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Connaissez-vous la "BHVP"?
Située au coeur du Marais dans l'Hôtel de Lamoignon, la bibliothèque historique de la ville de Paris rassemble une collection exceptionnelle de plus d'un million de documents sur l'histoire de Paris et de la Région Ile-de-France. Mais pas seulement !
Ses collections documentaires (ouvrages imprimés manuscrits, plans, dessins, cartes postales ou photographies), constituées et enrichies par dons ou achats, couvrent tous les aspects de l’histoire de la capitale depuis l’antiquité.
Visite de la BHVP et de ses collections remarquables en video
Bienvenue à la Bibliothèque Historique de la... par mairiedeparis
Communication
Consultation sur place après inscription gratuite sur présentation d’une pièce d’identité et d’une photo.
La bibliothèque historique poursuit, en étroite collaboration avec Paris bibliothèques une politique d’expositions, l’objectif étant de valoriser ses collections et de les faire connaître aux Parisiens. Une soixantaine d’expositions ont déjà été présentées.
>> La prochaine exposition sera Paris en chansons, à découvrir à partir du 8 mars à la Galerie des bibliothèques.
Tout savoir sur la bibliothèque Historique de la ville de Paris (collections, catalogue en ligne, accès, etc.) > fiche de la bibliothèque
Un peu d'histoire...
L’hôtel d’Angoulême fut élevé à la fin du XVIe siècle pour Diane de France, fille d’Henri II, sur les anciennes « coutures » (cultures) Sainte-Catherine. En 1609, son neveu, Charles d’Angoulême, fils de Charles IX et de Marie Touchet, en hérita. En 1658, l’hôtel devint la résidence de Guillaume de Lamoignon, Président du Parlement de Paris, qui y réunit une véritable académie de lettrés : Boileau, Guy Patin, le Commissaire de La Mare, Madame de Sévigné… C’est la grande époque du Marais.
En 1751, Guillaume II de Lamoignon, nommé chancelier de France, quitta la grande demeure, au profit d’Antoine Moriau, procureur du roi auprès de la Ville, qui y installa sa très remarquable bibliothèque dans laquelle l’histoire de Paris tenait une large place. A la veille de sa mort, en 1759, Moriau légua la totalité de ses collections à la Ville de Paris, à charge pour celle-ci d’ouvrir la bibliothèque au public. Fortement enrichie au cours des dernières années de l’Ancien régime, cette bibliothèque fut affectée par le Directoire à l’Institut de France en 1795.
L’hôtel connut au XIXe siècle le sort de la plupart des grandes demeures du Marais, envahies par le commerce, l’industrie, ou divisées en une multitude de logements médiocres. La Ville de Paris le racheta en 1928 pour lui rendre sa splendeur passée. Elle y installa à nouveau, en 1959, une bibliothèque moderne, vouée au service de l’histoire de Paris.
La création de la bibliothèque historique de la Ville de Paris
Jules Cousin venait d’être nommé conservateur de la bibliothèque de l’Hôtel de Ville quand elle disparut dans l'incendie de l'Hôtel de Ville en 1871. Né en 1830 à Paris, bibliophile, grand érudit, il avait fait son apprentissage de bibliothécaire à la bibliothèque de l’Arsenal de 1856 à 1870. Très jeune, il s’était constitué une collection de livres et d’estampes sur l’histoire de Paris.
Au lendemain du dramatique incendie, dès le mois de juin, Cousin proposait au préfet de la Seine la constitution d’une nouvelle bibliothèque consacrée à l’histoire de Paris et offrait pour premier fonds sa propre collection : 6 000 volumes et 6 000 estampes, en pur don et sans condition. La proposition fut acceptée en septembre. Dès lors, sa vie fut entièrement vouée à sa bibliothèque, à son accroissement, son organisation, sa mise en valeur.
Installée à l’hôtel Carnavalet, la bibliothèque passe de 6 000 volumes en 1871 à 100 000 en 1895.
Histoires et dictionnaires de Paris, guides, annuaires, monographies d’édifices, de quartiers ou de rues, biographies, traités d’architecture, armoriaux et généalogies, rien ne manque à la moisson de Cousin. A cela il faut ajouter les gazettes et les périodiques, d’innombrables factums et actes royaux, les libelles publiés dans les périodes les plus troublées, les collections d’estampes, les cartes et les plans.
Il réunit surtout un fonds de manuscrits les plus divers, allant du volume à l’autographe : recueils de chansons, archives d’églises, de collèges, correspondances diverses telle la correspondance de Boileau, le fonds Camille Desmoulins, des papiers d’architectes, d’hommes politiques, d’écrivains...
La bibliothèque historique de la Ville de Paris au XXe siècle A la mort de Cousin en 1898, la bibliothèque quitta l’hôtel Carnavalet, où elle était installée depuis 1871, pour l’hôtel Le Peletier de Saint-Fargeau, puis fut transférée en 1969 dans l’Hôtel Lamoignon. Les successeurs de Cousin, Paul Le Vayer et Marcel Poète, poursuivirent son oeuvre dans le même sens, accroissant considérablement les collections et ajoutant de nouvelles sections : les photographies anciennes, les cartes postales et surtout le fonds dit des Actualités : feuilles volantes, tracts, affichettes, prospectus, coupures de presse, tout ce qui permet de retrouver les détails de la vie quotidienne des Parisiens.
Entre les deux guerres mondiales, la bibliothèque connut une période de désaffection ; elle subsista, ne s’enrichissant que par le moyen de quelques importantes donations : papiers Jules Michelet, papiers Gustave Flaubert, fonds Anatole France.
C’est après la guerre que la bibliothèque historique retrouva progressivement, sous la direction du comte Jean de La Monneraye, les moyens indispensables pour la remise en ordre de ses collections et la poursuite de ses enrichissements.
Depuis lors, la bibliothèque poursuit régulièrement son effort de conservation et de restauration de son patrimoine, d’inventaire, de catalogage et de mise à la disposition du public de ses collections. Il faut particulièrement citer le catalogue des manuscrits et le monumental fichier permanent de bibliographie parisienne qui recense tous les articles relatifs à Paris, de manière courante depuis 1942, avec de très nombreuses références rétrospectives. Le crédit d’acquisition permet l’achat de 1 000 à 1 500 livres nouveaux par an mais aussi de manuscrits ou de volumes anciens, particulièrement précieux. La bibliothèque a continué à bénéficier de dons importants : fonds George Sand et, récemment, fonds Jules Claretie, Philarète Chasles ou André Rouveyre.
L’intérêt particulier porté à la bibliothèque par le Maire de Paris et la direction des Affaires culturelles a permis l’achat de la bibliothèque de Guillaume Apollinaire, des papiers de Jean Cocteau, d’un fonds important de manuscrits relatifs à Boris Kochno et tout récemment du fonds Victor de Laprade.
Expositions à la Galerie des bibliothèques, entrée 22 rue Mahler, du mardi au dimanche de 13h à 19h. Nocturne le jeudi jusqu'à 21h.
