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Anniversaire de la répression sanglante du 17 octobre 61

crédits : JB Gurliat - Mairie de Paris
[22/10/2012]

A l’occasion du 51e anniversaire de la répression sanglante du 17 octobre 1961, durant laquelle de nombreux Algériens ont été tués alors qu’ils manifestaient pacifiquement, Bertrand Delanoë et Missoum Sbih, Ambassadeur d’Algérie à Paris, ont déposé une gerbe devant la plaque commémorative dédiée à leur mémoire.

 

Une commémoration officielle à l'angle du Pont Saint-Michel et du Quai du Marché Neuf

C'est à 11h15 que Bertrand Delanoë et Missoum Sbih, Ambassadeur d'Algérie à Paris, ont déposé une gerbe devant la plaque commémorative dédiée à la mémoire des victimes de la répression policière sanglante du 17 octobre 1961. Anne Hidalgo, 1ère adjointe, ainsi que Catherine Vieu-Charier, adjointe chargée de la mémoire et du monde combattant, et Pierre Schapira, Adjoint chargé des Relations Internationales, des Affaires européennes et de la Francophonie, les accompagnaient lors de cette cérémonie qui, à l'initiative du maire de Paris, a lieu tous les ans depuis 2001.

Pour mémoire...

Trois après l'arrivée du Général de Gaulle au pouvoir (13 mai 1958), l'indépendance de l'Algérie apparaît inéluctable. Pourtant, la France est plus que jamais perturbée par cette décolonisation qui n'en finit pas. La guerre s'est même transportée en métropole. Il n'y a pas de jour sans que des militants algériens soient assassinés par des militants de factions rivales.
La tension culmine entre policiers français et indépendantistes algériens lors de la manifestation meurtrière du mardi 17 octobre 1961 dont l'objet était de protester contre le couvre-feu décrété le 5 octobre par le préfet de police, Maurice Papon. Pour mémoire, ce couvre-feu exigeait des travailleurs algériens de ne plus circuler de nuit dans la capitale. Le préfet Papon autorisait également l'interpellation de tout musulman de jour comme de nuit.
C'est donc pour protester contre ces mesures discriminatoires que la Fédération de France du FLN appelle les Algériens de la région parisienne à manifester pacifiquement, avec femmes et enfants, le 17 octobre, à 20h30 sur les Champs-Elysées, à deux pas du siège de la présidence et de l'Assemblée Nationale. Maurice Papon est chargé d’interdire et de disperser cette manifestation.
Malgré l'interdiction, les algériens des banlieues ouvrières convergent vers le centre de la capitale. Les force de l'ordre affrontent les manifestants et les embarquent vers les commissariats pour les rouer de coups. Des manifestants sont même jetés dans la Seine. Les historiens qui se sont penchés bien plus tard sur cet événement ont évalué le nombre de victimes à plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines.

Des archives désormais ouvertes et consultables

Le délai de 50 ans relatif à la communicabilité et à l'ouverture au public des archives de la Préfecture de Police étant révolu, celles-ci sont désormais consultables et vont donc permettre aux historiens d'approfondir leurs travaux sur ces événements tragiques.

Ce sujet a d'ailleurs été abordé lors du Conseil de Paris des 15 et 16 octobre derniers.

Voir l'extrait de la vidéo du Conseil de Paris des 15 et 16 octobre 2012 

 

51 ans après, une reconnaissance lucide des faits

Le président François Hollande a déclaré que "la République reconnaît avec lucidité" la répression "sanglante" de la manifestation d'Algériens à Paris le 17 octobre 1961.

"Le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l'indépendance ont été tués lors d'une sanglante répression", a déclaré le Président de la République, selon un communiqué de l'Elysée. "La République reconnaît avec lucidité ces faits. Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes", a-t-il ajouté.

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