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DISCOURS

Conseil de Paris : Communication sur la politique en faveur du sport à Paris

15/05/2006

DJS- 2006-

 

Le sport est un formidable outil de lien et de cohésion sociale et la pratique sportive fait désormais partie de la vie d’un nombre croissant de nos concitoyens. Elle s’est fortement modifiée : l’évolution du sport contemporain traduit en effet une demande accrue de pratiques plus diversifiées faisant appel, à l’instar des sports de glisse, à la sensation et à un rapport différent au corps, à l’autre et à l’environnement.

 

Le tassement du nombre de licenciés, une certaine désaffection des jeunes pour les pratiques en club traduisent le fait, selon une étude récente du CREDOC, que le sport est aujourd’hui perçu d’abord comme un facteur de santé (26 %), une détente (24 %) ou un défoulement (22 %). La compétition n’est plus mentionnée que par 15 % des personnes interrogées.

 

Les pratiques sportives parisiennes n’échappent pas à ces tendances : la  demande pour des pratiques libres, ponctuelles, de loisirs, de découverte ou d’initiation est forte et croissante. En témoigne par exemple le succès grandissant des animations municipales organisées dans les équipements sportifs traditionnels, mais aussi celles ouvertes sur la ville, telles Paris-Plage, l’opération « le Cheval à Paris » ou encore l’opération de roller « Paris Slide » sur la pelouse de Reuilly (12ème).

 

Paris est une grande capitale sportive. Paris aime le sport. Chaque année s’y déroulent de prestigieuses compétitions qui allient excellence sportive et forte présence du public.  Paris est aussi une grande capitale par son nombre de pratiquants et par la diversité de ses équipements, de ses clubs, du nombre de disciplines pratiquées.

 

L’enjeu que représente la pratique sportive dans nos sociétés contemporaines est considérable. Source d’épanouissement individuel et vecteur de valeurs collectives, le sport a vocation, depuis l’origine, à rassembler : il peut – et doit - être une école de la vie en groupe, favorisant l’épanouissement des idéaux de respect, de tolérance, de générosité et de dépassement de soi. C’est aussi un facteur important de la santé publique, par exemple face au phénomène préoccupant de l’obésité des enfants.

 

La candidature de Paris à l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de 2012 s’inscrivait dans cette volonté de promouvoir le sport comme une des valeurs essentielles au 21ème siècle.

Aussi grande soit la déception née de la décision du CIO - celle-ci faisant suite aux précédents échecs de 1986 et 2001 - l’aventure olympique aura suscité un véritable engouement populaire et généré une dynamique nationale rassemblant des acteurs divers – mouvement sportif et olympique, responsables politiques, décideurs économiques, représentants associatifs et syndicaux – tous tendus vers le même objectif.

 

Si la page de la candidature olympique pour 2012 est tournée, son legs est positif en terme de projets d’équipements, mais aussi d’état d’esprit : en effet, l’ambition sportive s’inscrit plus que jamais dans la démarche que nous avons à cœur de développer.

 

L’objectif est bien de permettre à chacun de pratiquer la discipline qu’il souhaite, dans les meilleures conditions. Notre action s’articule donc autour de 3 priorités :

 

-         La création de nouveaux équipements sportifs et la modernisation du patrimoine pour en améliorer l’usage,

-         Le soutien résolu au mouvement sportif et à l’animation sportive par un service public modernisé.

-         Un partenariat exigeant avec le sport de haut niveau pour conforter le rayonnement sportif international de Paris.


I. Le doublement de l’effort d’investissement

en faveur du sport durant la mandature

 

 

La Municipalité a pour ambition de favoriser l’accès de tous les Parisiens, quels que soient leur âge, leur quartier ou leurs ressources, à la pratique des activités physiques et sportives. Cette ambition implique non seulement de rénover en profondeur le patrimoine sportif existant, particulièrement dégradé et insuffisamment entretenu dans les périodes précédentes, mais aussi de construire de nouveaux équipements de proximité, car Paris reste globalement déficitaire en la matière comparativement aux autres grandes villes de France.

 

Les précédentes Municipalités ont donné la priorité au sport de haut niveau et souvent négligé les équipements de quartier indispensables à la pratique du sport par le plus grand nombre. Ainsi, la dernière piscine construite à Paris est la piscine Reuilly (12ème), ouverte en … 1992. Par ailleurs, il est apparu nécessaire de remédier à l’inégalité géographique de leur implantation en dotant de piscines et de gymnases les secteurs particulièrement défavorisés.

 

Concrétisation de cette volonté municipale, le budget d’investissement consacré aux équipements sportifs aura plus que doublé d’une mandature à l’autre : 123 M€ durant la précédente mandature (6 ans, soit 20,5 M€ en moyenne annuelle) contre 290 M€ durant l’actuelle (7 ans, soit 41,4 M€ en moyenne annuelle).

 

A)   De nouveaux équipements au service des usagers

 

Afin de faciliter la pratique sportive à Paris, de nouveaux équipements ont été construits, réhabilités et ouverts au public ou le seront d’ici la fin de la mandature. A l’évidence, cet effort sans précédent ne sera pas suffisant pour répondre complètement aux attentes des usagers, ce qui nécessite une action de plus longue haleine qu’une mandature.     

 

1) Un renforcement significatif de l’offre de piscines, intégrant la préservation de l’environnement

 

Les Parisiens sont de plus en plus nombreux à souhaiter aller à la piscine. Pour combler le sous-équipement existant en 2001 et faire face à cette attente, un plan ambitieux de construction de piscines neuves et de rénovation du patrimoine a été entrepris, doté de 104 M€ sur la mandature.

 

En outre, les programmes ont été adaptés aux pratiques nouvelles : si le bassin de natation reste le cœur de l’activité, des espaces complémentaires pour la relaxation et l’entretien du corps doivent y être adjoints, notamment avec des centres de remise en forme.

 

Les principaux projets de la mandature sont les suivants :

-         La construction de la piscine Seine-Est (13ème), regroupant sur la Seine, un bassin de 25 m X 10 m, une pataugeoire et un centre de remise en forme. La livraison est prévue pour l’été 2006 et le coût d’investissement est de 16 M€,

-         La réhabilitation de la piscine-patinoire Pailleron (19ème), avec adjonction d’un bassin d’apprentissage et d’un centre de remise en forme pour un coût de 30 M€. La livraison est prévue à l’été 2006,

-         La construction d’un complexe balnéaire à Belleville (20ème), avec un bassin de  25 m X 12,5 m, un bassin d’apprentissage, une pataugeoire et un centre de remise en forme avec sauna, salle de fitness et de musculation.
Le coût est de 25 M€,

-         Le rachat (13 M€) et la restructuration (9 M€) de la piscine Keller (15ème). La fréquentation était passée de 100.000 personnes en 1998 à 237.000 en 2005, date de début des travaux. Leur fin est prévue en 2007.

-         La réhabilitation du bassin-école Parmentier (10ème et son ouverture au public.

 

Par ailleurs, des études sont en cours pour la création d’une piscine à Beaujon (8ème), l’implantation d’une piscine sur la Seine dans l’Ouest et la reconstruction de la piscine Molitor (16ème). Ce dernier projet est malheureusement retardé par l’état terriblement dégradé des bétons. De plus, jusqu’à présent, le Ministère de la Culture s’est refusé à approuver tout projet s’appliquant à ce bâtiment protégé au titre des Monuments historiques. Il a effet exigé au préalable que soient menées des études techniques particulièrement poussées, ce qui a nécessité du temps.

Sur cette base, le Comité de concertation Molitor créé en 2003,  qui comprend notamment des élus et des représentants d’associations, se réunira en juin afin d’examiner le contenu concret du projet qui sera soumis au Ministère de la Culture, un mois plus tard.

 

Quant au stade nautique olympique prévu à Aubervilliers dans le dossier de candidature de Paris 2012, la Municipalité confirme son accord pour en financer 20 % hors foncier et aménagements extérieurs, en échange de créneaux horaires correspondants.

 

Enfin, les nouveaux équipements intègrent la préoccupation de développement durable. Ainsi, les trois piscines nouvelles seront dotées d’un système de traitement d’eau à base d’ozone plus respectueux de l’environnement, la piscine Seine-Est sera pourvue d’une station d’épuration filtrant l’eau de la Seine avant injection dans le bassin et filtrant les eaux usées avant leur rejet dans la Seine, tandis que des capteurs solaires équiperont la piscine Belleville pour le chauffage de l’eau du bassin et des douches.

 

2) Pouvoir patiner toute l’année à Paris dans de bonnes conditions

 

Depuis la fermeture de la patinoire Pailleron (19ème) en 1997, la capitale ne possédait plus de patinoire couverte accessible au public. Pour remédier à cette anomalie, la patinoire Sonja-Henie, située dans le POPB (12ème) et jusque là principalement réservée à l’usage d’un Club, a été largement ouverte au public dès 2003.

 

Par ailleurs, la reconstruction de la piscine-patinoire Pailleron (19ème) a été lancée. Une patinoire dotée d’un plan de glace de 40 m X 20 m sera proposée au public dès le mois d’octobre 2006. Elle sera ouverte toute l’année, sauf juillet et août.

 

Enfin, Paris sur Glace permet, chaque année, au cours des mois d’hiver, de patiner gratuitement sur la Place de l’Hôtel de Ville (4ème) et sur la Place Raoul Dautry (15ème), seule la location des patins étant payante.

 

 

3) 7 gymnases et 7 salles de sports ouverts durant la mandature

 

Pour combler le retard accumulé depuis plusieurs mandatures, un plan de rattrapage a été entrepris, avec priorité pour les arrondissements particulièrement sous-équipés. Les programmes des équipements ont été conçus en étroite collaboration avec les utilisateurs et les mairies d’arrondissement. Ainsi, les salles de sports sont équipées pour optimiser l’usage tant par les scolaires que par les clubs. Quand cela est possible, des salles annexes d’environ 150 m2 dédiées à la danse, à la gymnastique douce, voire aux arts martiaux, sont intégrées aux gymnases.

 

Sont d’ores et déjà livrés les gymnases rue de l’Orillon (11ème), Thomas Mann (13ème) et Alice Milliat (14ème) , ainsi que les salles de sport Invalides (7ème) et Rosa Parks (14ème) et la salle de tennis de table Carpentier (13ème).


Par ailleurs, seront livrés d’ici la fin de la mandature les gymnases Reuilly (12ème), Olympiades (13ème), Porte d’Asnières (17ème) et Vignoles Est-Réunion (20ème), ainsi que les salles de sport Jardin de Bercy (12ème), Cité Traëger (18ème), Curial (19ème) et Belleville (20ème).


Enfin, des projets sont à l’étude, notamment les gymnases Schomberg (4ème) Tour des Dames (9ème), Saint Lazare (10ème), Fédération (15ème et ZAC Pajol (18ème) ainsi que la salle de sport au Carreau du Temple (3ème).

 

           4) Développer les terrains de proximité

 

Le libre accès aux équipements de la Ville est un enjeu majeur. Afin de répondre aux demandes mal prises en compte par les structures traditionnelles, plusieurs espaces en libre accès ont déjà été créés comme des terrains de basket de rue dans le 10ème, le 13ème, le 19ème ou le 20ème arrondissement et des terrains de football de rue dans le 19ème et de beach-volley dans le 20ème. Un terrain de basket de rue est également programmé dans le 9ème. Cet effort sera accentué dans les prochaines années pour augmenter le nombre de ces équipements de quartier très appréciés, notamment par les jeunes.

 

En outre, parce que les pratiques de glisse ou de sports collectifs sont en constante augmentation, qu’elles soient libres ou encadrées, il convenait de mettre à la disposition des usagers, en particulier les jeunes, des terrains en libre accès. Ont ainsi été créés une aire de glisse urbaine quai de Jemmapes (10ème), un espace roller au TEP rue Emile Lepeu (11ème), un espace roller et skate dans le jardin de Bercy (12ème) et dans le centre sportif Jules Noël (14ème) et une aire de glisse urbaine sous le métro aérien boulevard de la Villette (19ème). De plus, un grand espace roller et skate sera livré avant la fin de la mandature au stade des Fillettes (18ème).

 

Enfin, de nombreux murs d’escalade ont été ou seront aménagés avant la fin de la mandature, comme le mur du gymnase Valeyre (9ème) ou du centre d’animation Vercingétorix (14ème). Le gymnase Alice Milliat (14ème) est doté d’un mur de 9 mètres de hauteur sur une longueur de plus de 40 mètres, soit le plus grand espace couvert dédié à cette pratique à Paris. Quant au gymnase Reuilly (12ème), il sera équipé d’une salle spécifiquement dédiée à l’escalade.

 

           5) La couverture de 17 courts de tennis durant la mandature

 

Un programme de couverture de courts de tennis municipaux a été engagé en 2001 afin de proposer aux associations comme aux individuels la pratique du tennis par tous les temps et le soir. 15 courts ont d’ores et déjà été couverts dans les centres sportifs Paul Valéry (12ème), Charles Moureu (13ème), Georges Carpentier (13ème), Elisabeth (14ème), Bertrand Dauvin (18ème), Sept Arpents (19ème) et Déjerine (20ème). Deux le seront au stade Ladoumègue (19ème) en 2007.

 

6) Des salles municipales de remise en forme

 

Répondant à un besoin particulièrement important en milieu urbain, la Municipalité s’est engagée dans la réalisation des premières salles municipales de remise en forme qui allient salles de musculation, salles de cours de gymnastique et souvent sauna ou hammam. Il s’agit ainsi d’offrir à de nombreux usagers la possibilité de bénéficier d’espaces jusqu’ici exclusivement gérés par le secteur privé.

 

Un premier équipement a été ouvert en 2005 auprès de la piscine de la Butte aux Cailles (13ème). De plus, le centre de remise en forme au stade Charléty (13ème), est désormais géré par l’UCPA dans le cadre d’un marché de service public avec des tarifs municipaux. Enfin, la piscine Seine-Est (13ème) et la piscine-patinoire Pailleron (19ème offriront ce service dès cet été, comme début 2008, le centre sportif Belleville (20ème).

 

 

B) Moderniser le patrimoine pour améliorer le service offert aux usagers

 

Pour que les équipements correspondent mieux aux attentes en termes de qualité de confort, de sécurité ou d’hygiène, une attention particulière a été apportée à leur modernisation.

 

Ainsi, un diagnostic de toutes les piscines a été entrepris par des bureaux d’études spécialisés, notamment sur la lutte contre les chloramines, l’amélioration de l’acoustique et le traitement des locaux pour en améliorer l’hygiène et la sécurité (vestiaires, douches, hall d’accueil). Un programme pluriannuel a été engagé dès 2001, doté de 33 M€ sur la mandature, pour traiter ces équipements.

 

En outre, plus d’une vingtaine de gymnases et salles de sport ont été rénovés pour améliorer la qualité des sols, de l’éclairage ou de l’acoustique. Il en a été de même pour les vestiaires ou l’éclairage d’une dizaine de stades.

 

De plus, le développement du gazon synthétique pour les terrains de football et de rugby est très utile quand la création de nouveaux terrains est difficile en raison de la rareté du foncier. Il s’agit ainsi d’optimiser les surfaces existantes tout en assurant aux sportifs un excellent confort de jeu, les terrains pouvant être utilisés jusqu’à 50 heures par semaine contre 10 heures maximum pour les terrains en gazon naturel. Plus d’une quinzaine de terrains de football ont été équipés et le premier terrain de rugby en gazon synthétique a été réalisé l’année dernière au stade Suzanne Lenglen (15ème).

 

Par ailleurs, la mobilisation des parcs interdépartementaux constitue la première ébauche d’une coopération intercommunale sur les équipements sportifs. Le Département de Paris finance et entretient à hauteur de 50 % quatre parcs interdépartementaux : Puteaux-Antony (Hauts de Seine), Bobigny-La Courneuve (Seine Saint Denis), Choisy le Roi (Val de Marne) et Le Tremblay (Val de Marne). La Municipalité a dégagé 7,1 M€ par an dès 2004 pour un important programme d’investissement. L’objectif est d’en faire de véritables parcs sportifs urbains, accessibles au plus grand nombre et combinant la pratique sportive de club, de loisir et de détente.

 

Enfin, un effort très important est entrepris pour améliorer l’accessibilité des équipements sportifs aux personnes handicapées. Un audit a été réalisé en 2004 et un programme pluriannuel de travaux est en cours pour que chaque arrondissement soit doté d’un équipement sportif entièrement accessible, pour toutes les disciplines pratiquées, quelle que soit la nature du handicap.

 

 

C) Une gestion transparente et performante des concessions en faveur du sport

 

La Ville de Paris est propriétaire de près de 45 équipements ou espaces à vocation sportive dont la gestion est dévolue à des tiers, soit sous la forme de délégation de service public (Parc des Princes, POPB, piscines Pontoise ou Suzanne-Berlioux), soit sous la forme de conventions d’occupation domaniale (Roland Garros, centres équestres de l’Etrier ou de la Cartoucherie,  Jean-Bouin, Croix-Catelan…). La Municipalité a décidé d’accroître la transparence des procédures et de réaffirmer la vocation sportive de ces équipements.

1) Accroître la transparence des procédures

 

Le renouvellement des concessions sportives s’inscrit dans des procédures toujours plus transparentes. Ainsi, conformément au vœu adopté par le Conseil de Paris en juin 2004, tous les contrats du domaine public donnent désormais lieu à appel public à candidatures préalable. C’est le cas pour le fronton du Trinquet, le tir à l’arc du boulevard de l’Amiral Bruix ou la Croix Catelan (16ème). Concernant cette dernière, la Municipalité a pris en compte le principe de création d’une commission pluraliste ad hoc pour examiner les offres des candidats.

2) Réaffirmer leur vocation sportive

 

Ces espaces constituent une part importante de l’offre d’équipements dans de nombreuses disciplines (tennis, équitation, hockey sur gazon, pelote basque, tir à l’arc, tennis de table…). C’est pourquoi les conventions d’occupation domaniale arrivées à échéance ont toutes été négociées avec le triple souci d’en accroître la rentabilité financière pour la Ville, d’encourager les investissements les plus novateurs et d’en conforter la destination sportive. C’est dans cet esprit qu’ont été conclues en 2004 les conventions de Jean Bouin, du Centre équestre de l’Etrier, du Tennis Club de Paris, du Tennis Club de Paris Joinville et, en 2006, du PUC Omnisports à Charléty.

 

 

II. Le développement du sport pour tous

 

Nul ne doit être empêché de faire du sport en raison de son origine sociale, de son âge ou de son lieu d’habitation. Chacun doit être encouragé à exercer une activité physique selon son souhait, son niveau de pratique et selon les modalités qu’il aura librement déterminé (compétition, loisir…). Ces principes guident l’action municipale avec trois priorités : d’abord placer l’usager au cœur du dispositif, ensuite élaborer un partenariat clarifié et rénové avec le mouvement sportif et enfin prendre directement en charge des actions pour ceux qui ne peuvent ou ne souhaitent pas faire du sport dans les cadres traditionnels.

 

 

A) Les usagers au cœur du service public municipal

 

Depuis 2001, la Municipalité s’efforce de mieux faire coïncider le fonctionnement des équipements sportifs municipaux avec les attentes des Parisiennes et des Parisiens, notamment grâce à l’action du Bureau des Temps, et de placer l’usager au cœur de l’action municipale. De nombreuses actions concrètes ont été menées, même si beaucoup reste encore à faire.

 

1) Une charte d’accueil des usagers spécifique pour 27 piscines

 

Une enquête de satisfaction réalisée par l’Institut Louis Harris auprès de 1 206 personnes entre le 6 et le 15 janvier 2005 dans quatre piscines (Saint-Merri 4ème, Saint-Germain 6ème, Reuilly 12ème, Bernard Lafay 17ème) a montré une satisfaction globale des usagers individuels : 97 % des personnes interrogées indiquaient être très satisfaites (48 %) ou assez satisfaites (49 %) du service rendu. Cependant, des marges de progression réelles se dégageaient : la propreté des locaux (82 % de satisfaits dont 31 % de très satisfaits) et les horaires d’ouverture pour les usagers individuels  (53 % de satisfaits dont 22 % de très satisfaits).

 

Dans le cadre de la démarche globale d’amélioration de l’accueil dans les équipements municipaux concrétisée par la Charte rendue publique le 21 mars dernier, la charte spécifique pour les 27 piscines municipales permet de poursuivre le dialogue avec les usagers et d’améliorer encore la qualité du service rendu.

 

2) L’élargissement des horaires pour le public individuel dans les piscines

 

Avec 5,6 millions d’entrées par an, la piscine est l’équipement municipal le plus fréquenté. Mais la Municipalité est bien consciente que de nombreux usagers individuels souhaitent profiter de ces équipements plus souvent, notamment en soirée. Sans pénaliser l’accueil du public scolaire et des membres de clubs parisiens de natation et en tenant compte des préoccupation légitimes des agents municipaux, il s’agit donc d’adapter progressivement les horaires d’ouverture.

 

De 2000 à 2005, le nombre d’heures d’ouverture des 27 piscines municipales et des bassins-écoles au public individuel a progressé de 31 %, passant de 46.672 à 61.158 heures. Par exemple, avec le Plan piscines Eté, les Parisiens et les touristes disposent dorénavant pendant l’été, de piscines ouvertes de 7 h à 21 h tous les jours sauf le dimanche.

 

Les usagers individuels sont devenus les premiers bénéficiaires de l’ouverture des piscines municipales, disposant de 41,7 % des heures d’ouverture, les associations en utilisant 35,3% et les scolaires 23 %.

 

Par ailleurs, la Municipalité a souhaité que les 7 piscines gérées par des prestataires extérieurs (Berlioux 1er, Pontoise 5ème, Le Gall 12ème, Keller 15ème, Champerret 17ème, Georges Hermant 19ème, Georges Vallerey 20ème), élargissent sensiblement leurs horaires, en particulier en soirée. La fréquentation a connu une évolution analogue aux piscines municipales, le nombre d’usagers passant de 1,4 million en 2000 (dont 1,1 million d’usagers individuels) à 1,6 million en 2005 (dont 1,3 million d’usagers individuels). Au total, le nombre d’usagers individuels a augmenté de  13,6 % en 5 ans.

 

3) Une politique tarifaire plus juste

 

La politique tarifaire de la Municipalité témoigne du souci d’ouvrir ces équipements municipaux à tous les Parisiens, quel que soit leur niveau de revenu. Ainsi, dès 2001, la Municipalité a accordé la gratuité d’accès dans les piscines et les tennis aux demandeurs d’emploi et bénéficiaires du RMI et étendu le tarif réduit aux jeunes de moins de 26 ans.

 

En outre, les tarifs de 4 piscines concédées ont été alignés sur les tarifs municipaux, c’est-à-dire divisés par deux, car il était incompréhensible de payer plus cher pour des prestations identiques. Cela a ainsi été le cas pour les piscines Roger Le Gall (12ème), Keller (15ème), Champerret (17ème), Georges Vallerey (20ème), et le sera avant la fin de l’année pour Georges Hermant (19ème).

 

Enfin, la Municipalité a étendu en 2005 le principe de gratuité pour les piscines et les tennis gérés en régie aux bénéficiaires de l’allocation parent-isolé et de l’allocation d’insertion.

 

4) La réservation des courts de tennis par Internet

 

Depuis septembre 2004, la réservation des courts de tennis, qui ne pouvait s’effectuer que par Minitel, est possible par Internet et serveur vocal. Le taux d’occupation des courts de tennis par les usagers individuels a nettement progressé, grâce à la facilité de réservation permise par Internet et à la politique de couverture des courts. En effet, le nombre de billets vendus a augmenté de 14 % en deux ans.

 

B) Un partenariat clarifié et renforcé avec les associations sportives

Le mouvement sportif joue un rôle majeur car c’est lui qui organise les entraînements et les compétitions. Mais au delà de ce seul aspect, les clubs sont des lieux de vie collective et de socialisation indispensables à la cohésion sociale. C’est la raison pour laquelle la Municipalité a renforcé le partenariat avec le mouvement sportif en général et les clubs en particulier. Une illustration supplémentaire de ce lien très fort qui unit la Ville au mouvement sportif a été donnée avec le partenariat très étroit noué au cours de la candidature de Paris 2012 avec le CNOSF, institution majeure et essentielle du sport en France, et les Fédérations sportives.   

 

            1) La réforme des Offices du Mouvement Sportif et le rôle primordial des maires d’arrondissement dans la gestion des créneaux horaires

 

A l’issue d’une large concertation, les OMS ont retrouvé leur autonomie depuis 2003 et sont depuis dénommés Offices du Mouvement Sportif. Pour plus de transparence, le partenariat avec la Ville se concrétise par des conventions annuelles d’objectifs avec chaque OMS, associant les Mairies d’arrondissement et concernant par exemple le développement du sport féminin, du handisport et de la prévention, sans oublier la pratique sportive des plus jeunes. L’initiative associative est ainsi soutenue par la Ville qui s’associe au milieu sportif local sans s’y substituer.

 

Par ailleurs, au cours de la saison 2004/2005, plus de 2.000 associations ont bénéficié de créneaux dans les équipements sportifs municipaux, illustration du soutien de la Ville à la pratique sportive. Les attributions se font désormais par les Maires d’arrondissement pour les 249 équipements transférés et en concertation avec eux pour les équipements non transférés. Enfin, les Maires d’arrondissement disposent dans leur état spécial des crédits nécessaires à l’entretien courant des équipements. 

 

                  2) Une hausse de 16 % des subventions aux associations sportives depuis 2000

 

De 2000 à 2005, le nombre d’associations sportives subventionnées est passé de 535 à 605, pour un montant global de 2,87 M€ en 2000 et 3,3 M€ en 2005, soit une hausse de 16 %.

 

Un effort significatif a été fait pour les associations signant une convention d’objectifs sur les grands axes de leur politique sportive. 62 conventions ont été passées en 2005, dont 20 avec les OMS.

 

C) Une politique d’animation sportive municipale

 

Paris est une ville sportive dynamique. A cet égard, la Municipalité soutient beaucoup de manifestations qui contribuent à l’animation de la capitale et favorisent la pratique sportive libre des Parisiens dans des cadres souvent prestigieux et originaux, comme pour le Marathon, la Parisienne, le Semi-Marathon, les 20 kilomètres de Paris, les Championnats Handisport, les diverses courses d’arrondissement, de l’UNSS ou de l’USEP… Ce soutien logistique est également apporté dans le cadre de manifestations exceptionnelles comme ce fut le cas pour le Festival Olympique de la Jeunesse Européenne en 2003 ou le parcours parisien de la Flamme Olympique en 2004.

 

Par ailleurs, les Jeux de la Jeunesse Parisienne ont été organisés en 2005 sur plusieurs journées avec environ 10.000 enfants de 8 à 14 ans, autour de 7 sports olympiques (natation, tennis de table, athlétisme,  football, volley-ball, basket-ball et hand-ball).

 

Enfin, la Journée du 5 juin 2005, qui a rassemblé plus d’un million de personnes sur les Champs-Elysées, a constitué le grand rassemblement festif et sportif en faveur de la candidature de Paris pour les Jeux Olympiques et Paralympiques de 2012, illustrant le partenariat étroit noué entre la Ville, le CNOSF, les Fédérations sportives et le Club des Entreprises Paris 2012.

 

Au-delà de ces événements, la Municipalité a souhaité construire un véritable service public d’animation sportive de qualité en complément des clubs sportifs, car de nombreux usagers, notamment des femmes, des jeunes ou certains publics en grandes difficultés, ne souhaitent pas intégrer des structures perçues parfois comme trop contraignantes.

 

1) La création de la filière d’action sportive

 

Créée en 2005, la filière d’action sportive contribue à faire de la Ville un véritable acteur institutionnel du sport, avec des missions très variées comme la médiation avec les associations pour faciliter une coordination harmonieuse entre toutes les actions sportives menées dans les arrondissements, l’accueil des « inorganisés » dans les équipements sportifs, l’intervention dans les activités extra et périscolaires ou la prévention par le sport.

 

Dotée de moyens humains (6 conseillers, 13 éducateurs et 52 opérateurs en 2006), cette filière complète et amplifie l’effort essentiel fourni quotidiennement par les agents de terrain, mobilisés et dévoués au service des Parisiens, dont les effectifs ont été renforcés de 202 emplois depuis 2001.

 

2) Une attention particulière à la prévention par le sport

 

La prévention par le sport, à travers les Centres Sports Découvertes, s’effectue principalement par des marchés de prestations confiés à des associations mais également par des actions menées directement en régie. Elle consiste à accueillir des jeunes dans les équipements, notamment pendant les vacances, et utilise le sport comme outil d’intégration et de cohésion sociale, en permettant à de nombreux jeunes, par le biais d’une activité encadrée, d’acquérir les valeurs de la vie collective. Le dispositif des Centres Sports Découvertes est passé de 30 sites en 2001 à 57 en 2005 et concerne environ 2.800 jeunes, dont 10 % de filles.

 

3) Les animations périscolaires et les Ecoles Municipales des Sports

 

Les activités sportives périscolaires concernent environ 12.000 enfants chaque mercredi dans les centres scolaires sportifs et 4.500 dans les centres d’initiation sportive les mercredi et vacances scolaires. Une convention de partenariat tripartite (Ville/USEP/association sportive) entrera en vigueur à la rentrée scolaire 2006 afin d’améliorer le fonctionnement de chaque Centre sportif.

 

Par ailleurs, les ateliers bleus sportifs rencontrent toujours autant de succès avec 1.500 ateliers par semaine au profit de 20.000 enfants. Une attention particulière a été portée à l’information des parents d’élèves et une nouvelle grille d’évaluation des ateliers, commune à celle de la DASCO, a été décidée à la rentrée 2005. En outre, au sein du dispositif appelé « samedis libérés » mis en place dès la rentrée 2002, des ateliers multisports sont proposés dans une quinzaine d’écoles élémentaires un samedi matin sur deux, en dehors des vacances scolaires.

 

De plus, les Ecoles Municipales des Sports, créées en 2001, attirent pendant les vacances environ 2.400 jeunes, séduits par la variété et la qualité des sports (plongée, voile, hip-hop…).

 

Enfin, des ateliers bleus accueillant des CLIS, un centre sportif handi-jeunes dans le 15ème et des Ecoles Municipales des sports handisports ont été créés pour renforcer l’accueil des enfants handicapés.

 

4) Des animations de plein air ouvertes à tous

 

De très nombreuses animations sont proposées, avec une grande variété de sports. Ainsi, des séances de canoë-kayak, d’aviron et de voile encadrées par des animateurs de la Ville sont organisées gratuitement sur les bases nautiques de la Villette et de Choisy le Roi (2.000 adultes le week-end, 18.000 enfants dans le cadre scolaire et 1.500 dans le cadre périscolaire), les centres Sports Nature proposent des activités gratuites d’entretien aux adultes le dimanche matin (400 participants par dimanche en moyenne) dans une dizaine de jardins municipaux et, au cours de l’automne 2004, 2 centres équestres (site de l’Hôpital Hérold 19ème et Parc de Choisy) ont accueilli des milliers d’enfants venus s’initier au poney. Cette opération sera reconduite au Parc de Choisy en 2006.

 

En outre, Paris sur glace attire près de 120.000 personnes chaque année tandis que Paris-Plage propose du Taï-chi, de l’escalade, de la pétanque, du roller, de l’aviron, de la natation, de l’aquagym, du trampoline, du beach-volley, du beach-rugby, du badmington, de l’athlétisme, du speed ball, du handball ou encore de la danse brésilienne et de la capoeira, ces deux dernières animations ayant été mises en place en 2005 spécialement pour l’année du Brésil. Au cours de l’été 2005, Paris Slide a permis aux amateurs de bénéficier d’un grand circuit de roller sur la Pelouse de Reuilly (12ème). Ils en bénéficieront de nouveau cet été.

 

Enfin, l’opération Sport en Liberté, qui rassemble pendant l’été toutes les activités de loisirs sportifs organisées par la Ville en faveur des Jeunes, proposait pour la première fois en 2005 des terrains et des stades pour des activités sportives, avec ou sans encadrement.

 

                  5) Un soutien particulier au sport féminin

 

Dans le cadre d’une pratique libre, les femmes font globalement autant de sport que les hommes. Toutefois, dès qu’il s’agit d’une pratique régulière et encadrée, leur nombre diminue de manière significative. En effet, les femmes représentaient en moyenne un tiers des licences délivrées en 2004 par les Fédérations sportives et seulement 27 % des licences de compétition.

 

Le soutien municipal à la pratique du sport par les femmes concerne d’abord les clubs, aidés pour la création de sections féminines par le biais de conventions d’objectifs. Cette politique d’aide est valable pour le sport de masse mais également pour le haut niveau, avec par exemple la création d’un club de volley-ball féminin, le Stade Français Saint Cloud.

 

Par ailleurs, la Municipalité soutient l’organisation de manifestations d’envergure du sport féminin comme le championnat du monde de hand-ball en 2007 ou la course La Parisienne qui connaît un succès grandissant avec quelque 10.000 participantes en 2006.

 

Enfin, Sport Pour Toutes a été créée dans le cadre de la Journée Internationale des Femmes pour initier un maximum de jeunes filles au sport, avec près de 1.000 participantes en 2006.


III. Le soutien au sport de haut niveau

 

Le sport de haut niveau est une composante essentielle à la fois de la pratique sportive à Paris et du rayonnement international de la capitale. Il est en effet un vecteur universel dont l’impact est unique.

Source d’émulation et de motivation, il véhicule des valeurs comme la solidarité, le goût de la performance et la maîtrise technique, mais génère également des effets positifs en terme d’image et de dynamique économique.

C’est pourquoi le sport de haut niveau est, avec le sport de masse, une autre priorité de la Municipalité.

 

Les résultats de ses clubs, dans de nombreuses disciplines, ainsi que les potentialités affichées pour l’avenir, confirment la pertinence d’une telle démarche : chaque succès sur la scène internationale sanctionne aussi le dynamisme, l’ambition et l’état d’esprit d’une cité tournée vers le futur.

 

C’est un rapport de partenariat qui a été instauré avec les grands clubs, dans la transparence, sur la base d’une aide financière significative, assortie d’objectifs clairs et régulièrement évalués. C’est également un soutien conséquent à l’organisation d’événements sportifs de dimension nationale ou internationale qui participent à la réputation sportive de Paris.

 

A) Un partenariat exigeant avec les grands clubs parisiens

 

Depuis 2001, la politique municipale en direction du sport de haut niveau s’est organisée autour de trois grandes orientations : la rationalisation du soutien de la collectivité aux grands clubs sportifs, un parc d’équipements adaptés aux attentes des Clubs et la recherche d’une continuité entre le sport de haut niveau et le tissu sportif parisien.

 

1) La rationalisation du soutien de Paris aux grands clubs sportifs

 

L’aide de la Ville de Paris aux grands Clubs, d’un montant total de 10,6 M€, obéit strictement à la loi du 16 juillet 1984 relative à l’organisation et à la promotion des activités physiques et sportives, complétée par la loi du 6 juillet 2000 dite loi Buffet, selon laquelle « l’Etat, les collectivités territoriales et leurs groupements, les associations, les fédérations sportives assurent le développement du sport de haut niveau ».

 

Cette nouvelle loi a conduit la Municipalité à préciser sa stratégie sur le sport de haut niveau, avec un effort concentré sur une quinzaine de clubs sportifs, comprenant six clubs professionnels (PSG, Stade Français, Paris Handball, Paris Basket Racing, Paris Volley, Union Stade Français-Saint Cloud), plusieurs clubs à fort potentiel (PUC rugby, Paris football club, Paris Judo, Français Volants, Centre de Formation du Football Parisien), trois associations sportives omnisports (PUC Omnisports, le Stade Français Omnisports, le Paris Jean Bouin) et une fédération sportive, la Fédération Française Handisport. En 2005, ils ont reçu 7,1 M€ de subventions.

 

En outre, la Ville acquière, par l’intermédiaire de marchés de prestations de services, 3,5 M€ de billets et de communication aux clubs professionnels parisiens, billets distribués par l’intermédiaire des associations, des clubs et des mairies d’arrondissement aux jeunes Parisiens qui n’ont pas les moyens de s’acheter des places.

Les objectifs poursuivis sont évidemment une forte présence de Paris dans les Championnats nationaux pour les grands sports collectifs professionnels (football, rugby, basket, handball et volley-ball) mais aussi le développement du sport féminin avec l’émergence d’une équipe féminine de volley-ball (l’Union Stade Français-Saint Cloud) qui évolue en Pro A ou la promotion de l’équipe féminine du PSG qui évolue en 1ère division.

 

Depuis 2001, le contrôle de l’application des conventions a été renforcé, notamment par la constitution au sein de la Direction de la Jeunesse et des Sports, d’un bureau du sport de haut niveau. En outre, les conventions d’objectifs donnent lieu à un suivi semestriel et à une renégociation au début de chaque saison sportive tandis que le Comité de suivi des grands clubs, associant les élus parisiens, se réunit chaque année.

 

Il convient de noter qu’à l’occasion de la vente du PSG par Canal +, la Municipalité a veillé très attentivement à la qualité du projet sportif des repreneurs et à la traçabilité des fonds. Elle a la volonté de privilégier un partenariat dynamique et loyal avec la future équipe dirigeante. La convention avec la Ville, en vigueur jusqu’en 2014, constitue le cadre adapté à un tel objectif, le Parc des Princes devant d’ailleurs demeurer la « maison » du PSG. Cette convention réunit donc les conditions d’une synergie fidèle aux valeurs du Club et s’inscrivant dans la durée. A cet égard, la lutte contre les dérives de certains supporters racistes et violents constitue une préoccupation majeure de la Ville, car de tels agissements - fussent-ils le fait d’une minorité d’extrémistes - nuisent profondément à l’image du Club, de Paris et du sport dans son ensemble. Ils sont inacceptables et doivent inspirer aux autorités nationales, des actes à la mesure d’un tel enjeu.

 

2) Des équipements performants et adaptés aux attentes des Clubs

 

Paris possède de nombreux équipements indispensables à la pratique du sport de haut niveau et à l’organisation de grandes compétitions. Ce patrimoine fait l’objet d’une attention particulière pour tenter d’être constamment en adéquation avec les attentes des Clubs.

 

Ainsi, conformément au Contrat local de sécurité spécifique au Parc des Princes (16ème) signé en 2003, d’importants travaux (3,5 M€) sont entrepris pour améliorer la sécurité des accès au Parc, tant pour les spectateurs que pour les riverains. En outre, un budget de 2,5 M€ est prévu pour la mise aux normes du Parc en vue d’accueillir la Coupe du monde de rugby. La Ville de Paris est étroitement associée à l’organisation de cet événement pour en faire une grande réussite sportive et populaire. Ainsi, le Parc des Princes sera gratuitement mis à disposition des organisateurs pour les cinq matchs prévus à Paris. Près de 10.000 places seront achetées pour les matchs se déroulant au Parc des Princes et au Stade de France au bénéfice des jeunes sportifs parisiens. Enfin, des animations seront organisées pour associer le plus grand nombre de Parisiens à cette belle fête populaire.

 

Si Paris possède avec le Stade Français un grand club de rugby, particulièrement apprécié du public et puissant vecteur du développement de la pratique de ce sport à Paris, il est incontestable que l’actuel stade Jean Bouin (16ème) ne répond pas aux besoins d’un club de ce niveau, que ce soit en termes de places (seulement 10.000), de vestiaires, de locaux médicaux ou de presse. C’est pourquoi la Municipalité a décidé de doter la capitale d’un grand stade de rugby à Jean Bouin. 500.000 € de crédits d’études ont été inscrits au budget 2006. Le Conseil de Paris sera saisi dès que possible du lancement de la procédure de réalisation de cet équipement par la Ville.

 

Par ailleurs, la Ville consacre chaque année 1,85 M€ à l’entretien du patrimoine du Palais Omnisports de Paris Bercy (12ème), lieu emblématique et essentiel du sport à Paris. Dans la nouvelle délégation de service public signée en 2004, le pourcentage d’événements sportifs a été accru. Le contrat de délégation prévoit par ailleurs, un important programme d’investissements (3,5 M€) visant à moderniser l’équipement.

En outre, la Municipalité a décidé de reprendre en gestion directe le stade Charléty (13ème). Il s’agit de faire vivre cet équipement parisien prestigieux, trop longtemps sous-utilisé. Ainsi, le tournoi international de rugby à 7 (Seven’s) et de nombreuses manifestations sportives liées au Centenaire du PUC seront accueillis en mai et juin 2006, avant le DécaNation le 26 août prochain.

 

Enfin, le prochain Plan Local d’Urbanisme devrait être compatible avec le projet de rénovation de l’Institut National du Sport et de l’Education Physique (INSEP) qui prépare de très nombreux  champions français.

 

3) La recherche d’une continuité entre le sport de haut niveau et le tissu sportif parisien

 

Il convient de souligner que les subventions accordées par la Ville ne servent pas à payer les salaires des joueurs, mais bien à financer des actions de prévention ou de formation particulièrement appréciées des jeunes Parisiens qui en bénéficient.

 

En effet, aux termes de la loi, « les activités physiques et sportives constituent un élément important de l’éducation, de la culture, de l’intégration et de la vie sociale ». La Municipalité fait donc valoir ces objectifs dans les conventions passées avec les clubs parisiens, avec des engagements concrets en matière de formation, d’animation du tissu sportif parisien (parrainage, tournois…) et de prévention contre la violence, le racisme et toutes les formes de discrimination.

 

Par exemple, le tournoi de football Paris Tout Foot organisé chaque année avec le PSG connaît un succès croissant et symbolise le lien entre le sport d’élite et les jeunes Parisiens. De même, des Ecoles municipales des sports de rugby sont organisées sur le site prestigieux de Marcoussis lors des vacances scolaires avec le Stade Français et son entraîneur Fabien Galthié qui encadre les jeunes participants. Fabien Galthié joue d’ailleurs un rôle extrêmement important auprès de la Ville pour promouvoir le sport et plus particulièrement le rugby dans la capitale. Il s’est personnellement impliqué dans la négociation des matchs qui se dérouleront à Paris et dans l’élaboration des animations à mettre en place durant la Coupe du monde de rugby.

 

B) Un soutien massif aux grands événements sportifs nationaux et internationaux

 

La capitale accueille régulièrement et fréquemment de grandes manifestations sportives  internationales. La liste des événements les plus récents est impressionnante : championnats du monde d’athlétisme en 2003, championnat du monde de BMX en 2005, coupe du monde d’escrime handisport en 2005, championnats du monde de beach-volley en 2005, championnat du monde de tennis de table en 2002 et 2006, championnat du monde de judo en 2006, coupe du monde de rugby et championnats du monde de handball féminin en 2007.

 

Par ailleurs, Paris accueille de manière récurrente le Tour de France, l’Open Gaz de France de tennis, le DécaNation, le tournoi de Paris de Judo, le challenge international de Paris d’escrime, et depuis deux ans, la finale de la coupe de la ligue de basket et celle de handball, le lancement du championnat de basket féminin et la finale de la Coupe de France de handball.

 

Toutes ces manifestations bénéficient d’un soutien direct ou en nature de la collectivité parisienne : elles constituent un élément essentiel du rayonnement sportif de la capitale et au-delà de son identité. En effet, opposer sport de masse et sport de haut niveau n’a pas de sens. L’envie de pratiquer, la curiosité pour telle ou telle discipline, résultent bien souvent des images découvertes à l’occasion d’une grande compétition ou de la popularité des sportifs les plus emblématiques.


C’est pourquoi Paris revendique le statut de « ville sportive » : là où toutes les générations sont conviées à réserver au sport une place régulière, à soutenir leurs clubs, quel que soit leur statut et à partager les émotions que seule peut générer la magie du sport.

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