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Conseil de Paris: hommage à Françoise Dorléac et troisième set pour Roland Garros
Comme chaque, les 22 et 23 avril, le Conseil de Paris a pris des décisions qui se voient jusque dans votre rue. Une place Dorléac, des iles sur la Seine, des horodateurs qui rendent service, découvrez ces décisions qui changent votre environnement.
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Des projets près de chez vous
Afficher Des projets près de chez vous (Avril 2013 ) sur une carte plus grande
Troisième set pour le projet de nouveau Roland-Garros (16e)
Rappel historique
En juillet 2011, Paris et La Fédération Française de Tennis (FFT) ont signé une nouvelle convention d’occupation du site de Roland-Garros. La précédente datait de 1963 et cette nouvelle mouture prévoyait de moderniser, de rénover et d’étendre le site. L’enjeu ? Que le fameux tournoi sur terre battue reste à la hauteur de ses homologues Wimbledon ou l’US Open.
Cette nouvelle convention permettait à la FFT d’occuper les lieux pendant 99 ans et prévoyait notamment de construire un court de tennis semi-enterré de 4950 places dans la partie sud du jardin des serres d’Auteuil. Ces dernières accueillent actuellement des serres chaudes et techniques qui ne présentent pas d’intérêt architectural particulier.
L’annulation du tribunal et les arguments de la Ville
Saisi par deux associations défavorables au projet, le Tribunal Administratif a demandé l’annulation de la délibération autorisant la signature de cette concession. Ses motifs:
-Une information insuffisante des conseillers de Paris par rapport au fait que le jardin où doit être construit le nouveau court est inscrit à l’inventaire supplémentaires des monument historique;
-Un montant insuffisant pour la redevance qui doit être versée FFT.
La Ville a fait appel de ce jugement, notant que la loi autorise les constructions sur les terrains inscrits à l’inventaire supplémentaires des monuments historiques et arguant que le tournoi engendre 250 millions d’euros de retombées économiques et génère 572 emplois. La redevance de la FFT est donc secondaire par rapport à ces enjeux.
La nouvelle convention soumise au Conseil de Paris
Néanmoins, l’exécutif parisien a pris acte de ce jugement en résiliant la convention initiale et en soumettant une nouvelle convention au Conseil de Paris. Celle-ci maintient l’essentiel du projet en y apportant quelques modifications :
-la durée de la convention passe de 99 à 50 ans ;
-la pénalité de 20 millions d’euros dont la ville aurait dû s’acquitter envers la FFT en cas de blocage irrémédiable et définitif du projet a été supprimée ;
-une échéance précise pour l’augmentation du taux de la redevance est fixée, à savoir le premier tournoi disputé sur le court Philippe Chatrier couvert, prévu pour 2019;
-Le coût des investissements de la FFT est réévalué: 340 millions d’euros, dont 277 millions de travaux.
» Consulter le projet de délibération au format pdf
» Consulter la convention 2011 au format pdf
» Consulter la convention 2013 au format pdf
Le parvis de l’Hôtel de Ville change de nom (4e)
Le parvis de l’Hôtel de Ville a la mémoire longue. Par le passé, ce fut une grève, c’est-à-dire une sorte de plage où l’on déchargeait toutes les marchandises acheminées par la Seine, bois, vin ou blé. Raison pour laquelle les lieux portèrent longtemps de nom de « Place de Grève ».
Sous l’ancien Régime, c’est là qu’avaient lieu les exécutions publiques. Ainsi, Ravaillac y fut écartelé après avoir assassiné le roi Henri IV. En 1680, on y brûlait Catherine Deshayes, dite la Voisin pour l'affaire des poissons. En 1792, c’est là encore que se déroulait la première exécution par guillotine.
Mais elle porte également de meilleurs souvenirs. Le 25 août 1944, c’est sur ce parvis que se pressèrent par milliers les Parisiens libérés après quatre ans d’Occupation pour écouter le Général de Gaulle qui allait prononcer l’un de ses discours les plus mémorables depuis l’Hôtel de Ville : « Paris outragé, Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré… »
En hommage à ces heures glorieuses, le Conseil de Paris a renommé cette place « Place de l’Hôtel de Ville – Esplanade de la Libération ».
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Pont Alexandre III : pacte faustien pour une terrasse
Depuis plusieurs mois, des travaux ont lieu sur les berges rive gauche. L’endroit a été repensé et va connaître une mutation complète. En lieu et place des voies de circulation, on y trouvera bientôt une nouvelle promenade, un jardin composé de 5 iles artificielles et diverses offres de loisir.
Quant à la culée du Pont Alexandre III, elle va accueillir le Faust, un restaurant et un lieu multiculturel dédiés aux arts du cirque, à la fête et aux concerts. Soit 700m² redécoré par l’architecte Didier Faustino.
Ce mois-ci le Conseil a approuvé une convention avec VFE II, la société qui exploite la culée, pour l’installation d’une terrasse de 276m² qui se trouvera face à l’entrée de l’établissement, sur le terre-plein situé entre les anciennes voies de circulation.
Durée prévue pour cette convention : 5 ans
Redevance annuelle : 15.000 euros la première année, 20.000 la deuxième et 33.000 euros la troisième
Le chiffre d’affaires réalisé sur cette terrasse sera également pris en compte dans l’assiette de la redevance et pourrait rapporter à la Ville une rémunération complémentaire de 167.000 euros/an.
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Institut des Cultures d’Islam : Paris fait la part du culte
Avec l’ICI, la Ville de Paris a voulu créer un lieu dédié à la découverte de la diversité des cultures musulmanes actuelles et à la réflexion philosophique et scientifique. Situé dans le quartier de la Goutte d’Or, l’ICI sera réparti sur deux sites :
-53-55 rue Polonceau : 2011 m² dont 421 m² destinés à l’association représentant le culte.
-56 rue Stephenson : 1388m² et 297m² dédié à l’association représentant le culte.
Le programme du projet culturel comprend un accueil, un foyer, des espaces d’exposition, un auditorium de 173 places, des salles d’animation, des locaux dédiés à la recherche, à la formation et à la conservation d’archives ainsi qu’un hammam.
Il comprend également des espaces cultuels. Or dans le respect de la loi de 1905 qui organise la séparation des églises et de l’Etat, il a toujours été prévu que l’aspect cultuel serait séparé de l’intervention municipale.
Le Conseil de Paris a donc adopté une solution juridique permettant de distinguer ces deux aspects pour le site Polonceau qui est le plus avancé.
Ainsi, la société des Habous et des Lieux Saints de l’Islam qui est présidée par le Recteur de la Grande Mosquée de Paris se verra céder les volumes construits par la Ville et destinés au culte pour la somme de 2,18 millions d’euros. Quant aux assises foncières de ces bâtiments, ils feront l’objet d’un bail emphytéotique administratif d’une durée de 99 ans pour un loyer de 1 euros.
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Un super bus entre Paris et Choisy
Les territoires compris entre Paris et Choisy-le-Roi sont en pleine mutation. Autrefois occupés par des zones industrielles, de nouveaux quartiers y fleurissent avec des activités de production, des logements, des bureaux et toutes sortes d’équipements.
Pour desservir tous ces nouveaux lieux et les quelques 130.000 habitants et emplois qui s’y trouveront, un projet de bus à haut niveau de service est en projet. Le « T Zen 5 Vallée de Seine » (comme il doit s’appeler) desservira une vingtaine de stations situées dans le 13e arrondissement, à Ivry-sur-Seine, Vitry-sur-Seine et Choisy-le-Roi.
Le « T Zen 5 » est un type de bus très particulier puisqu’il offrira la même qualité de service que le tramway avec une fréquence et une régularité de 4 à 5 minutes et une amplitude d’exploitation de 5h30 à 00h30. Cette qualité de service suppose au préalable la mise en place d’infrastructures adaptée.
Coût : 116 millions d’euros
Date de livraison : 2020
Le Conseil de Paris a approuvé ce mois-ci les modalités d’organisation de la concertation préalable.
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Rencontrez vos nouveaux horodateurs
On les aime moins que les Kiosques à journaux ou que les colonnes Morris. Ils n’en font pas moins partie du paysage parisien. A Paris, ils sont 8000 comme cela, qui vous permette de payer votre stationnement.
Ce mois-ci, le Conseil de Paris a approuvé une convention d’occupation du domaine public qui permettra l’implantation de quatre horodateurs nouvelle génération qui se présentent comme des « kiosques Multi-Services ».
Ces horodateurs mis en place par la société Parkeon seront équipés de panneaux solaires et d’écran 7 pouces d’une résolution 800x480 disposeront surtout du serveur Pulsa’r, lequel permet à des sociétés extérieures de mettre à disposition sur ces horodateurs des services autres que le paiement du stationnement.
Exemple, l’horodateur pourrait fonctionner comme une borne internet et donner accès aux informations culturelles qui concernent les rues adjacentes : l’adresse d’un musée, les horaires ou les tarifs d’une expo, etc. De quoi faciliter la vie et la ville.
Lieux d’implantation
-Devant la mairie du 1er arrondissement (1er)
-Vis-à-vis du 147 Boulevard Saint-Germain (6e)
-Devant le Grand-Palais, avenue Winston Churchill (8e)
-100 avenue de Suffren (15e)
-Durée de l’occupation : 12 mois à partir du 2 mai 2013
-Redevance : 100 euros par mois et par horodateur
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» Consulter la présentation des nouveaux horodateurs format pdf
Le Centre d’animation de la Tour des Dames se cherche un projet (9e)
Un seul centre d’animation, pas assez d’équipements sportifs, le 9e arrondissement apparaissait comme l’un des parents pauvres de la capitale en matière de course, saut, lancé de javelot et autres épreuves physiques.
Cet arrondissement est donc devenu un secteur prioritaire et la Ville a décidé d’y construire un nouveau centre d’animation, situé au n°14-18 rue de la Tour des Dames. Les travaux ont débuté et la livraison est prévue pour le premier trimestre 2014.
Cinq niveaux, plus de 2500m² de surface utiles, ce lieu d’une ampleur très significative intégrera non seulement des activités sportives, mais également des activités culturelles et diverses initiatives visant à la convivialité et à l’insertion. De quoi changer le visage du quartier.
Mais en attendant, le Conseil de Paris a lancé un marché de prestations de services pour trouver le gestionnaire qui prendra ce Centre en main.
Le choix d’un projet se fera selon deux critères : son coût et surtout sa nature, qui pèsera pour 60% dans la décision finale.
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Une "demoiselle de Rochefort" dans le 18e
Elle aura toujours 25 ans et gardera à jamais ce même visage à la fois espiègle et grave. Pour les cinéphiles, Françoise Dorléac demeure cette hôtesse de l’air aux bas nylons dans La Peau douce, la jumelle brune des Demoiselle de Rochefort, la fiancée écervelée de Belmondo dans l’homme de Rio.
Ses parents étaient comédiens, sa sœur s’appelait Catherine Deneuve, elle s’est tuée au volant de sa voiture comme Brigitte Bardot à la fin du Mépris.
Paris, où elle était née en 1942 rend hommage à sa légende et à son talent en donnant son nom à une place qui verra bientôt le jour dans le secteur Binet dans le 18e.
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Niki de Saint-Phalle et André Gorz se croisent sur les Berges
Niki de Saint-Phalle était née à Neuilly dans une famille de banquier. Elle a rompu les amarres pour se fixer aux avants postes de l’art contemporain, avec César, Yves Klein et Christo, ces artistes qui abandonnèrent l’abstraction sans revenir à la tradition et qu’on appela les Nouveaux Réalistes. Ancien mannequin pour Vogue, elle deviendra célèbre avec ses Nanas, sculptures de femmes plantureuses et bariolées. Aujourd’hui, on peut admirer sa fontaine Stravinski à quelques encablures du Musée Georges Pompidou.
Quant à André Gorz, un temps compagnon de route de Sartre, il tracera ensuite sa propre voie, mêlant l’économie et la philosophie, cherchant une voie de sortie du capitalisme par le biais de l’écologie.
Ces deux personnalités qui contribuèrent à façonner leur époque vivaient dans des mondes qui ne se recoupaient pas. Ils se coudoieront désormais sur les berges de Seine. Puisque la première donnera son nom à l’archipel de cinq îles artificielles qui doit accoster prochainement au niveau du Port du Gros Caillou, et que le second se verra attribuer la promenade des berges située entre le musée d’Orsay et le Musée du Quai Branly.
» Consulter le projet de délibération "Niki de Saint-Phalle" au format pdf
» Consulter le projet de délibération "André Gorz" au format pdf
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