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Doisneau, Paris les Halles : l'expo événement

crédits : © Atelier Robert Doisneau
[22/02/2012]

En 1933, Robert Doisneau prend sa première photo dans le quartier des Halles. Amoureux de ce "ventre de Paris", le photographe fixera sur le négatif les évolutions et les nouveautés du quartier. Dans le cadre de l'exposition "Doisneau, Paris les Halles" tirages vintages et photographies couleur seront présentés aux visiteurs. Du 8 février au 28 avril à l'Hôtel de Ville- Gratuit.

 

L'exposition

Parmi les nombreuses photographies que Robert Doisneau a consacrées au quartier des Halles de 1933 à sa mort, 208 tirages, pour la plupart vintages, seront présentés au public. Une salle consacrée aux photographies en couleur des années 1960, permettra de porter un regard nouveau à la fois sur les Halles et sur l’oeuvre du photographe. 

Pour ceux qui n’ont pas connu « le trou des Halles » ou encore les pavillons Baltard, l'exposition montre la vie, la couleur et le caractère du quartier entre les années 30 et les années 70.

 

Infos pratiques

Hôtel de Ville
Du 8 février au 28 avril 2012
Tous les jours sauf dimanches et fêtes de 10h à 19h. Dernier accès à 18h30.
Salon d'accueil de la Mairie de Paris
29 rue de Rivoli 75004 Paris
Métro : Hôtel de Ville
Accessible aux personnes à mobilité réduite.
Pour toutes informations : 01.42.76.51.53.
Entrée libre.

 

« J’ai visité l’expo avec… »

Accrochage de l´expo Doisneau et les halles

C’est en compagnie de Francine Déroudille, commissaire d’exposition avec sa sœur Annette Doisneau, fille de Robert Doisneau, et de Jean Claude Gautrand, photographe, journaliste et historien de renom, que nous avons visité l’exposition. Découvrez cette discussion sur le blog photo de Paris.fr

>> Ecouter la rencontre

 

Doisneau et les Halles : une histoire en commun

Achevés en 1866, les pavillons de l’architecte Victor Baltard accueillent les Halles de Paris et leur incessante activité d’échange et de commerce.

Au milieu du xxe siècle, plus de 5 000 personnes travaillent aux Halles : commerçants, cafetiers, journaliers, et bien évidemment les célèbres « forts des Halles », capables de déplacer sur leur dos une charge de 200 kilos.

"Les filles au diable"au pied de l’Église Saint-Eustache, est la première photo prise par Robert Doisneau dans le quartier des Halles en 1933.

Il restera fidèle au quartier pendant 40 ans, revenant sans cesse visiter et fixer sur le négatif les évolutions et les nouveautés du lieu.

Pierre Delbos, un ami du photographe, témoigne : « Ce qui me surprenait, c’était de voir ces gens aller vers lui, il n’avait même pas besoin de les solliciter ! L’accueil aux Halles était extraordinaire, il y avait une ambiance fabuleuse et lui, il avait du flair, vous auriez vu sa façon de les regarder, il les aimait ! Pour nous les Halles c’était spécial, il y avait un esprit qui était en phase avec celui de Robert ! »

 

Les années 60/70

Dans les années 1960, les Halles sont menacées. On leur reproche leur inadaptation à la vie moderne : surface trop limitée par rapport aux besoins d’une capitale en expansion, insalubrité, extrême densité.

Robert Doisneau, inquiet et en colère, entreprend de venir une fois par semaine se plonger dans leur tourbillon pour tout voir, tout vivre, tout photographier.

« Je me levais donc à 3 heures du matin, à Montrouge, pour me rendre là-bas, parmi les travailleurs de l’aube, ceux qui déchargeaient les camions, ceux qui mettaient la marchandise en place. Difficile à photographier : manque de lumière, réflexes ralentis par la fatigue, tellement d’images possibles ! Et puis c’était intimidant. Mais je me suis accroché. Je savais que cela allait disparaître. Je voulais absolument en fixer le souvenir. »

Le regard du photographe, esthétique et sociologique, se fait patrimonial. Il enregistre tout : la destruction des Pavillons en 1971, les différents états du « trou », le chantier de reconstruction. Robert Doisneau va jusqu’à Rungis, pour comprendre et voir ce que ses amis sont devenus, et ne peut que constater la disparition, dans un univers de béton, de ce qui faisait l’esprit des Halles parisiennes.

Vidés de leur activité de destination, les pavillons Baltard et leur magnifique architecture métallique sont menacés : infatigable, Robert Doisneau photographie les arcs, les entrelacs, les transparences. Ces images constituent aujourd’hui un témoignage précieux sur ce patrimoine disparu.

Aujourd'hui

L’histoire du quartier continue, et une extension de l’exposition présente le projet de demain, sous la gigantesque Canopée conçue par Patrick Berger et Jacques Anziutti, lauréats du concours international d’architecture pour le réaménagement des Halles de Paris .

>> http://www.parisleshalles.fr/ 

 

VIDEO :  les témoignages des premiers visiteurs


Expo Doisneau à l'hôtel de Ville : des Halles... par mairiedeparis

 

Les Jeunes Talents s'inspirent de Doisneau

Près de 50 ans après Robert Doisneau, 8 photographes suivent les traces de leur illustre aîné et portent un regard sur les Halles en mutation. Les travaux et leurs incidences sur la vie des habitants, des usagers du quartier et des commerces sont le point de départ d’un parcours photographique original.

PARIS LES HALLES REGARDS D’AUJOURD’HUI
Une exposition proposée par SFR et le Forum des Halles,
du 8 février au 15 mars 2012 sur les verrières du Forum des Halles niveaux -1, -2, -3.

 

Doisneau, à découvrir également dans le métro

Au moment de l'exposition "Doisneau Paris Les Halles", les murs de la station Hotel de Ville (ligne 8 et 11) se parent des tirages du célèbre photographe pour les plus grand bonheur des voyageurs. Découvrez en vidéo la conception et l'installation de ces oeuvres dans le métro, en partenariat avec la RATP.


Expo-Photo-Métro... Doisneau ! par mairiedeparis

 

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Vidéos

  • Doisneau à l'Hôtel de Ville : des Halles d'Hier aux Halles d'aujourd'hui...

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