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100 ans d'histoires policières

crédits : Préfecture de Police de Paris
[06/11/2013]

Pour son centenaire, la Police Judiciaire de Paris organise une grande expo au Champ-de-Mars. L'occasion de dresser la fiche signalétique de cette institution qui a fait tomber le Docteur Petiot, Jacques Mesrine et inspire depuis toujours le cinéma et la littérature.

Nom : Police Judiciaire

Sous l’acronyme de PJ se cachent en réalité une foultitude de directions et de services. Parmi les plus connues, la Brigade Criminelle, les Stup’ ou la Brigade de Répression du Banditisme.

Mais aussi la Brigade Financière, dont l’histoire est plus récente.Chargée de la délinquance en col blanc, elle a beaucoup défrayé la chronique au cours des années passées dans des enquêtes liées à l’affairisme politique et largement médiatisées.

 

Affaire de l´impasse Ronsin

Photo stéréométrique de l'affaire de l'impasse Ronsin (1908)

 

Mais il y a également des équipes moins connues, aux noms parfois "poétiques", comme la Brigade des Répressions de la Délinquance Astucieuse. Là, on s’occupe des arnaques à la sécu ou des escroqueries à la Nigériane. En effet, qui n’a jamais reçu un mail abracadabrant où il est question d’héritage détourné, de trésor perdu, de dons mirobolants? Pour devenir riche, il suffit souvent d’envoyer un modeste don de 3500 euros à l’adresse indiquée.

Par le passé, il y eut d’autres services aux noms pour le moins évocateurs, comme le service des garnis qui surveillait la clientèle des hôtels et des meublés où passaient souvent les malfaiteurs en quête d’un toit.

 

Age : 100 ans

La PJ nait le 3 août 1913 à l’instigation du préfet Célestin Hennion.

 

Pistolet

 

Quand ce dernier remplace le Préfet Lépine, il est déjà connu pour avoir créé les fameuses Brigades du Tigre, qui doivent leur nom à Clémenceau. Face à une criminalité moderne, la Sureté était en effet complétement dépassée. Avec ces nouvelles équipes, la Police a changé de visage. Fini les enquêtes façons Vidocq. Ces inspecteurs newlook pratiquaient la savate, se déplaçaient en Panhard (souvent à vive allure) et n’hésitaient pas à employer le microscope et le relevé d’empreinte.

En créant la PJ, Hennion a réformé une maison vieillissante qui avait fait face à des années difficiles :  le pataquès du vol de la Joconde, les menées anarchistes de la Bande à Bonnot et une augmentation phénoménale du nombre d’affaires. En 1907, Le Petit journal n’hésitait pas à titrer « L’apache est la plaie de Paris. »

 

Taille : 4 départements

La PJ est une grande maison qui compte 28 services, 2229 agents, 836 véhicules, 1239 postes de radio et 2643 ordinateurs.

 

Le commissaire Antoine

Le commissaire Guillaume qui inspira le personnage de Maigret

Son aire de jeu est à la mesure de ces moyens puisqu’elle est compétente pour intervenir à Paris, dans les Hauts-de-Seine, en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne.

Quant à ses domaines d’intervention, là encore, il y a de quoi faire : lutte contre les organisations criminelles, le banditisme organisé, la cybercriminalité, les délits économiques et financiers, recherche des fugitifs et répression du proxénétisme, etc.

 

Antécédents : lourds

Pas facile de résumer 100 ans d’histoire criminelle. Disons que la PJ fait ses débuts avec l’affaire Casque d’Or et continue de nos jours avec les affaires Bettencourt ou Tapie.

Entre temps, de nombreuses affaires auront marqué la vie de cette institution. Le parricide commis par Violette Nozière, l’affaire Stavisky qui faillit faire tomber la IIIe République, les crimes du docteur Petiot, l’enlèvement du baron Empain, les attentats liés à la Palestine, la traque du tueur en série Guy Georges, etc. Autant de crimes qui reflètent leur temps, la police se trouvant toujours sur cette ligne où les marges rencontrent la grande histoire, où les désastres individuels donnent corps à l’esprit du temps.  

Prise d´otage à l´ambassade d´Irak 1978
Prise d'otage à l'ambassade d'Irak (1978)

 

L’institution elle-même a suivi les évolutions de la société, se modernisant, passant du contrôle des maisons de passe à la lutte contre la cybercriminalité, se féminisant beaucoup aussi. En 2002, une femme – Martine Monteil – prendra les reines du 36 pour la première fois. Un cap pour le navire amiral de la police française qui met aujourd’hui le cap vers les Batignolles.

 

 

 

L’expo "100 ans de la police judiciaire de Paris"

La PJ s’expose du 9 novembre au 8 décembre sur le Champ-de-Mars (face à l’école Militaire)

Pour en savoir plus : le site de l'exposition

Vous y découvrirez l’histoire, les grandes affaires et les méthodes de la  PJ parisienne. Avec une vingtaine de « jeux » interactifs qui vous permettront de pister les traces de sang comme Dexter, de séquencer de l’ADN comme les Experts ou de réaliser un portrait-robot à la manière des brigades du tigre.

Sans oublier des conférences sur des sujets comme la police scientifique, la PJ au cinéma ou l’histoire du 36 Quai des Orfèvres vue de l’intérieur.

Tout cela sous le patronage d’un comédien dont on ne sait pas très bien s’il est flic ou voyou : Jean-Paul Belmondo.

>> En savoir plus 

 

Quatre films au coeur de la PJPour ceux qui veulent poursuivre l'enquête, voici quelques films qui plongent leurs scénarios dans la réalité de la PJ.

 

L. 627 de Bertrand Tavernier (1992)

Le quotidien d’une brigade de la PJ qui lutte contre le trafic de stupéfiants, entre débrouillardise et désenchantement. Tavernier choisit un parti pris réaliste, soulignant le manque de moyens, filmant des flics qui ne sont ni des héros ni des salauds. Un film qui marque un tournant dans la manière dont le cinéma français traite le polar. Par d’effets, des faits.

 


L.627 (bande-annonce) par nicolas54480

 

Scènes de crime de Frédéric Schoendoerffer (2000)

S’il s’agit d’une histoire de serial killer, "Scènes de crime" ne cède pas aux ficelles du genre. Une vision clinique du travail d’enquêteur, des reconstitutions fidèles du Quai des Orfèvres, un film sans armes qui met l’accent sur la procédure et l’aspect humain d’un métier où l’on se trouve toujours au plus près du drame.

 

 

 

Le Petit Lieutenant de Xavier Beauvois (2004)

Xavier Beauvois a commencé par rêver d’un film de genre, avec des voyous flamboyants. Puis il a passé beaucoup de temps dans un commissariat avec des fonctionnaires de police. Il a découvert un métier, il s’est pris au jeu. Du coup, il signe un film sec, sans musique, où les comédiens donnent la réplique à des personnes jouant leur propre rôle.

 


Le Petit Lieutenant - Bande annonce FR par _Caprice_

 

Polisse de Maïwenn (2011)

C’est après avoir vu un documentaire sur la Brigade de Protection des Mineurs que Maïwenn lance ce projet. Une chronique qui montre le quotidien de flics aux prises avec les plus coupables et les plus innocents. Ou quand le crime a affaire avec l’enfance.

Avant de tourner, la réalisatrice a également passé beaucoup de temps avec les vrais policiers de la BPM. Sensible jusqu’au bout des ongles, son film pose un regard humide (larmes de rire et sanglot) sur les tribulations de ces policiers trop humains.  

 


Scène culte_ Polisse par OK-CHEF-OK

 

 

 

La PJ aux Batignolles

PJ Batignolles

 

Aujourd’hui, la PJ est répartie sur 19 sites. Dans des implantations historiques, mais qui manquent de place et sont parfois un peu vétustes.

En 2017, 1715 fonctionnaires déménageront pour rejoindre un nouveau bâtiment comptant 10 niveaux et situé à deux pas du nouveau Palais de Justice, dans la ZAC Batignolles (17e).

Là, ils bénéficieront de tout le confort moderne : panneaux solaires, vitres miroirs pare-balles, stand de tir, salles de sport, etc.

Les prévenus seront également à meilleure enseigne, puisque les cellules et les locaux d’audition seront tous conformes aux normes en vigueur.

 

 

 

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