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Les incontournables du Conseil: Pass Jeunes, santé des bébés, chauffage vert
Les 22 et 23 avril, le Conseil de Paris s'est réuni pour deux jours de débat. Parmi les 450 projets de délibérations examinés: la santé des bébé revisitée, une innovation pour réduire la facture carbone de notre chauffage, un Pass Jeunes nouvelle génération, des formations pour les animateurs.
Le Conseil de Paris en vidéo
>> VOD: séance du Conseil de Paris du 22 avril
>> VOD: séance du Conseil de Paris du 23 avril
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Animateur de la Ville: à fond la formation |
Le 25 mars 2013, le Conseil de Paris adoptait le principe d’un passage aux nouveaux rythmes scolaires dès la rentrée 2013. Résultat : dès le mois de septembre 2013, les élèves de maternelle et de l’élémentaire iront en classe le mercredi matin.
Cette semaine de classe de 4,5 jours aura plusieurs avantages pour les enfants : un emploi du temps plus équilibré, des journées moins chargées et la libération de plage horaires en fin de journée permettant d’organiser des activités périscolaires. Ainsi, le mardi et le vendredi de 15h à 16h30, les enfants pourront, si leurs parents le souhaitent, participer à des activités culturelles et ludiques gratuites.
Suite aux deux mois et demi de concertation qui avaient préludé au vote du 25 mars, l’exécutif parisien avait souligné la nécessité de renforcer et de professionnaliser encore davantage la filière d’animation de la Ville. Ce mois-ci, le Conseil a donc voté le lancement d’un marché qui permettra d’organiser des formations au BAFA (Brevet d’Aptitude aux Fonctions d’Animateur) et au BFAD (Brevet d’Aptitude aux Fonctions de Directeurs).
Ce nouveau marché permettra ainsi de dispenser 690 formations BAFA et 210 formations BFAD.
Le jugement des offres se fera selon deux critères :
- La valeur technique qui comptera pour 70% ;
- La valeur financière qui comptera pour 30%.
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Prendre soin des petits Parisiens |
Depuis plusieurs années, divers indicateurs ont conduit les autorités à s’inquiéter par rapport au suivi médical et sanitaire des jeunes enfants. Tout récemment encore, la Cours des Comptes sortait un rapport qui mettait en évidence la stagnation du taux de mortalité infantile. Ce document soulignait également les disparités croissantes entre les territoires, la santé des jeunes enfants et de leur mère n’étant pas la même selon que ces derniers vivent dans une ville aisée ou dans une commune plus modeste.
Le Conseil de Paris a donc adopté ce mois-ci un schéma directeur départemental de la protection maternelle et infantile (PMI). Pour mémoire, les services de PMI assurent une action de prévention sanitaire et de promotion de la santé auprès des futurs parents et les 0-6 ans.
Parmi les 9 axes retenus dans ce schéma, on peut notamment retenir les ambitions suivantes qui devraient permettra d’améliorer la situation dans le département :
-mettre en place une organisation territoriale unifiée ;
-renforcer l’efficience du service, le recueil de données épidémiologiques par la mise en œuvre d’un système d’information ;
-garantir un suivi de grossesse adaptée à toutes les Parisiennes ;
-offrir dans la proximité des prestations de puériculture à tous les jeunes parents et pour leurs nouveaux nés;
-garantir un suivi pédiatrique préventif pour tous les jeunes enfants et une couverture vaccinale optimale.
La mise en œuvre d’un système d’information intégrant la télétransmission des dossiers et d’ores et déjà lancé.
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Le Pass Jeunes passe en deuxième année |
L’an passé, Paris lançait un nouveau dispositif : le Pass Jeune. Soit un chéquier de 26 coupons pour les 15-25 ans qui leur permettait d’accéder durant les mois d’été à toutes sortes d’activités, gratuites ou à tarifs réduits. Ils donnaient notamment le droit à 7 expos gratuites, quatre entrées dans des musées, 6 entrées dans les piscines municipales, une heure de tennis gratuite, etc. A l’automne, le bilan était positif avec quelques 13 000 Pass distribués.
Cette année, le Pass Jeunes fait son grand retour avec une offre élargie. Davantage de coupons, 8 entrées gratuites à la piscine, deux heures de tennis, des visites de la Tour Eiffel et de la crypte Notre-Dame et toute sorte d’autres surprises qui seront annoncées au mois de juin.
Pour l’été 2013, ce sont 20.000 Pass qui seront mis à la disposition des jeunes Parisiens. Pour les obtenir, même méthode qu’en 2012 : réserver son chéquier sur jeunes.paris.fr avant de venir le chercher dans un point de retrait : accueil de l’Hôtel de Ville, antennes Jeunes, Centres d’Animation et kiosques Jeunes. D’autres chéquiers seront mis à disposition des équipements jeunesse ou des associations qui interviennent dans les Quartiers Politique de Ville et distribués sans inscription préalable.
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Combien pour le logement en 2013 |
Depuis 2004, l’Etat a délégué aux départements ses compétences en matière d’aide au logement. Chaque année, le Conseil de Paris délibère donc sur les montants qui seront alloués en la matière.
En 2012, l’Etat avait ouvert au département 90 millions d’euros d’autorisations d’engagement. Pour 2013, cette enveloppe s’élèvera à 128 millions d’euros. Par ailleurs, l’engagement de la Ville sur ses crédits propre pourra s’élever à 287 millions d’euros.
En 2012, le Département de Paris avait comme cela financé 6097 logements. En 2013, son effort s’intensifiera encore avec un objectif de 7060 logements.
Par ailleurs, une trentaine de millions d’euros seront consacré à l’amélioration de l’habitat privé, ce qui devrait permettre de de traiter quelques 3805 logements indignes ou dégradés.
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Un plan pour sauver les eaux |
Chaque jour, la régie Eau de Paris dispense 550 000 m3 d’eau aux Parisiens, dont 170 000 m3 d’eau non potable utilisés chaque jour pour l’arrosage des parcs et le nettoyage des rues. La consommation de chaque Parisien s’élève environ à 120 litres d’eau par jour. Dans un contexte de tension climatique et environnementale, les ressources en eau sont toujours plus précieuses.
Depuis 1996, un Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestions des Eaux (SDAGE) détermine les grandes orientations à suivre pour le Bassin Seine-Normandie afin d’améliorer la qualité des cours d’eau et des nappes phréatiques ainsi que pour rationaliser leur consommation.
Objectifs à l’horizon 2015 :
-Atteindre un bon état écologique de 68 % des 1750 masses d’eau de surface ;
-Atteindre un bon état chimique de 64% des 1750 masses d’eau de surface ;
-Atteindre un bon état chimique de 38 % sur les 60 masses d’eau souterraines.
Ce mois-ci, le Conseil de Paris a rendu son avis sur un document recensant les différentes grandes questions qui doivent permettre de concevoir un nouveau SDAGE pour 2016/2021 :
1. Préserver l’environnement et sauvegarder la santé en améliorant la qualité de l’eau et des milieux aquatiques de la source à la mer
2. Anticiper les situations de crise en relation avec le changement climatique pour une gestion quantitative équilibrée et économe des ressources en eau : inondations et sécheresses
3. Favoriser un financement ambitieux et équilibré de la politique de l’eau
4. Renforcer, développer et pérenniser les politiques de gestion locales
5. Améliorer les connaissances spécifiques sur la qualité de l’eau, sur le fonctionnement des milieux aquatiques et sur l’impact du changement climatique pour orienter les prises de décision.
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Chauffage vert pour l'hiver 2015 |
Le Conseil de Paris a voté ce mois-ci une délibération qui devrait permettre aux parisiens de se chauffer de manière plus écologique sans augmenter leur facture.
En effet, la Compagnie parisienne de Chauffage Urbain (CPCU) distribue de la chaleur dans la capitale par vapeur ou par eau chaude. Son site de Saint-Ouen accueille ses plus importantes unités de chaleur et en particulier, deux chaudières au charbon qui produisent à elles seules 20% de la chaleur distribuée par le réseau de chaleur parisien.
Or le projet de co-combustion soumis au conseil permettrait de remplacer la moitié du charbon utilisé par des granulés de bois. Résultat, le taux d’Energie Renouvelable et de Récupération (ENR&R) augmentera de 10%, pour atteindre 50% et cela sans avoir à construire de nouvelles installations.
Le projet permettra également de réduire les émissions de CO2 de 17%, ce qui représente quelques 250.000 tonnes de CO2 en moins dans l’atmosphère. Enfin, ces granulés seront acheminés par voie ferrée, contrairement au charbon qui prenait la route.
Le surcoût sera par ailleurs compensé par le taux de TVA plus bas qu’autorise l’utilisation de ce combustible plus respectueux de l’environnement.
-Mise en service : 2015
-Coût : 75 millions d’euros.
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De bons tuyaux pour le Cambodge |
Dans la ville de Kampot, au Cambodge, on compte 40.000 habitants. Plus de 60 % d’entre eux ont l’eau courante. Quant aux autres, ceux qui n’ont justement pas les moyens de se connecter au réseau existant, ils doivent se tourner vers des opérateurs informels qui revendent l’eau aux conditions qu’ils imposent, à des tarifs qui dépassent de beaucoup ceux qui ont officiellement cours.
L’ONG Groupe de Recherche et d’Echanges Technologiques (GRET) a donc mis sur pied un projet qui doit améliorer l’accès à l’eau grâce à la réalisation de 500 branchements sociaux. Une équipe spécialisée, composée d’ingénieurs hydrauliques, d’économistes et d’animateurs se rendra sur place afin de travailler avec les acteurs locaux. Ce projet permettra également de remplacer les tronçons du réseau qui sont construit en amiante ciment.
-Coût du projet : 436.314 euros
- Subvention de Paris : 194.386 euros
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Des puits pour Madagascar |
Par ailleurs, l’association française Ecole du Monde (EDM) propose pour quant à elle un projet pour Madagascar, un pays de 21 millions d’habitants qui pâtit d’un important retard dans le domaine de l’eau et de l’assainissement. Dans les zones rurales notamment, où vivent 70 % de la population, le taux d’accès à l’eau est de 34% seulement.
Ce projet concerne 6 écoles réparties dans 5 communes. Il consiste à construire 24 puits, mais aussi des blocs sanitaires avec deux latrines et de deux douches. Ces équipements devraient profiter à 6500 personnes.
Coût du projet : 233.100 euros
Subventions : 109.023 euros.
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