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COMMUNIQUÉS DE PRESSE

Pollution atmosphérique : il est temps de passer de la parole aux actes

23/03/2012

 

Depuis le début de l'année, le nombre de jours de pollution atmosphérique a dépassé les seuils d'alerte dans la métropole parisienne 2 jours sur 5. La vague de froid est terminée et la pollution reste inquiétante. L'arrivée des beaux jours semble même aggraver le phénomène.
 
Selon l'Organisation mondiale de la santé, la pollution atmosphérique est responsable en Europe de 40 000 décès prématurés ; elle ampute l'espérance de vie de plusieurs mois, elle provoque asthmes et maladies respiratoires graves.
 
Face à cette situation, le gouvernement parle mais n'agit pas. L'État demande aux collectivités d'engager des études de zones interdites aux véhicules (les ZAPA), il lance la révision du  Plan régional pour la qualité de l'air, celle du  Plan de protection de l'atmosphère... Et dans un communiqué toujours identique, le Préfet de Police recommande aux automobilistes de veiller à essayer de réduire leur vitesse si c'est possible, et aux enfants et personnes âgées de privilégier les activités calmes et éviter l'activité physique. Le Préfet de Police n'a baissé la vitesse limite qu'un seul jour, sur les 22 jours de dépassement des seuils, depuis début 2012 !
 
C'est une illustration de la politique environnementale mise en œuvre depuis 5 ans, faite d'annonces jamais suivies d'effet. Pourtant, des mesures concrètes seraient faciles à prendre.

A court terme, l'État  devrait obliger les poids lourds en transit à contourner le centre de la métropole, imposer une baisse des vitesses de 20 km/h sur les grands axes dès lors que les seuils sont dépassés, et même baisser la vitesse limite du boulevard périphérique à 70 km/h comme l'a proposé le  maire de Paris. La collectivité y gagnerait en sécurité routière, en baisse des nuisances sonores et en pollution évitée. L'argument de la perte de temps par les automobilistes  - à peine quelques minutes perdues - est totalement dérisoire au regard de l'enjeu de santé publique.
 
A plus long terme, l'État doit mettre en cohérence l'ensemble de ses politiques  en privilégiant la seule stratégie possible en milieu urbain : privilégier le fer et le fleuve, les modes collectifs de transport et les modes doux, aux camions et aux voitures, privilégier l'électrique au thermique, les petits véhicules aux gros, l'essence au diesel.