|
|
|
|
A+ | A- | A=Actualités
Les bouquinistes préparent le futur
Installées à deux pas de l’Hôtel de Ville, sur le parapet face à la rue De Lobau, 4 nouvelles boites au design très différent sont testées par les bouquinistes. En forme de malle ancienne, avec auvent intégré pour protéger des intempéries, en kit facile à monter... le meilleur sera retenu pour simplifier au mieux la vie quotidienne de ces experts du livre.
Une expérimentation pour améliorer le confort du travail en extérieur
Cette expérimentation est le début d’une réflexion collective afin que les bouquinistes puissent bénéficier d’innovations pour leurs boîtes avec de nouveaux matériaux, plus légers, plus résistants, et contenant des équipements de confort appréciables pour ce métier en extérieur: films électroluminescents apposés à l’intérieur du couvercle des boîtes, barrettes de LED orientables, film chauffant plaqué contre le couvercle en aluminium (pour réchauffer les jambes en hiver)...
Enfin, élément important, toutes les solutions sont anti-tags soit par film 3M, soit par traitement spécifique des matériaux utilisés (la Ville prend à sa charge, depuis juin 2011, une campagne de remise en peinture de l’ensemble des boîtes taguées, graffitées ou dont la peinture est dégradée. Cette opération, qui concerne près de 1000 boîtes, doit s’achever en février 2012).
Les 4 prototypes imaginés par les designers sont à la disposition des bouquinistes pour qu'ils puissent les tester pendant quelques semaines. Ensuite, à l’issue d’échanges avec les concepteurs, un cahier de prescriptions adaptables aux boîtes existantes, sera mis à la disposition de tous.
Les quatre modèles présentés
Prototype 1 :
Clin d’œil aux malles des anciens libraires colporteurs on expérimente ici un principe de montage modulaire pour faciliter le remplacement de pièces défectueuses. Cette proposition adapte des solutions très utilisées dans le monde de l’audiovisuel (flight case). Le matériau est un contreplaqué de pin filmé.
Prototype 2 :
L’assemblage par emboîtements est très rapide (très peu de vis). Il intègre l’aménagement intérieur modulaire de la boîte. Le matériau est un composite craft-résine phénolique pour l'extérieur.
Prototype 3 :
Pour cette proposition, Matériaupôle a conçu un nouveau matériau en associant un panneau de bois au matériau commercial alucobond. L'ensemble constitue un composite multicouche bois-aluminium-polyéthylène-aluminium qui permet de conserver l’aspect intérieur en bois et permet une mise en forme simple. La forme est asymétrique pour limiter l'effet d'uniformité d'un ensemble de 4 boîtes.
Prototype 4 :
L’important est la proposition de couvercle et d’auvent dont la structure légère permet une manipulation facile.
Les bouquinistes inscrits depuis 1991 au patrimoine mondial de l’Unesco.
Si la tradition des bouquinistes débute au XVIe siècle avec les petits marchands colporteurs, il existe aujourd’hui 230 bouquinistes installés de manière permanente sur les quais de la Seine. Ils sont inscrits depuis 1991 sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.
Bouquinistes : des passionnés sur les quais. par mairiedeparis
Chaque bouquiniste bénéficie, par arrêté du Maire de Paris, d’un permis de stationnement qui l’autorise à installer et exploiter quatre boîtes, dont le gabarit et le coloris vert wagon sont fixés par le règlement municipal. Les bouquinistes restent propriétaires de leurs boites, qui constituent au quotidien leur outil de travail.
Les bouquinistes doivent principalement vendre des vieux livres, livres d’occasion, vieux papiers, gravures anciennes, livres neufs édités par des éditeurs indépendants...Accessoirement, à l’intérieur d’une seule boîte, la vente de monnaies, médailles, timbres-poste, cartes postales et souvenirs de Paris, est autorisée.
>> Demande d'emplacement de bouquiniste (règlement, formulaire en ligne):
|
Alain, bouquiniste sur les quais Dans notre série de webdocs "Parisiens", découvrez l'histoire d'Alain Bannier, bouquiniste face au 55 quai des grands augustins (6e), racontée par sa fille, Mélanie. "Elle vient souvent après la fac et déplie le petit tabouret rangé dans la boîte à son attention. Pour Mélanie, c’est le bruit qui est le moins supportable, le quai des Grands Augustins est devenu si bruyant… . Son père est un homme discret, taiseux ; pas le genre de bonhomme qui parle pour ne rien dire. Un bouquiniste passionné comme on n’en fait plus, « Le dernier dinosaure » résume-t-elle. Alain Bannier a fait ses débuts quai Conti en 1981, et s’est spécialisé depuis dans les journaux de voyage des XIX et XXe siècles. Tout le monde le connaît sur les quais. Il a des amis et des clients fidèles, et les jeunes bouquinistes viennent lui demander conseil et glaner auprès de lui les ficelles du métier. Qu’on ne vienne pas lui parler de vacances, ni d’une quelconque retraite, ni même d’un autre quartier de Paris. Le souhait le plus cher d’Alain Bannier tient en un seul mot : rester." Cliquez sur l'image ci-dessous pour voir le webdoc |
