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Un 5 à 7 dans Paris sur les traces d’Agnès Varda

crédits : Flickr/Mostrainternationalfilms
[06/12/2012]

De la rue Daguerre où elle vit au Père Lachaise où repose son ami Jim Morrison, du Parc Montsouris où elle tourna "Cléo de 5 et 7" à la place Jacques Demy, on peut visiter tout Paris avec Agnès Varda. Ou se servir de sa filmo comme d'une carte dans les dédales de la capitale. La preuve avec un nouveau Parcours Cinéma.

 

Une balade de 5 à 7

A l’époque, le cinéma français est pris entre les vieux de la vieille et la nouvelle vague. Partout, que des hommes. Une seule femme ou presque parvient à se faufiler pour tourner "Cléo de 5 à 7", un premier long métrage qui tente une expérience : donner 90 minutes de films pour raconter un heure et demie de la vie de son héroïne.

Cléo est jeune, belle et à 19 heures elle recevra les résultats d’un examen médical. Elle saura alors si elle est atteinte d’un cancer ou si la vie peut se poursuivre, aussi légère qu'auparavant. De la superstition à la peur, de la rue de Rivoli au Café de Dôme, de la coquetterie à l'angoisse, de chez elle au Parc Montsouris, Cléo nous emmène et se cherche. Avec un passage par le Pont Mac Donald pour une fantaisie muette avec Jean-Luc Godard.

 



Sous les pavés le sable
Depuis 1951, Agnès Varda a élu domicile dans le 14e, rue Daguerre. Là, l’épouse de Jacques Demy, la mère de Mathieu Demy, a vécu, aimé, travaillé et bien sûr tourné.

En 1975, cette ancienne photographe signe un film au titre plein de sens : "Daguerréotype", où elle observe avec un œil tendre et un rien mélancolique les commerçants qui travaillent dans sa rue.



Daguerréotypes par les_clips_de_la_cite

Trente ans plus tard, elle y revient avec du sable (les restes de Paris Plage !) pour un film César du meilleur documentaire 2009 "Les plages d’Agnès". Un passage obligé.

L’œil des cariatides
25 ans après Cléo, Varda s’intéressait à d’autres parisiennes, tout aussi ravissantes, bien plus dénudées et bien moins mobiles:  les cariatides. Ces femmes colonnes imitées de l'antique sont redevenues très à la mode au XIXe siècle. A Paris, on les a vu fleurir un peu partout pour soutenir corniches et balcons.

En 1984, Varda les filme donc et leur prête sa voix dans "Les dites cariatides", mêlant poème de Baudelaire et anecdotes historiques. On peut revoir certains de ses modèles au 30 rue Galilée (16e), au 4 rue de la paix (2e) ou au 57 rue de Turbigo (3e)

 


Agnes Varda - Les dites cariatides (1984) par vosluttes

 

Le Paris d'Agnès Varda

Pour trouver d'autres idées de tours dans Paris avec Agnès Varda, consulter nos pages Parcours Cinéma.

Tout Varda au Nouveau Latina

Mais le meilleur moyen de visiter Paris avec Varda, c'est encore de visionner ses films. Du 30 novembre au 3 décembre, le Nouveau Latina programme toute la filmo d’agnès Varda, soit 32 films, en présence de la réalisatrice.

De quoi revoir les incontournables "Cléo de 5 à 7", "Sans toit ni loi" et "Jacquot de Nantes", mais aussi des perles et des raretés : "Black Panthers" tourné à Oakland en 1968, "L’Opéra-Mouffe", carnet de notes d’une femme enceinte dans le quartier de la Mouffe ou "Mur Murs", un documentaire qui s’intéresse aux peintures réalisées par les ouvriers mexicains à Los angeles.

TARIFS:

Tarif Plein : 8.50€
Tarif Réduit : 7€
Ciné-Carte du Nouveau Latina : 28€ les 5 places

Consulter le site du Nouveau Latina 




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