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DISCOURS

Conseil de Paris : communication sur les orientations budgétaires de la Ville et du Département de Paris pour 2008

12/11/2007

La présente communication expose les grandes priorités budgétaires proposées par l’équipe municipale pour 2008. Comme chaque année et conformément à la Loi, elle permet aux élus de débattre des politiques à conduire par la Municipalité et qui trouveront une expression concrète dans le projet de budget présenté en décembre prochain.


Ce dernier budget de la mandature sera un acte de responsabilité, au service des Parisiens : en effet, il était inconcevable de priver Paris d’un budget pour toute l’année 2008 sous prétexte que les élections municipales auront lieu en mars prochain. Notre collectivité disposera donc, comme il se doit, d’un budget identifié permettant aux services municipaux de fonctionner et aux projets d’investissement de ne prendre aucun retard. La prochaine équipe municipale, quelle qu’elle soit, aura bien évidemment tout loisir de modifier ce budget après les élections en fonction des priorités qu’elle aura portées devant les Parisiens et que ceux-ci auront validées.


Pour autant, ce projet de budget 2008 ne se résume pas à un simple exercice de transition ou de gestion des affaires courantes pour le premier trimestre de l’année à venir : il s’inscrira dans la lignée des précédents budgets, inspiré à la fois par le respect des engagements pris en mars 2001 et par la préparation de l’avenir au service des habitants et d’une cité résolument engagée dans la réalité urbaine mondialisée du XXIème siècle.


Des résultats incontestables ont été obtenus durant cette mandature. Dans tous les domaines qui structurent notre vie municipale, des chiffres et des faits illustrent la remise en mouvement de Paris et le refus d’une gestion terne inspirée par une vision conservatrice de notre cité. Quelques rappels, nullement exhaustifs, peuvent être utiles : augmentation de 70 % des crédits consacrés à la solidarité, financement de 30.000 logements sociaux et de 3.500 logements étudiants, création d’une allocation spécifique pour le logement des familles mono-parentales, mise en service du tramway et de Vélib’, baisse de 32 % de la pollution de proximité et de 9 % des émissions de gaz à effet de serre liées à la circulation automobile, multiplication par 8 des surfaces dédiées aux pépinières d’entreprises, installation de 400 points Wi-Fi gratuits, ouverture de 5.816 places d’accueil pour la petite enfance, construction de 28 écoles et de 4 collèges, numérisation des catalogues des bibliothèques, création d’une piscine sur la Seine et réouverture de la piscine-patinoire Pailleron fermée depuis 1997…


Ces données font écho à un Paris dont la vitalité - y compris démographique - conteste les thèses un peu absurdes des tenants d’un soi-disant « déclin » de la capitale : ainsi, notre ville s’est enrichie de 28.000 habitants supplémentaires entre 2000 et 2005, après la baisse sensible (- 171.000 personnes) enregistrée entre 1975 et 1999. Autres indicateurs encourageants : la baisse continue du chômage à Paris depuis 2003 (soit – 28%, à comparer aux – 18% à l’échelle nationale sur la même période), 4.500 RMIstes en moins depuis deux ans, un solde net cumulé de + 141.000 en matière de création d’entreprises depuis 2001, sans oublier les  10 % du territoire parisien qui font l’objet d’une opération d’urbanisme.
Les présentes orientations budgétaires reposent sur les valeurs de progrès qui inspirent notre démarche, sur des priorités politiques assumées, mais aussi sur une réalité sociale dont l’exigence est assumée. Trois grandes priorités orienteront ce projet pour 2008 :


-  Confirmer une priorité absolue en faveur des solidarités, qu’il s’agisse du logement, de la petite enfance, de l’autonomie des seniors ou des jeunes, ou de la santé des Parisiens ;
-  assurer un développement urbain harmonieux intégrant totalement la dimension environnementale, avec notamment la diversification des modes de transport, des espaces verts plus nombreux, une lutte renforcée contre la pollution et le bruit ou l’accent mis sur des bâtiments moins consommateurs d’énergie…
-  renforcer la dynamique parisienne dans toute sa diversité, éducative, culturelle, économique, sportive et internationale...
Les taux de la fiscalité locale directe et indirecte, qui avaient augmenté de 56 % entre 1990 et 2000, resteront stables dans le cadre du huitième budget que nous présenterons, Paris étant la seule ville française de plus de 100.000 habitants à ne pas les avoir augmentés depuis 2001.
Par ailleurs, l’investissement restera massif comme en 2007 (1,6 Md€). De 2001 à 2007, les investissements se sont élevés à 8,2 Md€ contre 4,5 Md€ de 1995 à 2001. La politique d’emprunt restera pour autant très raisonnable, notamment grâce à la maîtrise des dépenses de fonctionnement. A cet égard, la politique d’économies sur les frais de télécommunications, sur la politique d’achat ou sur les concessions de la Ville  (plus de 30 M€ d’économies en 2007), sera évidemment poursuivie.


En 2007, pour la première fois, la Ville de Paris a obtenu des trois grandes agences de notation mondiales (Standard and Poors, Fitch Rating et Moody’s) la note maximale (triple A). Ce résultat est d’autant plus méritoire que l’Etat fait supporter aux collectivités locales des charges élevées qu’il se refuse à compenser intégralement (106 M€ dus au seul titre du RMI de 2004 à 2007), infligeant aux contribuables le poids de son désengagement.


Ces notations constituent donc un encouragement à poursuivre notre gestion exigeante, c’est à dire rigoureuse dans les dépenses mais concentrée exclusivement sur le service dû aux Parisiens et à leur vie quotidienne.
I) Le choix de la solidarité
 
Malgré l’augmentation de 70 % des crédits consacrés à la solidarité depuis 2001, nombre de Parisiens affrontent au quotidien des situations sociales très difficiles.
La solidarité, priorité majeure de cette mandature, constituera de nouveau le premier poste du budget de la collectivité parisienne pour 2008. Ce choix, rendu plus nécessaire que jamais par la dégradation continue de la situation économique nationale (accroissement de la précarité et diminution du pouvoir d’achat des ménages à revenus modestes ou moyens), est incontestablement l’une des garanties de la mixité sociale de Paris et de sa dynamique intergénérationnelle.
A) Intensifier notre effort pour le logement


La crise du logement est nationale comme le démontrent les rapports successifs de la Fondation Abbé Pierre ces dernières années. Ceux-ci évaluent en effet à 3 millions, le nombre de personnes pas ou mal logées dans notre pays. Au niveau régional et parisien, le coût des logements dans le secteur privé et la pénurie de logements sociaux à l’Ouest de Paris rendent la situation d’autant plus difficile. L’absence criante de solidarité territoriale à l’échelle de l’agglomération ne fait en effet que renforcer la pression sur notre ville, plusieurs collectivités voisines préférant s’acquitter de pénalités plutôt que d’assumer  leurs responsabilités en appliquant la loi SRU.


1) Financer 6.000 logements sociaux en 2008


Durant cette mandature, 30 000 logements sociaux ont été financés, soit près de 4.300 par an en moyenne contre 1.560 sous la précédente mandature. Le projet de budget primitif permettra d’en financer 6 000 en 2008.


Pour 2008, les autorisations de programme consacrées au logement social dépasseront 220 M€ tandis que les acquisitions d’immeubles par préemption -  avec un compte foncier-logement multiplié par 4 en six ans -  seront d’au moins 137 M€. A cet égard, nous serons particulièrement vigilants sur les immeubles vendus « à la découpe » pour lutter contre cette frénésie spéculative qui aboutit in fine à l’exclusion des locataires en place qui ne peuvent acheter leur logement. Plus de 8.000 logements ont déjà été sauvés de ce processus par la Ville. Il est cependant regrettable que les Députés UMP aient repoussé les évolutions législatives proposées par Annick Lepetit et Patrick Bloche pour mieux lutter contre ce phénomène.


Afin de favoriser le maintien à Paris des classes moyennes et des personnes à revenus modestes, nous souhaitons également amplifier le dispositif de prêt « Paris Logement 0 % » qui a été étendu en 2007 (suppression des conditions d’âge et augmentation du montant) et qui a déjà bénéficié à près de 6.000 ménages (à comparer aux 393 ménages concernés par le prêt à taux zéro en vigueur entre 1998 et 2000). Ainsi, le budget 2008 aura pour objectif d’aider au moins 3 000 ménages à accéder à la propriété grâce au doublement des crédits entre 2007 et 2008.
Par ailleurs, le dispositif "louez solidaire" sera reconduit en 2008, avec un objectif de 250 logements vacants remis sur le marché locatif.
2) Vaincre définitivement le fléau de l’insalubrité


206 M€ ont déjà été consacrés à la lutte contre l’habitat insalubre, avec plus de 80 % des immeubles sortis de l’insalubrité ou engagés dans un processus de sortie. En outre, les 19 000 personnes concernées en 2001 ont été relogées. Rappelons ici la lourdeur de « l’héritage » qu’il fallait assumer à cette date, en la matière. En effet, une brochure éditée en 2000, à l’initiative même de l’équipe précédente, faisait état de …136 immeubles insalubres seulement identifiés à Paris. Or, en 2001, l’actuelle municipalité en répertorie en réalité plus de mille, qui ne le sont pas devenus en quelques mois ! A eux seuls, ces chiffres résument clairement l’inertie des équipes en place avant cette date. L’effort consacré à cette tâche véritablement considérable sera donc sensiblement amplifié avec pour objectif une éradication totale, effective en trois ans.
Ainsi, les Opérations Programmées d’Amélioration de l’Habitat (OPAH) déjà engagées seront poursuivies et de nouvelles OPAH seront lancées, notamment dans le 11ème et le 18ème arrondissements.
Par ailleurs, l’OPAH spécifique pour les hôtels meublés, destinée à améliorer le confort d’environ 80 établissements, sera confortée.


3) Un nouvel effort pour l’hébergement d’urgence des sans-abri


Alors que la lutte contre les exclusions relève de la responsabilité de l'Etat et que notre ville concentre à elle seule plus de 60 % des capacités d’hébergement d’urgence de toute l’Ile-de-France, des moyens importants seront consacrés en 2008 (17 M€ durant la mandature) à la création de nouveaux centres et à la réhabilitation de centres existants pour les rendre plus accueillants.
Nous avons déjà mis à disposition deux propriétés municipales pour des centres d’hébergement d’urgence : rue de Buci (6ème) et à Bellefontaine (77), financé plus de 1.000 places nouvelles et rénové 2.000 places existantes. Le projet de budget 2008 permettra de mettre en œuvre de nouveaux projets rue Montesquieu (1er), rue Servan (11ème) ou encore avenue de l'Observatoire (14ème).
En outre, l'expérimentation de mobilisation du parc privé, menée avec des partenaires associatifs, pour favoriser la sortie des familles démunies des hôtels meublés sera amplifiée en 2008.


B) Des actes pour les familles en difficultés
De nombreuses familles ont encore des difficultés à vivre décemment à Paris, alors même qu’elles ont parfois une activité salariée, sans parler de la réalité à laquelle sont confrontées des personnes au chômage ou au RMI. Si le logement constitue la principale préoccupation des familles, la solidarité municipale vise également à favoriser l’insertion professionnelle.


1) Des aides sociales plus efficaces


Le budget du CASVP a augmenté de 22 % depuis 2001, avec un nouvel effort prévu pour 2008, soit une subvention d’environ 290 M€. Les aides et allocations seront portées à 161 M€, en hausse de 2,8% par rapport au budget 2007. Cet effort concerne en premier lieu les aides au logement qui représenteront en 2008 plus de 70 M€, permettant par exemple de financer l’allocation logement familles monoparentales créée en 2002 et dont le plafond a été réévalué en 2007, ou l’aide Paris logement familles désormais accessible sous condition de ressources dès le 2ème enfant. La réforme des aides, opérée en 2006 a ainsi permis à 15.000 ménages supplémentaires de bénéficier de la solidarité municipale.


La hausse prolongée des tarifs du gaz et de l’électricité a conduit la Municipalité à mettre en place en 2007, dans le cadre de la rénovation du Fonds de Solidarité Logement, une nouvelle aide « Paris solidarité habitat » afin d’aider les Parisiens les plus défavorisés à payer leurs impayés d’électricité. Le projet de budget 2008 reconduira cette mesure sociale.


Enfin, 295 M€ seront consacrés à l’aide sociale à l’enfance, avec une priorité accordée au placement dans des familles. Ces crédits permettront notamment de financer la revalorisation du statut d'assistant familial, le fonctionnement du nouveau centre social aux Olympiades « Centre 13 pour tous » et la structure « Horizons » destinée aux jeunes femmes ex-toxicomanes.


2) Agir pour l’insertion sociale et professionnelle


Grâce - notamment - à la politique d'accompagnement personnalisé menée dans le cadre du Plan Départemental d’Insertion et à l’augmentation de 56 % des crédits qui y sont consacrés par rapport à 2000, des résultats encourageants ont déjà été obtenus. Ainsi, le taux de RMIstes signant un contrat d’insertion est passé de 12 % en 2000 à 46 % en 2006, redonnant toute sa valeur au « I » de RMI, et 6.000 RMIstes ont trouvé un emploi en 2006.


Pour atteindre en 2008 un taux de contractualisation de 50 %, les outils existants (7 Espaces insertion créés depuis 2001) seront renforcés par exemple grâce à un nouvel Espace insertion dans le 20ème arrondissement et à une démarche de développement social local basée sur des effectifs plus nombreux dans les Commissions locales d'insertion.


Même s’il a versé 29 M€ correspondant à une partie des montants dus sur 2005, l’Etat doit encore aux contribuables parisiens plus de 106 M€ au titre du RMI de 2004 à 2007.


Enfin, dans le domaine de l'économie sociale et solidaire, après 3 nouvelles régies de quartier créées en 2007, l’effort en faveur de coopératives et de nouvelles structures d'insertion par l'activité économique sera prolongé.


C) Faire coexister tous les âges de la vie


La dimension intergénérationnelle constitue une préoccupation transversale à tous les aspects de la politique municipale. Elle vise en effet à préserver et à développer ce qui constitue pour Paris une réelle richesse, un échange essentiel entre les plus jeunes et les plus âgés, mais aussi entre les des origines et des parcours très divers. Cette diversité, particulièrement présente dans une ville comme Paris, doit être prise en compte et orienter nos politiques, notamment en matière de petite enfance, de jeunesse et vis-à-vis des seniors.


1) Multiplier les places d’accueil et de garde de la petite enfance
Depuis 2001, la Municipalité a voulu dépasser certaines conceptions conservatrices, voire « surannées » (même si elles conservent de nombreux porte-parole) de la politique familiale, la réalité des familles parisiennes étant diverse et appelant des mesures différenciées.


Notre position a consisté à assumer une priorité claire en faveur des places en crèches, mode de garde collectif très propice à la socialisation des enfants et plébiscité par les parents.
5.816 places auront été ouvertes durant la mandature, prioritairement dans les arrondissements les plus déficitaires, à comparer aux 1.923 places ouvertes durant la précédente mandature. A titre d’illustration de l’effort entrepris, 20 places avaient été créées dans le 17ème arrondissement entre 1995 et 2000 et 470 l’ont été depuis 2001.


L’ouverture de nouvelles places en 2008 se traduit par le lancement de nombreuses opérations (21,4 M€), par exemple Gare d'Auteuil (16ème), Pierre Ribière (17ème), Tanger (19ème), Mac Donald (19ème), Saint Blaise (20ème) ou rue de Montreuil (20ème).


Par ailleurs, plus de 1 500  places sont déjà ouvertes à des horaires élargis, en liaison avec le Bureau des Temps, pour mieux tenir compte des besoins des familles. En concertation avec les personnels, cette adaptation du service rendu sera poursuivie, notamment grâce à l’aide précieuse des associations gestionnaires d’équipements. 


De plus, les conseils de parents créés en 2007 pour mieux associer les parents à la vie et au fonctionnement des crèches seront élargis à d’autres arrondissements volontaires.


Enfin, des crédits conséquents seront consacrés à la Protection Maternelle et Infantile, qui rend un service particulièrement important en matière de prévention sanitaire et d’aide aux familles.


2) Renforcer l’autonomie des jeunes


Favoriser l’autonomie des jeunes, en les accompagnant dans leur accès à l'information, à la citoyenneté, au logement, aux loisirs, est notre priorité, rendue d’autant plus nécessaire du fait du rajeunissement de Paris (les moins de 20 ans représentaient 18 % de la population en 1999 et  20 % en 2006).


Après l’installation d’un Conseil Parisien et de Conseils locaux de la Jeunesse, l’organisation de « Ma Parole ! » illustre notre volonté de faire émerger une parole générationnelle des jeunes parisiens. La première édition de ce processus, commencé en décembre 2006, a permis de favoriser des modes d’expression innovants et s’achèvera au Forum des Halles en janvier 2008.


Par ailleurs, un effort important a été entrepris pour les centres d’animation. Grâce à la réforme tarifaire opérée en 2006 intégrant le quotient familial, l’accès aux centres a été rendu plus juste. De nouvelles réductions tarifaires seront accordées à certaines catégories d’usagers (personnes disposant de faibles ressources, personnes seules, familles nombreuses, étudiants, apprentis notamment).


12 centres d’animation auront été créés ou profondément rénovés durant la mandature (contre un seul sous la précédente mandature) : Simon-Lefranc (4ème), La Bourdonnais (7ème), Mongallet et Villiot (12ème), Marc Sangnier et Vercingétorix (14ème), Sohane Benziane (15ème), Point du Jour (16ème), Barbara-Goutte d’Or (18ème), Place des Fêtes, Solidarité-Angèle Mercier et Curial (19ème).


 De plus, le budget 2008 permettra de lancer les projets d’espaces jeunes Oudiné (13ème), Charles Hermite et Pajol (18ème) et les centres d’animation Tour des Dames (9ème), Victor Gelez (11ème), Poterne des Peupliers, Daviel et Masséna (13ème), Tocqueville (17ème), Binet (18ème) et Buzenval (20ème).


Enfin, les dispositifs d’aides à projets tels que Paris Jeunes Talents, Paris Jeunes Aventures et plus récemment Paris Jeunes association, seront amplifiés.


3) Mieux prendre en compte la diversité des seniors


L’évolution de l’espérance de vie a des conséquences majeures sur les attentes des seniors. En effet, entre le jeune retraité de 60 ans et la personne âgée dépendante, la réalité vécue et les aspirations ne sont évidemment pas les mêmes. Il nous appartient donc d’adapter nos politiques à cette diversité, avec une attention toute particulière aux personnes aux revenus moyens et modestes auxquelles la solidarité municipale doit s’adresser en priorité.


Les moyens alloués aux 15 Points Paris Emeraude seront de nouveau renforcés en 2008, notamment pour améliorer l’aide aux familles et aux personnes âgées les plus isolées. De même, les associations prestataires d’aide à domicile bénéficieront d’un label de qualité délivré par un organisme extérieur, avec une meilleure formation des Personnels, un suivi personnalisé mieux adapté et une diversification des services proposés, plus conformes aux souhaits des seniors et de leurs familles.


Par ailleurs, 7 centres d’accueil de jour pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ont été ouverts depuis 2002 et plus de 100 nouvelles places seront créées en 2008. De plus, pour faciliter l’accueil des personnes aux revenus moyens ou modestes dans ces centres, une nouvelle aide financière sera accordée en 2008.


La participation à la prise en charge des frais d’hébergement au titre de l’aide sociale légale est estimée à 129 M€ et l’Allocation Personnalisée d’Autonomie à 112 M€ pour 2008. En outre, plusieurs postes d’agents seront créés dans les clubs et restaurants Emeraude gérés par le CASVP pour en améliorer les prestations.


Enfin, les moyens consacrés aux actions intergénérationnelles et à l’accompagnement des migrants âgés (un nouveau café social dans le 12ème par exemple) seront augmentés en 2008 car ces actions participent du mieux vivre ensemble à Paris.


D) Lutter contre toutes les discriminations


1) Solidarité avec les personnes handicapées


Les moyens affectés à l’amélioration des conditions de vie des personnes handicapées à Paris ont été multipliés par 12 depuis 2001. Cet effort, qui souligne le retard considérable accumulé pendant des décennies, sera poursuivi car il s’agit là d’un véritable enjeu de civilisation.


L’ouverture de la Maison départementale des personnes handicapées (9ème) a renforcé la qualité de l’accueil et de l’information de ces citoyens à part entière. Le budget 2008 donnera à cette structure parisienne sa véritable vocation de pôle central pour toutes les prestations offertes aux personnes handicapées (services d’aides à domicile, établissements spécialisés, accueil de jour et de nuit,…).


 Par ailleurs, le budget 2008 financera la création de 115 places d'hébergement en établissement et l'ouverture de 439 places en structures d'accueil de jour en 2008.


En outre, des efforts significatifs ont déjà été entrepris pour rendre la ville plus accessible : 5.500 abaissements de trottoirs, 38 lignes de bus accessibles, doublement du nombre d’écoles accessibles, 42 bibliothèques accessibles, sans compter la quasi-totalité des bureaux de vote alors que seulement 31 % l’étaient en 2001…Mais parce qu’il reste encore de nombreuses entraves à la vie quotidienne des personnes handicapées, cet effort sera évidemment poursuivi en 2008. Ainsi, des crédits supplémentaires seront consacrés au service de transport Paris Accompagnement Mobilité (PAM) pour éviter la saturation du service actuellement observée à certaines heures, tandis que l’aide de la Ville à l’adaptation de taxis (30 nouveaux taxis équipés en 2007) sera prolongée.


Enfin, suite au Protocole pour l’emploi des personnes handicapées dans les Services municipaux signé en 2003, des progrès ont été obtenus avec un taux d’emploi des personnes handicapées de 4,66 %, supérieur à la moyenne de la fonction publique territoriale (3,47 %). Le budget 2008 permettra de poursuivre cet effort pour casser les barrières de l’accès à l’emploi que rencontrent encore trop souvent les personnes handicapées.


2) L’égalité réelle entres les femmes et les hommes


L’égalité femmes-hommes est au cœur de notre action depuis 2001 et le budget 2008 confirmera cette volonté.


Tout d’abord, la lutte contre les violences faites aux femmes a été renforcée avec non seulement de nouveaux lieux d’hébergement et de soutien, comme le centre ouvert dans le 15ème arrondissement pour les femmes victimes de violence ou encore le Centre d’information sur les droits des femmes (19ème), mais également plus de 975.000 € de subventions aux associations spécialisées (+ 70.000 € par rapport à 2007).
Ensuite, 80 000 € seront ajoutés pour renforcer la sensibilisation des Parisiens et des personnels aux droits des femmes et mettre en œuvre des actions spécifiques en direction des agents de l’état- civil afin de prévenir les mariages forcés.


Enfin,  les partenariats avec les acteurs économiques pour renforcer l’insertion professionnelle des femmes comme la pépinière « Paris pionnières » seront poursuivis.
3) La diversité des origines, une richesse pour Paris


La diversité des origines de la population parisienne sera de nouveau valorisée autour de 3 axes : l’apprentissage du français, la lutte contre les discriminations et la mise en valeur de l’apport des cultures étrangères.
Concernant tout d’abord l’apprentissage du français, une formation a été instaurée dès 2004 pour que les agents municipaux étrangers ou d'origine étrangère prennent, sur leur temps de travail, des cours de français langue étrangère ou d'alphabétisation. Le nombre de bénéficiaires a été quadruplé et le budget sera augmenté en 2008.


 En outre, 6.500 personnes ont pu suivre les Cours municipaux d’adultes sur l’alphabétisation et le Français langue étrangère et 100 places prioritaires ont été réservées aux usagers des centres sociaux par l’intermédiaire de la Fédération des centres sociaux.


Par ailleurs, une formation-sensibilisation à l’accueil des publics de cultures étrangères a été dispensée à plus de 1.000 agents durant la mandature et sera poursuivie en 2008.


S’agissant de la valorisation de l’apport des cultures étrangères, un projet de charte culturelle est en cours d’élaboration avec notamment l’Observatoire femmes-hommes, la Fédération des centres sociaux, la Caisse d’Allocations familiales et la Ligue de l’enseignement pour mieux ouvrir les musées municipaux à des publics étrangers. En outre, un troisième café social pour les vieux migrants sera créé dans le 12ème arrondissement.


Enfin, parce qu’entretenir la Mémoire est un devoir collectif et porte des valeurs immuables, un monument au souvenir des enfants Juifs morts en déportation sera édifié en 2008 tandis que l’effort financier en faveur du Monde combattant sera reconduit.


E) Une politique de santé publique fondée sur la prévention


Dans un contexte national qui aggrave durement le coût de la santé pour les plus fragiles, nous gardons la volonté de poursuivre la modernisation des centres de santé de proximité, avec par exemple l’ouverture d’un pôle dentaire dans le Centre Marcadet (18ème), des travaux dans le Centre Edison (13ème) et le financement de 3 postes de médecins et de 2 postes de dentistes.


De plus, des crédits seront consacrés au fonctionnement des centres de santé associatifs et, en investissement, à l’association Enfance et Famille (19ème) et au Groupement des œuvres sociales de Belleville (20ème). Par ailleurs, le centre Edison (13ème), dont les fauteuils dentaires ont été renouvelés, sera renforcé de 4 emplois nouveaux.


En matière de prophylaxie des cancers, 2008 sera l’année du lancement du dépistage gratuit généralisé du cancer du colon pour tous les habitants de 50 à 74 ans, grâce à une subvention supplémentaire de 533.000 € à l’Association de Dépistage des Cancers.


De plus, afin de pouvoir sauver le maximum de personnes victimes d’arrêts cardiaques, nous avons décidé de mettre à la disposition de la population des défibrillateurs cardiaques automatiques. Ainsi, tous les équipements sportifs et culturels dépendant de la Ville en seront pourvus dans un premier temps, avant une implantation plus massive sur la voie publique. L’opération représente un coût d’investissement de 1 M€.
Par ailleurs, après la création en 2007 de 11 postes de médecins qui a notamment permis de prendre en charge les enfants handicapés scolarisés, le service de santé scolaire, essentiel pour la santé des petits Parisiens, sera conforté. A cet égard, la lutte contre l’obésité constituera de nouveau une priorité en 2008, après le dépistage systématique mis en place en grande section de maternelle (18.000 enfants concernés).
Les efforts engagés depuis le début de la mandature pour aider les Parisiens atteints du Sida et pour lutter contre les toxicomanies seront poursuivis (1 M€). Par exemple, plus de 345.000 € seront consacrés au maintien à domicile des personnes malades du Sida.


Enfin, notre collectivité maintient intacte sa vigilance face à la menace éventuelle – et toujours hypothétique à ce stade – de grippe aviaire. 1 million d’euros seront donc inscrits pour l’achat de masques de protection.

 F) Aider les quartiers en difficultés


La Municipalité a engagé dès 2001 le rattrapage en faveur de quartiers longtemps négligés (difficultés économiques et sociales, cadre de vie dégradé, nuisances sonores, services publics insuffisants…) au travers du Grand Projet de Renouvellement Urbain (GPRU). 260 M€ y ont été consacrés en 2006 comme en 2007.


Cette volonté affirmée d’en faire des quartiers parisiens à part entière, est d’autant plus nécessaire que l’Etat s’est fortement désengagé de l’aide aux associations dans ce secteur.


Si le GPRU est une œuvre de longue haleine eu égard à l’ampleur des projets à réaliser, de nombreuses avancées sont d’ores et déjà en cours avec par exemple la réhabilitation de la Cité Michelet (19ème), l’ouverture prochaine du centre musical Barbara à la Goutte d’or (18ème), un Point d’accès au droit dans le 13ème début 2008, le plan Emploi quartiers avec une Ecole de la 2ème chance en mars 2007, ou encore le Plan Local d’Insertion et d’Emploi 18e-19e qui accompagne plus de 1 500 personnes et la multiplication par 3 de l’effort budgétaire en faveur des associations depuis 2001.


Des projets novateurs pour l’insertion tel que le Digital Pathway Program qui a permis à 15 jeunes de se former aux nouvelles technologies en partenariat avec San Francisco seront poursuivis.


Par ailleurs, le nouveau Contrat Urbain de Cohésion Sociale voté par le Conseil de Paris en mars 2007 a accentué les actions menées pour un montant de plus de 75 M€. Le projet de budget 2008 permettra notamment la création de 3 Ateliers Santé Ville dans les 14e, 18e et 20e arrondissements, la lutte contre l’illettrisme avec l’association « Savoir pour réussir » animée par le professeur Bentolila, l’inscription de 250 personnes supplémentaires au Diplôme Initial de Langue Française, mais aussi des actions innovantes dans le domaine de l’économie de la culture et du tourisme.


G) Lutter contre les insécurités qui touchent d’abord les plus fragiles

Si la baisse de la délinquance est de 46 % de juin 2001 à juin 2007, il convient de ne pas relâcher l’effort car les actes de délinquance ou d’incivilités frappent plus fortement les quartiers et les personnes les plus défavorisées. L’action municipale s’effectue d’abord en co-production avec la Préfecture de police et les autres acteurs (Justice, Rectorat, associations…) mais également avec des initiatives propres à la Ville. 


La participation de Paris au budget de la Préfecture de Police, en hausse de 38 % depuis 2001,  augmentera encore en 2008, notamment du fait de l’avancement du plan de modernisation de la Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris. Nous entendons maintenir des relations exigeantes et responsables avec la Préfecture de police, en demandant des comptes sur les résultats obtenus en matière de répression des incivilités. Pour 2008, nous sommes disposés à financer un programme de vidéosurveillance fondé sur une analyse partagée des besoins réels et le respect des libertés individuelles.


En dehors de ces actions menées avec la Préfecture de Police, nous avons mis en place des dispositifs spécifiques que nous consoliderons en 2008.


 Il en est ainsi des 6 équipes de correspondants de nuit (Bas Belleville, Goutte d’Or, Olympiades, Porte de Vanves, Gare de Lyon et Saint Blaise), du Groupement Parisien Interbailleurs de Surveillance qui assure la sécurité d’environ 60 000 logements sociaux et dont la subvention de 5,8 M€ sera abondée de 100.000 € en 2008 pour renforcer ses actions, et de la sécurisation de 232 sorties d’écoles.


Enfin, les effectifs du corps d’inspecteurs de sécurité de la Direction de la Prévention et de la Protection, qui rendent un service particulièrement précieux, sont passés de 459 au début 2001 à 700 en 2007, soit une hausse de plus de 50 %. Ce haut niveau d’effectif sera maintenu en 2008.
 

II) Assurer un développement harmonieux fondé sur l’exigence environnementale

A l’heure où près de 80 % de la population européenne vit en milieu urbain, c’est en effet en ville que s’expriment de façon concrète les défis les plus décisifs de l’époque, et que s’y dessinent des réponses nouvelles. Une telle dynamique se nourrit de changements appliqués aussi bien à l’urbanisme, qu’aux déplacements ou à la lutte contre les pollutions ou le bruit. La volonté manifestée par la municipalité dans chacun de ces domaines depuis six ans, a permis de remettre notre cité en mouvement. L’illustrent notamment des documents aussi emblématiques que le PLU, le PDP et le Plan Climat adoptés par le Conseil de Paris et qui fixent les grands axes du développement de notre cité pour les vingt prochaines années, résultant d’un élaboration à laquelle les citoyens ont été étroitement associés. Le projet de budget 2008 s’inscrira résolument dans cette démarche, avec l’ambition revendiquée de donner à Paris une place particulière parmi les métropoles internationales engagées sur la voie du développement durable. 

 A)  Aménager durablement Paris


Avec 10 % du territoire parisien qui fait l’objet d’une opération d’urbanisme, le visage de Paris est en train d’être profondément modifié, renouvelé et embelli. Cette évolution profonde s’effectue au service d’un cadre de vie plus agréable, mais aussi d’une volonté de renforcer le territoire parisien au coeur d’une concurrence internationale toujours plus forte. De la création d’un square à l’aménagement des Batignolles ou de Paris Nord Est en passant par les Halles, chaque opération intègre deux dimensions largement inédites : d’une part la nécessaire concertation avec les riverains, les élus d’arrondissement voire ceux des collectivités limitrophes et d’autre part le souci du respect de l’environnement et du développement durable.


Parmi les nombreux projets en cours, les territoires du GPRU de la couronne de Paris seront de nouveau prioritaires en 2008. En effet, malgré les progrès enregistrés, ces quartiers nécessitent encore un effort conséquent pour rattraper le retard accumulé pendant des décennies. Le projet de budget y contribuera, synthétisé dans un « bleu budgétaire » spécifique.


 Par ailleurs, les projets des Halles (1er), Beaujon (8ème), Paris Rive Gauche (13ème), Rungis (13ème), Batignolles (17ème), Pajol (18ème) ou encore Paris Nord-Est (18ème/19ème) seront poursuivis, illustrant l’émergence de véritables éco-quartiers où l’excellence environnementale se traduit par le recours systématique aux énergies renouvelables et à la maîtrise des déperditions d’énergie. De même, l’opération de couverture du Périphérique Porte de Vanves (14ème) sera menée à bien, la municipalité regrettant par ailleurs le désengagement de l’Etat qui retarde gravement le calendrier de la couverture Porte des Ternes-Porte de Champerret (17ème).


Enfin, parce que le patrimoine de Paris est à la fois inestimable et fragile, nous poursuivrons notre politique de valorisation de cette richesse, que les protections nouvelles prévues dans le PLU (5 000 bâtiments ou parcelles, témoins de l’histoire du Moyen-âge, de la révolution industrielle ou de notre passé récent) ont permis de renforcer. En outre, les chantiers de la Tour Saint-Jacques et de la Tour nord de l’Eglise Saint-Sulpice pourront se poursuivre, de même que le plan de numérisation du patrimoine photographique, archivistique et cinématographique lancé dès 2002 (1,1 M€).
B) Préserver l’environnement : une nécessité pour toutes nos politiques


Le Plan Climat adopté au dernier Conseil de Paris contient un certain nombre d’orientations et de mesures concrètes qui trouveront une application immédiate dès le budget 2008. Il en sera ainsi avec la déduction de la taxe foncière sur les propriétés bâties payée par les bailleurs à partir de 2008 de 25 % du coût des travaux d’économie d’énergie réalisés sur une durée maximale de 5 ans, et de la discussion à engager avec les banques pour obtenir des taux d’intérêt avantageux pour les prêts permettant des travaux d’économie d’énergie.


En outre, le projet de budget 2008 permettra de mettre en œuvre les opérations de changement des ampoules de l’éclairage public, de diagnostic thermique des équipements municipaux ou de renouvellement des chaufferies.


En outre, plus de 100.000 € seront consacrés à l’étude des potentialités de développement de l’énergie solaire et éolienne à Paris.

Par ailleurs, l’objectif d’ouvrir au public 30 hectares d’espaces verts supplémentaires sera atteint et même dépassé en 2008 puisque 32 hectares auront été ouverts au public durant la mandature (contre 10 seulement de 1995 à 2001). Il est prévu de livrer début 2008 le Jardin Brûlon-Citeaux (12ème), l’extension des jardins des Serres d’Auteuil (16ème) ou encore le mail Bréchet (17ème).


De plus, des crédits seront inscrits pour l’aménagement de la pelouse de l’hippodrome d’Auteuil (16ème) ou la seconde phase du Parc Clichy – Batignolles (17ème) et les programmes de jardins partagés, de plantations d’arbres et de murs végétalisés seront poursuivis.


Enfin, le budget 2008 prévoira des crédits importants (environ 6,2 M€) pour des aménagements sur le canal de l’Ourcq.
 
C) Des actes pour développer les transports « à la carte »


Quelques données chiffrées permettent de bien mesurer les progrès accomplis : depuis 2001, la circulation automobile a baissé de 20 % et la fréquentation des transports en commun a augmenté de 12 % pour le métro et le RER. Sur la même période, les émissions d’oxyde d’azote ont baissé de 32 % et les émissions de dioxyde de carbone (responsables des gaz à effets de serre) ont baissé de 9 %. En outre, le tramway T3 des Maréchaux Sud a enregistré plus de 20 millions de voyageurs tandis que plus de 7 millions d’utilisations de Vélib’ ont été recensées.


A cela s’ajoutent la mise en service de la station Olympiades sur la ligne 14, l’extension jusqu’à 2 h 15 du métro les samedis soirs et veilles de fêtes, le renforcement des fréquences sur les lignes 2, 3, 11 et 13, le Noctilien dont la fréquentation a déjà doublé et la création du ticket T+ qui permet d’effectuer un nombre illimité de correspondances entre bus et entre bus et tram pendant une durée d’une heure trente.


La contribution de Paris au budget du STIF, dont le montant est passé de 220 M€ en 2006 à 330 M€ en 2007, permettra notamment en 2008 de poursuivre le renforcement de l’offre bus et métro, avec une attention prioritaire qui doit être accordée à la ligne 13 dont la qualité de service demeure parfaitement insatisfaisante, et de mettre en place une navette fluviale entre Charenton et Paris.


En partenariat avec la Région Ile-de-France, 60 M€ sont inscrits afin de poursuivre le projet de prolongation du tramway des Maréchaux jusqu’à la Porte de la Chapelle (18ème) dont la livraison est prévue en 2012 et, si l’Etat accepte de participer au financement, jusqu’à la Porte d’Asnières (17ème).


En outre, il existe actuellement 4 lignes de  quartiers pour un coût en année pleine de 2,6 M€ : Charonne (20ème), Bièvre Montsouris (13ème-14ème), Ney-Flandres (18ème-19ème) et Péreire-Pont Cardinet (17ème). En 2008, 450.000 € seront ajoutés pour la traverse du 17ème (Clichy-Saint Ouen).


Par ailleurs, 100 000 € financeront le numéro d'appel unique pour les taxis et 750.000 € (soit + 100.000 €) seront consacrés à la surveillance des parkings des bailleurs sociaux mis à disposition du public.


D) Améliorer encore la propreté


Si d’indéniables progrès ont été obtenus depuis 2001, la propreté n’est pas, dans certains quartiers et à certains moments, encore totalement satisfaisante. Première préoccupation exprimée par les Parisiens lors des Etats généraux de la qualité de la vie en 1999, la propreté de Paris s’est améliorée, notamment grâce à l’augmentation des effectifs de 11,7 % (soit plus de 500 agents supplémentaires), au doublement du budget d’investissement pour acheter des machines plus performantes et moins polluantes, au ramassage bi-hebdomadaire de la collecte sélective des déchets et au doublement du nombre de corbeilles dans la rue (30.000 corbeilles disponibles).


De fait, une enquête réalisée auprès de 4.000 Parisiens montre que 65 % des personnes interrogées sont satisfaites de la propreté à Paris alors qu’elles n’étaient que 55 % en 2002. 
Pour 2008, un nouveau modèle de corbeille sera installé, plus pratique et plus esthétique. En outre, il est prévu d’acquérir 19 bennes de collecte et 14 laveuses de chaussée moins polluantes (roulant au GNV). Ainsi, le taux de véhicules ou d’engins propres utilisant le gaz devrait être fin 2008 de 67 % pour les bennes de collecte et de 49 % pour les engins de chaussée.
Enfin, pour encourager l’économie solidaire et améliorer la propreté dans les quartiers, des contrats seront passés avec deux nouvelles régies de quartier.
III) Renforcer la dynamique parisienne

Dans la compétition internationale entre grandes métropoles, l’attractivité de Paris ne dépend pas seulement de considérations économiques ou fiscales, même si les caractéristiques du marché de l’emploi sont évidemment essentielles. A la qualité des transports en commun et des espaces verts ou à la sécurité s’ajoute en effet la qualité de l’offre scolaire, universitaire, sportive et culturelle.


Ainsi, la dynamique que nous avons engagée dès 2001 sur tous ces aspects conforte la place de Paris comme métropole internationale. Ainsi, à l’horizon de cinq ans, une étude récente du cabinet Cushman et Wakefield place Paris en tête des villes les plus attractives d’Europe occidentale pour les entreprises étrangères, devant Londres et Barcelone.


Mais cet enjeu impliquant un dynamisme permanent, le projet de budget 2008 aura pour ambition de donner une nouvelle fois à Paris les moyens de développer son économie et son rayonnement international. 

A) Encourager ceux qui font la créativité et l’attractivité de Paris

Depuis 2003, le chômage a baissé de 28 % à Paris alors que sur la même période, il baissait de seulement 18 % au niveau national. Par ailleurs, le solde net cumulé de créations d’entreprises est de 141.000 depuis 2001 et les surfaces dédiées aux pépinières d’entreprises ont été multipliées par 8 depuis cette date. Ces quelques données illustrent le chemin parcouru mais ne dispensent pas d’accroître l’effort en 2008 au service de l’emploi.


1) Faire baisser encore le nombre de chômeurs à Paris


Plus de 25 M€ seront consacrés à l’emploi en 2008. Ainsi, en renfort des actions spécifiques menées pour l’insertion, Paris Pour l’Emploi, grand forum de l’emploi qui s’est tenu les 11 et 12 octobre dernier, sera renouvelé en 2008 avec priorité à l’emploi des plus de 45 ans.


A noter que plus de 5.800 personnes ont retrouvé un emploi grâce à Paris pour l’emploi en 2006, dont 69 % de CDI.


En outre, les 5 Maisons du Développement Economique et de l’Emploi, qui reçoivent chaque année 70.000 personnes en recherche d’emploi verront leurs crédits renouvelés, avec un déménagement des Maisons du 13ème et du 14ème pour un meilleur accueil.


 Par ailleurs, la politique en faveur de la création d’entreprises sera accentuée, avec l’ouverture des nouveaux hôtels d’activités Brulon-Citeaux (12ème) ou Losserand (14ème) et le soutien accru à la nouvelle pépinière Paris Innovation Réunion (20ème), à Agoranov incubateur ou encore à la pépinière Cochin (13ème).


Enfin, pour défendre la diversité du commerce de proximité,  40 M€ seront inscrits pour la poursuite de « Vital' quartier » menée par la SEMAEST. Après les quartiers Sedaine-Popincourt, Fontaine au Roi, Beaubourg-Temple, Saint-Denis, Montgallet et Belleville, une seconde convention est prévue avec 5 nouveaux quartiers : Joncquières Epinettes (17ème), extension Montgallet  (12ème), Lancry (10ème), entre-deux gares (10ème) et un périmètre dans les 5ème et 6ème arrondissements pour les commerces culturels.


A cet égard, comment ne pas regretter que le Tribunal administratif de Paris, saisi par l’Etat, ait annulé les dispositions prévues dans le PLU pour protéger la diversité commerciale ?


Nous espérons que la Cour administrative d’appel redonnera à la Ville les moyens d’éviter que sur 250 km de rues parisiennes, un commerce qui ferme puisse être transformé en une autre activité que commerciale… 

2) L’innovation technologique au service de l’attractivité parisienne


La Municipalité continuera de soutenir en 2008 la recherche et les nouvelles technologies, notamment par le financement de plusieurs programmes de recherche dans le secteur médical et de l’accueil de chercheurs étrangers, avec l’attribution de bourses de recherche et le soutien au Bureau d’Accueil des Chercheurs Etrangers de la Cité universitaire internationale.


En outre, pour permettre au plus grand nombre d’accéder aux nouvelles technologies,  18 Espaces Publics Numériques ont été ouverts depuis 2001, dont 7 en quartier « politique de la Ville ». 2 nouveaux Espaces ouvriront en 2008 à Masséna (13ème) et Saint Blaise (20ème). De même, la Ville maintiendra son soutien au développement du Quartier numérique, rue Montorgueil (2ème).


Quant au plan très haut débit pour favoriser le développement des nouvelles technologies à Paris, il s’est déjà concrétisé par l’installation mi-2007 de 400 points gratuits de raccordements Wi Fi et par des tarifs préférentiels pour une expansion rapide du réseau de fibres optiques, permettant un très haut débit jusqu’à 100 fois plus rapide qu’aujourd’hui. Une impulsion supplémentaire sera donnée à ce plan en 2008, avec une attention particulière pour l’accès des locataires des bailleurs sociaux au très haut débit à des tarifs avantageux.


Enfin, les trois pôles de compétitivité Cap Digital, Médicen et Systematic recevront  400.000 € en fonctionnement et 3 M€ seront consacrés au soutien à leurs projets comme l’Institut du cerveau et de la mœlle à la Pitié Salpétrière (13ème).


 3) Le tourisme, défendre la place de première destination touristique


Les principaux axes de la politique municipale en faveur du développement du tourisme ont été l’amélioration de l’accueil des visiteurs, le tourisme durable, la création d’emplois et le soutien au départ en vacances pour tous.


Le projet de budget 2008 concrétisera une nouvelle fois ces priorités, en concertation étroite avec les professionnels du secteur.


Ainsi, le partenariat avec l’Office du tourisme et des congrès de Paris sera intensifié  (+ 100 000 € de subvention par rapport à 2007), notamment pour les ambassadeurs de l’accueil, l’amélioration de la signalétique touristique (destinée à mieux répartir la fréquentation touristique et à valoriser les arrondissements périphériques), mais aussi la définition d’un programme de développement du tourisme durable et écologique.


En outre, l’opération « la Chasse aux Trésors » (13.000 participants en 2007 dans 5 arrondissements) sera renouvelée, tout comme les aides au départ en vacances, en particulier celles concernant les familles mono-parentales et les familles les plus défavorisées.


Enfin, après celle installée sur le bassin de la Villette (19ème), le budget 2008 permettra de financer la création d’une auberge de jeunesse de 320 lits dans la ZAC Pajol (18ème) afin de mieux répondre aux besoins en hébergements touristiques pour les jeunes dans la capitale.
B) L’éducation : au cœur de l’avenir


En 2008, il est prévu d’accroître les moyens destinés à l’équipement informatique des établissements scolaires, soit 4,5 M€ pour les écoles et 1,8 M€ pour le second degré. Les dépenses d’équipement des écoles (mobilier, informatique, jeux…) ont quasiment doublé durant la mandature, passant de 2,4 M€ en 2000 à 4,7 M€ en 2007. Elles atteindront 8,7 M€ en 2008. Celles des collèges ont augmenté de 45 % (3,2 M€) sur la même période. En outre, le budget 2008 permettra à la Ville de prendre en charge les manuels scolaires et les dépenses de premier équipement des élèves des lycées municipaux.


Par ailleurs, la restauration scolaire fait partie du bien-être des enfants et de leur santé. Ainsi, pour améliorer la qualité des repas et favoriser le développement des produits labellisés ou issus de l’agriculture biologique, les subventions aux Caisses des écoles sont passées de 40,4 M€ en 2000 à 49,6 M€ en 2007 (+ 23 %). Le projet de budget 2008 confirmera cette priorité à la restauration scolaire.


Enfin, la rénovation du service public de l’animation périscolaire a fait l’objet d’un engagement tout particulier depuis 2001, avec un effort budgétaire en augmentation de 39 % par rapport à 2000 (27,1 M€ en 2000 pour 37,6 M€ en 2007) et un nombre d’animateurs qui est passé de 900 en 2000 à 2.200 en 2007. Ce haut niveau de service sera renforcé en 2008.


 C) Soutenir l’enseignement supérieur
La Ville de Paris aura consacré pendant cette mandature plus de moyens (400 M€) pour la construction universitaire à Paris que l’Etat dont c’est pourtant la compétence légale. Avec la modernisation de la Sorbonne, le nouveau quartier universitaire de Paris Rive Gauche ouvert sur la ville ou encore avec les crédits consacrés aux Ecoles supérieures de la Ville, c’est le rayonnement universitaire de Paris qui aura été valorisé. Avec le budget 2008, l’effort de la Ville sera renouvelé mais il demeure assez regrettable que l’Etat n’assume pas convenablement sa mission de défendre la place de Paris comme première ville universitaire d’Europe.


En outre, les Etats généraux de la vie étudiante, le Festival artistique étudiant et la Maison des Initiatives étudiantes seront soutenus à hauteur de 370 000 € tandis que 3,4 M€ financeront les bourses municipales et l’accueil d’étudiants étrangers en partenariat avec le CROUS.


De plus, 150 000 € seront ajoutés en fonctionnement pour le soutien de la Ville à Université Numérique en Région, correspondant au développement de l’équipement informatique et numérique et de l’enseignement à distance, et 300 000 € en investissement pour la participation au projet du CROUS de carte à puce pour les étudiants Parisiens.


Enfin, le budget 2008 comprendra des crédits importants pour la création de logements étudiants, sachant que 3.500 auront été financés depuis 2001 (seulement 321 sous la précédente mandature).


D) Le sport selon ses besoins


Le sport pour tous aura inspiré toute la politique sportive durant la mandature, afin de commencer à combler le sous-équipement manifeste qui prévalait en 2001. Le dernier classement de l’Equipe Magazine classe ainsi Paris en 5ème position des villes les plus sportives de France, illustrant à la fois le travail effectué (Paris n’était que 22ème en 2000) et les efforts restant à accomplir.


Grâce au doublement du budget d’investissement durant la mandature, de nombreux équipements ont pu être créés ou rouverts parmi lesquels figurent la piscine sur la Seine Joséphine Baker (13ème), la piscine-patinoire Pailleron (fermée depuis 1997), le gymnase Maurice Berlemont (11ème) ou encore les aires de roller-skate et les stades de football ou de basket de rue. 


Pour le budget 2008, des crédits permettront d’achever la piscine Belleville (20ème), dont l’ouverture est prévue en juin, de poursuivre la rénovation des gymnases des Fillettes (18ème) et de Curial-Cambrai (19ème), de lancer celle des piscines Hermant (19ème), Butte aux Cailles (13ème) et Champerret (17ème), de livrer la salle de sport et le terrain d’Education Physique (TEP) Michelet (19ème) et d’étudier la création d’une nouvelle piscine à Beaujon (8ème). En 2008 seront également lancées les études pour la réalisation des gymnases et salles de sport du Carreau du Temple (3ème), gymnase Saint Lazare (9ème) et du complexe sportif Pajol (18ème).


En outre, des crédits seront inscrits pour la rénovation du stade Jean Bouin (16ème). La récente Coupe du monde de rugby a confirmé le formidable engouement populaire que suscite cette discipline.
S’il est légitime de s’associer publiquement à de tels rendez-vous, la meilleure façon de donner un prolongement concret à cet engagement n’est-il pas d’approuver les décisions qui, au cœur de notre ville, favorisent à la fois les conditions de travail d’un club aussi emblématique que le Stade Français et l’accueil de ses nombreux supporters ? Ce lieu d’au moins 20 000 places intègrera en effet des locaux pour le siège du Stade Français, un parking souterrain (en partie résidentiel) et des activités économiques. Les équipements sportifs actuellement situés à Jean Bouin (pistes d’athlétisme, terrains de sport) seront relocalisés sur les pelouses de l’hippodrome d’Auteuil 16ème).


Quant au stade Charléty (13ème), sa vocation sportive est confirmée avec l’accueil dès 2007 du  PFC et la venue du Stade Français à compter de 2009 pendant les travaux de rénovation du Stade Jean Bouin.
Enfin, le budget 2008 permettra de faire un effort particulier pour l’ouverture plus large des équipements au public. Ainsi, les plages horaires d’ouverture des piscines ont augmenté de  31 % depuis 2001, notamment en soirée, mais il conviendra de persévérer dans cette voie, en concertation avec les personnels. Pour faciliter l’accès des familles les plus démunies, la gratuité des piscines a été accordée aux RMIstes et aux chômeurs. En 2008, un « coupon sport » permettra d’aider les familles qui en ont besoin à inscrire leurs enfants dans les clubs de sport. Pour ce qui concerne les partenariats avec les clubs de quartier et le haut niveau, ils seront renouvelés car ils constituent un élément majeur de la qualité de l’offre sportive à Paris et de son rayonnement international.


E) Soutenir une création culturelle populaire et diverse


Le projet de budget 2008 s’inscrira pleinement dans la dynamique lancée dès 2001 pour diffuser la culture à  tous les Parisiens et accroître considérablement l’offre culturelle. 
En effet, l’offre culturelle méconnaissait des pans entiers de la création culturelle. C’est ainsi que des projets structurants ont été lancés comme le 104 rue d’Aubervilliers (19ème), futur lieu pluridisciplinaire dédié à la création qui sera ouvert en mars 2008, la Maison des Métallos (11ème), dédiée au spectacle vivant et  dont l’ouverture au public sera effective le 6 novembre, les Trois-Baudets (18ème) dédié à la chanson ou encore l’Institut des cultures d’Islam (18ème) et la Gaîté lyrique (3ème) dédiée aux musiques actuelles et aux arts numériques, dont le bâtiment avait été littéralement abandonné en 1991 après le fiasco qui aura coûté 28 M€ à la Ville.


En outre, des crédits seront inscrits pour la médiathèque Marguerite Duras (20ème), qui fera suite à la médiathèque Marguerite Yourcenar (15ème) dont l’ouverture est prévue d’ici la fin de l’année, pour le conservatoire du 17ème arrondissement et pour les ateliers Beaux-arts. La Philharmonie bénéficiera également de crédits importants pour le projet de Grand Auditorium à la Villette (19ème) en 2012, dont la Municipalité souhaite qu’il ne soit pas remis en cause par l’Etat.


Par ailleurs, il nous parait essentiel que tous les Parisiens aient accès à une culture de qualité. C’est pourquoi un certain nombre d’initiatives ont été prises comme la gratuité des collections permanentes des musées municipaux, la numérisation des catalogues des bibliothèques, la rénovation de 22 bibliothèques ou encore des travaux pour l’accessibilité de 42 équipements culturels aux personnes handicapées. Cet effort sera maintenu à son haut niveau en 2008, de même que les crédits affectés aux mairies d’arrondissement pour la culture de proximité.


Enfin, après une période de stabilité, les subventions aux équipements culturels seront globalement revalorisées pour permettre aux grandes institutions parisiennes de poursuivre leur programmation de haute qualité, qu’il s’agisse de l’Orchestre de Paris, de l’Ensemble Orchestral de Paris, du Théâtre du Châtelet, du Théâtre de la Ville ou encore de la Maison européenne de la Photographie. Concernant les Arts du cirque et de la rue, des moyens seront accordés pour la location du chapiteau Binet et l'animation du lieu tandis que les grandes manifestations culturelles comme Nuit Blanche, Paris Quartiers d’été ou le Festival d’automne seront de nouveau organisées. La Mission cinéma de la Mairie de Paris disposera d’un budget proche des 10 M€, illustrant notre volonté de développer cet art intimement lié à Paris, avec un effort particulier pour « Paris Cinéma ».
 
F) Elaborer et agir avec les communes voisines


Dès 2001 s’est ouverte une nouvelle ère dans les relations entretenues par la capitale avec les collectivités de l’agglomération, avec la restauration d’un dialogue fondé sur le respect mutuel et des projets partagés.
Le budget 2008 comprendra évidemment les crédits nécessaires à la réalisation de tous les projets concrets prévus dans les accords de partenariats signés par la Ville comme par exemple le prolongement du tramway T3 d’Issy-les-Moulineaux à la Porte de Versailles (15ème), le quartier des anciens docks de Saint-Ouen, le développement de Paris-Nord-Est, l’aménagement du canal de l’Ourcq ou le Festival de l’Oh.


La concertation sera également au cœur du projet de prolongement du Tramway des Maréchaux au moins jusqu’à la porte de la Chapelle qui sera mené en étroite liaison avec les communes limitrophes.
En outre, Paris a proposé aux maires des 29 communes riveraines d’étendre le système Vélib’ à leur territoire. Ce déploiement complémentaire portera sur un potentiel de 300 stations et de 7 500 bornettes, pour un coût total d’environ 7 M€ que la Ville a proposé aux collectivités concernées, soit de prendre intégralement à sa charge, soit de partager avec elles selon une clé 70 / 30 qui s’appliquerait tant aux dépenses qu’aux recettes. Cette extension sera effective dans le courant du 2ème trimestre 2008.


La mise en place de la Conférence métropolitaine de l’agglomération parisienne participe de cette prise en compte des enjeux à la bonne échelle, sur le logement ou le développement économique pour les dernières réunions.


Assurément, la dimension budgétaire devra être au cœur de toute réflexion s’engageant sur l’avenir de la métropole parisienne - et de l’émergence d’une future structure institutionnelle -  qui devrait associer l’ensemble des élus concernés. Dans ce cadre, l’Etat devra clarifier ses intentions sur le plan financier.


G) Une action internationale volontariste et solidaire


En 2008, la vocation européenne de Paris sera confirmée en renforçant les coopérations bilatérales avec Rome (collaboration entre institutions culturelles, soutien aux jeunes entreprises de la mode, coopération autour de la question de la prise en charge des personnes SDF, lutte contre les discriminations, Nuit Blanche…), Berlin (culture, urbanisme), Londres (notamment dans le secteur des transports), ou Vienne (urbanisme).
 En outre, la Municipalité souhaite faire vivre l’Europe à Paris en soutenant la Maison de l’Europe, désormais labellisée par la Commission européenne en tant que Relais d’information « Europe Direct » et en reconduisant le Label Paris-Europe, qui permet de soutenir efficacement les associations parisiennes dans leurs projets européens.


Par ailleurs, le budget 2008 renforcera les actions de coopération avec le monde francophone. Ainsi, Paris participera au 400ème anniversaire de la fondation de Québec, poursuivra son partenariat notamment avec Phnom Penh (connexion au réseau d’eau potable, formation des agents municipaux à la gestion des déplacements ou des espaces verts) ou Antananarivo (réaménagement d’un espace public abandonné dans le centre historique, formation des ingénieurs de la ville dans le domaine des transports).


Les coopérations techniques avec les villes du pourtour méditerranéen seront approfondies avec Alger, Tunis, Casablanca, Rabat ou Beyrouth. Hors du monde francophone et méditerranéen, un projet dans le domaine des transports est à l’étude avec Mexico, qui devrait débuter en 2008 tandis que la coopération décentralisée se poursuivra avec Rio de Janeiro en matière d’aménagement urbain.


En matière culturelle, Paris s’associera à la célébration du 150ème anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la France et le Japon, valorisera la culture Palestinienne par une saison à Paris en juin 2008 (avec notamment une exposition sur le Pont des Arts), participera aux manifestations dans le cadre du 60ème anniversaire de la création de l'Etat d'Israël, organisera un Printemps Finlandais, et développera les coopérations avec les pays du Sud (projet de création d’une Ecole de Musique à Cotonou, projet de Centres chorégraphiques à Ouagadougou et à Tunis…).


De plus, Paris s’engagera de nouveau dans la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement par le programme de lutte contre le SIDA en Afrique (2,3 M€ y seront consacrés en 2008) et par le programme de solidarité internationale dans le domaine de l’eau et de l’assainissement. Des crédits seront également inscrits pour la mise en œuvre de l’accord signé dernièrement avec la Fondation Clinton et pour l’opération « 1 Parisien 1 arbre » qui contribuera notamment à la reforestation au Cameroun, à Madagascar et à Haïti.


Enfin, Paris confortera sa place dans les réseaux européens et mondiaux de villes, avec Eurocities (regroupant 130 villes de plus de 250 000 habitants) ou avec l’Union des Capitales de l’Union Européenne (réunissant les capitales des Etats membres).


Paris a réorienté l’action de l’Association Internationale des Maires Francophones (AIMF), pour favoriser la promotion des valeurs de la Francophonie et aider les maires à renforcer la démocratie locale et le développement maîtrisé des villes. Le budget 2008 garantira à l’AIMF, comme à CGLU, les moyens d’assurer leurs missions, au service de valeurs partagées et de projets concrets de développement durable.
 
IV) Une gestion moderne au service des Parisiens
La note AAA attribuée par les trois grandes agences de notation internationale démontre que Paris, métropole la mieux notée d’Europe avec Vienne, a réussi à concilier stabilité des taux de fiscalité locale, investissement massif, emprunt raisonnable et maîtrise des dépenses de fonctionnement. Ces quatre grandes orientations qui guident la politique budgétaire de la Municipalité depuis 2001 seront confirmées pour le projet de budget 2008.


A) La stabilité des taux de fiscalité locale pour la huitième année consécutive


L’engagement de stabilité des taux de fiscalité locale, respecté depuis 2001, sera bien entendu renouvelé en 2008. Paris est ainsi la seule ville de plus de 100.000 habitants à ne pas avoir augmenté ses taux depuis 2001, alors même qu’ils avaient augmenté de 56 % entre 1990 et 2000. Quant à la croissance des bases, la situation économique nationale de ces dernières années ne permet pas d’espérer pour 2008 une évolution notable de la taxe professionnelle.


Les recettes fiscales ne devraient donc pas connaître une forte évolution, la prévision de croissance étant d’environ seulement 1,6 % pour 2007.


S’agissant des droits de mutation immobilière, qui ont jusqu’ici connu une évolution dynamique, ce qui a notamment permis de faire face aux désengagements financiers de l’Etat et d’accroître nos interventions en matière sociale, leur évolution demeure plus que jamais incertaine, justifiant encore la plus grande prudence.


L’évolution des dotations de l’Etat ne devrait pas constituer une source de croissance forte des recettes de la collectivité parisienne. Leur progression n’a été que de 1 % (hors compensations) par an entre 2001 et 2006 et devrait être du même ordre en 2008, soit en deçà de l’inflation. 


Concernant les compensations de transferts de dépenses, l’Etat doit toujours aux contribuables Parisiens 106 M€ au titre du RMI pour 2004-2007. Cette attitude est non seulement contraire à l’alinéa 4 de l’article 72-2 de la Constitution mais aussi à l’engagement d’un remboursement de ces sommes à « l’euro près ».


Ce désengagement préoccupant de l’Etat s’observe également pour le financement des transports en commun, le Contrat Temps Libre signé avec la Caisse d’Allocations Familiales de Paris, l’hébergement d’urgence ou encore les subventions aux associations dans les quartiers Politique de la Ville…


La mobilisation des autres recettes de la collectivité demeure donc une priorité, notamment à l’occasion de renouvellements de contrats, de concessions ou de délégations, comme cela a par exemple été le cas avec la redevance des hippodromes à la Ville qui est passée de 1 M€ en 2000 à 7,5 M€ en 2007. Ce mouvement se poursuivra en 2008, avec l’augmentation des recettes liées à Vélib', au renouvellement des emprises des antennes de la Tour Eiffel et aux contrats d'affichage de mobiliers urbains Abribus et Avenir.


Quant à la politique de cession d’actifs peu utiles aux Parisiens, elle sera poursuivie avec une inscription de 125 M€. Il est d’ailleurs à noter que la vente des actions CNR a rapporté plus de 111 M€ et que le recouvrement anticipé des avances à l’OPAC a permis de récupérer près de 200 M€ affectés à des investissements plus utiles aux Parisiens.


B) Un effort d’investissement massif, financé par un endettement raisonnable


L’effort d’investissement pour améliorer le service rendu aux Parisiens a été quasiment doublé pendant cette mandature par rapport à la mandature précédente, avec 6,6 milliards d’euros d’investissements déjà constatés. Cet effort d’investissement sans précédent a été financé pour plus de 90 % par autofinancement. Le budget 2008 s’inscrira dans cette dynamique.
Le niveau d’endettement de la collectivité parisienne reste faible et Paris figure parmi les communes les moins endettées de France, avec un ratio de dette-recettes réelles de fonctionnement de 32 % contre 191 % à Marseille, 63 % à Bordeaux et 82 % pour la moyenne nationale des communes de plus de 100 000 habitants.


C) Un service public municipal plus performant


Les dépenses de fonctionnement seront une nouvelle fois maîtrisées, sans remettre en cause la performance du service public municipal. Il convient d’ailleurs de rendre hommage aux personnels municipaux qui y concourent tous les jours, dans des conditions parfois difficiles. 


Ainsi, depuis 2001, 8.227 postes ont été créés (dont 3.509 pour résorber l’emploi précaire), contre seulement 1.212 emplois sous la précédente mandature. L’augmentation de la masse salariale parisienne sera d’environ 3 % en 2008 et 11 M€ seront consacrés à la formation. L’année 2007 a été marquée par la réforme des corps de catégorie C qui se poursuivra en 2008 avec un important volet statutaire pour l’amélioration des carrières.


En outre, la politique de solidarité envers les personnels sera maintenue, avec la réservation de 1 logement social sur 6 du parc de la Ville, l’Allocation prévoyance santé pour aider les agents à adhérer à une couverture santé complémentaire, la Mission d’urgence sociale, cellule de prévention de la précarité et de l’exclusion ou encore la mise en place de l’Allocation d’hébergement d’urgence qui permet aux agents confrontés à une perte brutale de logement de trouver une solution transitoire dans l’attente d’un logement durable et la gratuité de l’abonnement à Vélib’.


Enfin, pour mieux assurer le service au public et gérer au plus près des besoins, un certain nombre d’outils de démocratie et de services de proximité ont été mis en place et seront de nouveau valorisés en 2008.
Ainsi, les moyens consacrés aux 121 Conseils de quartier seront reconduits, de même que ceux inscrits pour les Points Information Médiation Multi-services (PIMMS) et les Maisons des Associations (une Maison sera ouverte dans chaque arrondissement d’ici la fin de la mandature conformément à l’engagement pris en 2001).


Le quatrième Point d’accès au droit a ouvert récemment dans le 15ème arrondissement, s’ajoutant aux 18ème, 19ème et  20ème arrondissements ainsi qu’aux trois Maisons de Justice et du Droit situées dans les 10ème, 14ème et 17ème. L’ouverture d’un cinquième Point aura eu lieu en fin d’année 2007 dans le 13ème arrondissement. Le budget 2008 prévoira ainsi des crédits de fonctionnement pour chacune de ces structures qui rendent un service particulièrement précieux à des populations qui ont généralement des difficultés à accéder au service public.


Le projet de budget 2008 maintiendra également à leur haut niveau les crédits des Etats spéciaux pour permettre aux maires d’arrondissement de gérer au plus près des besoins les équipements de proximité qui leur ont été transférés.
Depuis le début de la mandature, près de 4 000 réclamations ont été portées à la connaissance de la Médiatrice de la Ville. Le nombre croissant de recours (+ 20 % entre 2005 et 2006) devrait sensiblement augmenter en 2007 et 2008 avec la montée en puissance du réseau de la médiation de proximité et avec la possibilité de saisir la Médiatrice par Internet.
 
D) 30 M€ d’économies de gestion


Notre souci de mieux gérer les deniers publics en faisant des économies sur les dépenses de fonctionnement s’est concrétisé par environ 30 M€ d’économies chaque année. Le projet de budget 2008 sera dans la même lignée.

 
Ainsi, la Ville cherche à optimiser ses dépenses de gestion courante, par exemple en achetant aux enchères des matériels informatiques permettant un rabais de 30 % ou en renouvelant ses marchés de téléphonie entraînant une baisse des tarifs de 65 % !


La Ville a également mené une politique d’endettement et de trésorerie zéro génératrice de fortes économies de frais financiers, grâce à des techniques financières utilisées par les grandes entreprises. Les économies de frais financiers réalisées grâce à cette politique de gestion active de la trésorerie cumulée avec la politique de négociation et de sécurisation de notre endettement ont été de 10,4 M€ en 2002 ; 11,4 M€ en 2003 ; 9 M€ en 2004 ;  9,3 M€ en 2005 et 16,3 M€ en 2006.


Il est d’ailleurs à relever que la notation AAA accordée à la Ville permet d’emprunter à des taux particulièrement bas, avec une économie d’environ 4 M€ par an soit l’équivalent de la construction d’un centre d’animation.
Enfin, la réforme de la politique d’achat, les partenariats avec le secteur privé (pour Paris-Plage, Nuit Blanche ou les expositions gratuites à l’Hôtel de Ville) et la gestion dynamique des concessions de la Ville seront poursuivies en 2008.

La Municipalité s’est attachée depuis 2001 à offrir à la communauté scolaire les meilleures conditions d’étude possibles pour relever les défis éducatifs du 21ème siècle. Pour rattraper le retard accumulé, 28 écoles et  4 collèges neufs ont été livrés durant la mandature, représentant 231 M€. De même, les travaux d’entretien, essentiels pour le confort d’enseignement et l’accueil des élèves, ont fait l’objet d’un effort significatif : la dépense moyenne par école était de 25.058 € en 2000, elle a atteint 38.661 € en 2007. Le budget consacré à l’entretien des collèges a suivi la même évolution, passant de 8 M€ en 2000 à 12 M€ en 2007.

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