L'accompagnement artistique du T3, parcours Est - Paris.fr
 

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SOMMAIRE

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Jardin des diversités végétales de Michel Corajoud et Yannick Salliot

Call and Response (Le répons) de Langlands & Bell

Les Plates-formes de la porte Dorée de John M. Armleder et Group8

Zoning (Zonage) d’Hippolyte Hentgen

Les Rochers dans le ciel de Didier Marcel

Monochrome for Paris de Nancy Rubins

La Grande Fontaine de Katinka Bock

Tu me fais tourner la tête de Pierre Ardouvin

Les Fourmis de Peter Kogler

La Station d’Anita Molinero

La Grille de Pascal Pinaud

Twisted Lampost Star (L'étoile du lampadaire) de Mark Handforth

Poings d’eau de Pascale Marthine Tayou

Choses lues d’Olivier Cadiot et Pierre Alferi

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L'accompagnement artistique du T3, parcours Est

crédits : Parcours du T3, illustration (c) F. Olislaeger



 

Une dimension paysagère et territoriale
Partant de son ancrage géographique local, la commande artistique T3 accompagne la transformation de la ville en faisant le lien entre les cinq arrondissements traversés et certaines communes riveraines. Elle s’appuie sur la compréhension des territoires, de leurs composantes historiques, physiques, politiques et géographiques. La démarche artistique est le fruit d’une réflexion sur les notions de centre et de périphérie, de point de vue et de belvédère, de temps de pause et de flânerie. Elle permet, aux portes de la capitale, de lisser la frontière symbolique avec les communes limitrophes en créant des places, des forums, des agoras, favorisant la rencontre d’univers variés, et de donner à l’Est parisien un nouveau visage, ouvert sur la Métropole.

Le projet artistique s’est appuyé sur les regards croisés d’historiens, de critiques, de sociologues, de géographes, d’urbanistes et d’ingénieurs, afin d’identifier des espaces et de sélectionner les artistes dont le regard et la sensibilité correspondaient particulièrement bien aux enjeux spécifiques de cette commande. Ils ont ainsi proposé chacun une esquisse, expression artistique inspirée par le site pour lequel ils étaient pressentis. Des études de faisabilité et trois années d’échanges et de dialogue ont ensuite permis d’aboutir à ce projet unique.

Des œuvres à valeur d’usage
Les projets sélectionnés invitent les riverains et les usagers du tramway à s’approprier les œuvres implantées dans l’espace public.
Ainsi, la plupart d’entre elles ont une valeur d’usage : 2551913 en forme de modules/bancs de Bert Theis dans le parc de la Butte du Chapeau-Rouge, les Poings d’eau potable de Pascale Marthine Tayou à la porte de Montreuil, La grille et les bancs de Pascal Pinaud pour le stade Jules-Ladoumègue, Les Complots, sculptures de Sylvie Auvray intégrées à diverses grilles du boulevard Poniatowski et au belvédère Montempoivre, la Grande Fontaine pour la trémie de Katinka Bock à la porte d’Aubervilliers, les sorties de métro, Call and Response (Le répons) de Langlands & Bell à la porte de Vincennes, ainsi que La station de tramway de la porte de la Villette entièrement créée par Anita Molinero.

Des œuvres « signal » dans l’espace public
D’autres œuvres font « signal » dans l’espace public. Elles deviennent des points de rencontres, d’échanges et même des repères pour les voyageurs : Tu me fais tourner la tête de Pierre Ardouvin à la porte d’Aubervilliers, Les fourmis de Peter Kogler à la porte de Pantin, Twisted Lampost Star (L’étoile du Lampadaire) de Mark Handforth à la porte de Bagnolet, Les Plates-formes de la porte Dorée de John M. Armleder et Group8, Monochrome for Paris de Nancy Rubins sur l'Esplanade Vidal-Naquet, Les Rochers dans le ciel de Didier Marcel sur la Place de la Patte d’Oie ou encore le projet de jardin des espèces végétales par le paysagiste Michel Corajoud à la porte de Charenton.

Des projets pour nous familiariser avec l’art contemporain
Outre ces œuvres visibles sur le parcours, trois autres projets ont pour ambition de nous interpeller et de nous familiariser avec l’art contemporain : la résidence du duo d’artistes Hippolyte Hentgen au lycée Paul Valéry (12e), le Musée Commun qui ouvrira ses portes dans les locaux de la Maison des Pratiques Artistiques Amateurs/Saint-Blaise (20e), et Les Lanternes, vitrines culturelles installées sous le pont de Patay (13e) qui accueillent une programmation artistique notamment du MAC/VAL de Vitry-sur-Seine, musée d’art contemporain du Val-de-Marne (94).

Enfin, certaines œuvres permettent de créer un véritable continuum cohérent au fil des stations : du Pont du Garigliano à la Porte de la Chapelle, la sonorisation des rames a été confiée au compositeur Rodolphe Burger. De la Porte de Vincennes à la Porte de la Chapelle, les créations littéraires d’Olivier Cadiot et de Pierre Alferi en stations, mise en page par Cédric Scandella, amplifient la cohérence de cette commande d’envergure.

Avant, pendant et après le chantier
Un chantier est le signe d’une transformation majeure du paysage, notamment pour ceux qui le vivent au quotidien. Il est apparu nécessaire pour la Direction Artistique d’écrire "la légende vivante de ces mutations profondes".

Quatre artistes - une dessinatrice, un photographe et deux peintres - : Chourouk Hriech, Mohamed Bourouissa, Yvan Salomone et Lu Hao, ont été sollicités dès 2009 dans le but de rendre compte pendant quatre ans de l’effervescence autour du chantier. A travers leurs œuvres, ils se placent en témoins des bouleversements urbains et paysagers vécus par les territoires traversés par le tramway.
 
Ces œuvres enrichissent le Fonds Municipal d’Art Contemporain de la Ville de Paris et ont en partie été exposées en 2011 au Pavillon Carré de Baudouin dans le 20e arrondissement, puis à l'Hôtel de Ville de Paris et au Musée d'art contemporain de Genève, le Mamco, en 2013. 

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